Actuellement en kiosque !

GL cover mag Août 2017 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
Inboard

Rencontre avec Lydiane, créatrice du salon de coiffure Poppy Pantone

Poppy

A seulement 34 ans, Lydiane est annoncée par les bloggeuses beauté comme l'experte du "tye and die". On est partie à la découverte de sa précieuse technique et de son joli salon aux allures vintage chic, dans le quartier branché du Haut Marais.

Peux-tu me décrire ton boulot ?
Je suis donc coiffeuse depuis 18 ans et propriétaire de mon propre salon Poppy Pantone depuis 8 mois maintenant. L'une de mes particularité est le fait que je travaille uniquement sur cheveux secs, ce qui me permet de les sculpter dans leur forme naturelle, en tenant compte des épis, des ondulations, de tout ce qu'on ne voit pas sur un cheveux mouillé. Je travaille pour l'instant seule dans mon salon, uniquement sur rendez-vous, via Facebook ou par téléphone... Il y a des jours où je galère un peu, mais je dois avouer que ça créé une ambiance plus intime et tranquille.

Quelles études as-tu faites ?
J'ai traditionnellement suivi des cours dans une école de coiffure, ensuite je suis partie travailler à Londres pendant trois ans et j'ai continué mon exploration aux Etats-Unis et en Espagne avant de revenir sur Paris. Ces voyages m'ont permis de découvrir d'autres techniques, d'autres méthodes de travail dans le domaine de la coiffure. Il faut savoir que les styles de coiffures ne sont pas du tout les mêmes d'un pays à l'autres, les gens ne demanderont pas du tout la même chose à Paris qu'à Londres. D'ailleurs, Paris c'est le style le plus classique qu'on rencontre en salon.

Comment as-tu eu l'idée de te lancer là dedans ?
J'avais déjà monté un salon en 2004, le Living Room dans le 11ème arrondissement de Paris, avec un associé. J'ai arrêté de bosser là-bas en février, parce que j'avais envie de faire les choses à ma façon sans suivre les exigences de quelqu'un d'autre, d'avoir mes propres techniques de couleurs, de monter mon truc à moi.

Quand tu étais petite, tu voulais faire quoi ?
J'ai toujours voulu faire ce métier, je n'ai jamais changé d'avis. J'ai coupé les cheveux de copines avant même d'avoir commencé ma formation... les mères de mes copines n'étaient pas toujours ravies des résultats de mes créations, surtout quand elles voyaient leurs filles débarquer sans leur belle chevelure, avec les cheveux courts!

Tu as dit quoi à ton banquier ?
J'ai eu pas mal de chance dans la mesure j'ai une banquière qui me fait très confiance, surtout depuis que le Living Room marchait bien. Elle m'a clairement dit : "Le jour tu es prête, fonce, il n'y aura pas de soucis". En ayant déjà lancé un premier projet qui fonctionnait, ça facilitait bien les choses, je n'arrivais pas sans rien et ça, ça aide toujours.

Quel est ton statut ?
J'ai monté une Eurl, c'est comme une Sarl sauf que je suis seule, et qu'il faut être deux minimum dans une Sarl.

Faut-il un gros budget pour se lancer dans ce genre de projet ?
Tout dépend du lieu qu'on veut. Ici c'est minimaliste, mais il y avait des choses qui me tenaient à cœur, comme les bacs qui massent, c'était hyper important pour moi... Je voulais quelque chose de minimaliste, sans que ça soit du Ikea. J'avais envie de meubles qui durent et qui ne se fatiguent pas après 8 mois. Le canapé a été fait sur mesure par Oneninesixnine, une boutique de la rue Vieille du temps, le plupart des meubles du salon viennent de là-bas. Le papier peint du genre vintage vient de chez Osborne&Little, une marque anglaise.

D'où vient le nom Poppy Pantone ?
Le pantone c'est un procédé de couleur à la base, qu'utilisent beaucoup les graphistes pour travailler : ça change du mot "nuancier". Et poppy, c'est "coquelicot" en anglais, c'est une fleur assez fragile, et comme moi je travaille beaucoup la couleur, je voulais insister sur le côté "nature" des produits et de mon univers, parce que tous les produits que j'utilise sont végétaux. Je voulais aussi évoquer le côté fragile des cheveux, et montrer qu'on peut se teindre les cheveux sans que ce soit catastrophique, si on utilise les bons produits.

Raconte nous une journée type.
Je bosse de midi à 21h. Je finis tard mais je commence aussi tard, ce qui me semble assez adapté à la demande parisienne.

Et maintenant quel est ton projet ?
Pour l'instant je veux développer ce salon et recruter quelqu'un. C'est un peu compliqué parce que je cherche une personne qui travaille de la même manière que moi et qui accepte l'idée de bosser sur les cheveux secs... Donc plutôt quelqu'un à former que quelqu'un qui a ses propres méthodes de travail.

Quel est ton plus gros coup de bol ?
Certainement la confiance de ma banquière.

Et ta plus grosse galère?
Obtenir mon numéro de tva a été une vraie prise de tête : il y a une mauvaise communication entre la chambre de commerce et la chambre de métiers, ils se renvoient la balle, tu paies les trucs deux fois au lieu d'une et tu n'es pas remboursée, c'est hyper stressant.

Tu te vois comment dans 10 ans ?
Sincèrement, j'espère que je ferai autre chose. J'adore mon métier mais ça fait déjà 18 ans que je le pratique et j'aimerais changer d'activité. Je n'ai pas encore d'idée précise, mais certainement un métier qui me permette de rester en contact avec les clients parce que c'est ce que j'aime faire finalement... Pourquoi pas la restauration, ou l'hôtellerie ?

LIRE LA SUITE
Bethsabée Krivoshey et Nora Hamzawi
Inread
Loginnn

Vous possédez un compte Glamour ? Gagnez du temps !

se connecter
Mme M.

JE SOUHAITE RECEVOIR

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.