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"Mon job m'a tuer"

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On a tous déjà eu un job foireux qui, quoi qu’on en dise, restera mémorable. Horaires pas possibles, surcharge de travail, ou collègues aberrants... Même si on en a bavé, on sait maintenant ce que l’on ne veut pas faire. Et si on se racontait ça ?

Mathieu, 29 ans, infographiste
"Le lendemain de mon 18 ème anniversaire, j’ai débuté mon premier job à la boucherie travaillait mon père. Lorsque j’ai pénétré dans l’entrepôt,  à -5 degrés, une odeur fétide a envahi mes narines. J'avais besoin d'une paire de chaussures spéciale mais manque de bol pour moi, il n’y avait pas ma taille et j’ai donc marcher dans  le sang , environ 2 cm de hauteur, avec mes baskets. Rapidement, mes chaussettes s'imprégnaient de sang de bœuf.  Mon travail consistait à soulever des paquets de 8 kg de viande congelée, pour la transporter, et recommencer à nouveau. J’avais tout de même une pause toutes les demi-heures pendant laquelle je devais verser de l’eau chaude sur mes doigts gelés pour ne pas les perdre. On commençait à 3h du matin et on finissait à 13h. Je ne vous raconte pas mon dégoût lorsqu'au déjeuner, aux alentours de 9h, on mangeait des bavettes et autres curiosités de boucher."

Eugénie, 26 ans, styliste
"À 18 ans et le bac en poche, je voulais absolument commencer à gagner de l’argent, alors j’ai postulé pour travailler dans une piscine municipale en Normandie. Je pensais être prise à l’accueil, mais à ma grande surprise, c’est à la buvette qu’on m’avait gardé une place. Pendant deux mois, j’ai dû faire frire des frites en maillot de bain et tongs et supporter l’odeur et les brûlures. C’était l’angoisse, mais je suis restée car j’étais tout de même bien payée."

Stéphanie, 28 ans, chômeuse
"J'ai été caissière à LIDL pendant un été. On m'avait prévenue qu'il fallait travailler le plus vite possible, mais je n'imaginais pas que ce serait à un rythme aussi soutenu. Les caisses étaient tellement petites que l'on ne pouvait pas s'asseoir. La pause durait en tout et pour tout 20 minutes et nous devions être polyvalentes : à la fois femme de ménage, étalagiste, et caissière. Les gens n'étaient pas des plus sympathiques et ils râlaient lorsqu'ils ne trouvaient plus les produits qu'ils avaient l'habitude d'acheter. J'étais payée au salaire minimum, mais le gros avantage était que mes horaires me permettaient de voir mon fils plus souvent."
 

Karima, 26 ans, community manager
"Aller en boîte et travailler en boîte sont deux choses bien distinctes. J'ai travaillé aux vestiaires du Bataclan pendant un an, chaque vendredi et quelques samedis. J'étais bien payée, environ 80 euros pour 7 heures de travail, pour enfiler des vêtements sur des cintres. Au début, le temps passait vite car il y a avait du bon son et j'aimais bien l'ambiance. Avec le temps je sentais la fatigue s'accumuler et je supportais de moins en moins les mecs lourds qui avaient trop bu et les clients qui perdaient constamment leurs tickets. Pour tenir je buvais deux canettes de red bull par soirée et un peu d'alcool. J'ai compris qu'il fallait que j'arrête si je voulais réussir mes études."

Antoine, 30 ans, rédacteur web
"J’ai travaillé sur un chantier d’hôpital et un énorme tas de gravas occupait une des voies. Le chef de chantier nous a filé une pelle et une pioche, à un ami et à moi, en mode bagnard. On a passé toute une journée à remplir une benne. Et le pire dans tout ça, c’est que le lendemain, un tractopelle est venu et à tout viré en 30 secondes."

Jessica, 24 ans, étudiante
"L’été de la canicule, j’avais décidé de ne pas faire serveuse comme à mon habitude. J’ai été prise pour faire la plonge dans un restaurant et je pensais que ça irait car j’ai l’habitude de faire la vaisselle chez moi.  J’ai vite compris que j’avais tort. Je me suis retrouvée dans la cuisine au sous-sol, aussi grande que des toilettes, avec deux fours placés pile derrière mon dos. Et comme si cela ne suffisait pas, je devais me coltiner le cuisinier qui me reluquait sans arrêt. J’ai tenu bon en me disant qu’avec 40 euros au black par soirée j’obtiendrais une bonne cagnotte. Mais à la fin j’ai été dégoûtée de la vaisselle à vie ! "

Emeline, 24 ans, travaille dans l’événementiel
"J’ai bossé au restaurant McDonald's pendant l’été dernier et une chose est sûre je n’oublierais jamais l’odeur des frites, comme si elle était imprégnée dans ma peau. J’étais debout toute la journée à préparer des frites, j’avais tellement chaud que je gardais une serviette mouillée sur ma nuque. Mon expérience s’est mal finie en partie à cause de ma patronne qui criait sur ses employés avec une telle ardeur qu’on était tous constamment sous pression. Un peu avant mon départ, ma responsable m’a fait miroiter une carrière au McDonald's, je n'ai pas su si je devais rire ou pleurer. "

Anais, 22 ans, étudiante
"Mon premier job, aide cuisinière dans une colo, a été déniché par ma mère à mes 17 ans. Avant l’arrivée des enfants, j’étais chargée de nettoyer les bungalows et la cuisine qui étaient vraiment sales, chose qui n’était pas spécifiée avant mon départ. Le plus dur a été lorsque les enfants ont débarqué : c’était le début de la fin. J’ai découvert que j’avais été embauchée pour laver la vaisselle avec laquelle plus de 100 gamins avaient mangé et ce sans lave-vaisselle. Je suis partie avant la fin de mon contrat sans même les prévenir."

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