Actuellement en kiosque !

GL cover mag Août 2017 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
Inboard

Ca bouge dans ma boîte (mais je m’adapte)

Ca bouge dans ma boîte

Promotion, fusion, nouveau venu… il suffit parfois d’un grain de sable pour gripper notre système. A moins d’apprendre à garder l’équilibre quand ça bouge autour de nous.

Cas n°1 : Je change de boss

Un nouveau boss qui débarque, c’est un peu comme un déménagement… un micro-séisme qui oblige à changer ses vieilles habitudes et à refaire l’état des lieux. Avec l’angoisse de découvrir un vice caché.

Si vous n’entendez que des horreurs Premier réflexe, ne prenez pas pour argent comptant les bruits qui courent. Au lieu de flipper en écoutant untel éructer que «â??c’est une hyène manipulatrice, hystérique et schizophrèneâ??», googlelisez-le et tentez de savoir où et avec qui il a travaillé auparavant. Allez faire un tour sur les réseaux pro comme Linkedin ou Viadeo, Facebook (sans l’adder ni le poker, bien sûr) pour voir si vous avez des amis en commun que vous pourriez interroger. Sur le site des Echos,vous aurez aussi accès à une base de données (C.V. et fiches bio) sur des dirigeants français.

S’il a un fonctionnement opposé à celui de votre ex-boss Au cours du premier entretien, expliquez-lui en quoi consiste votre poste, votre façon de fonctionner, vos objectifs. Posez-lui aussi des questions sur sa manière de faireâ??: est-ce que vous devez le mettre en copie de tous les mails, qu’attend-il de vous, quel est son degré de disponibilité, jusqu’où va votre autonomieâ??? Etc.â??Et si le courant passe malâ??? Sans monter au créneau au bout de deux semaines, «â??on peut solliciter un deuxième rendez-vous, conseille Dominique Michalon, et suggérer différentes options pour débloquer la situation.â??» Comme, par exemple, fixer avec lui un entretien mensuel durant les six premiers mois pour faire le point sur ses attentes, vos objectifs, les points à améliorer. Prenez des notes et faites un compte-rendu systématique que vous lui ferez parvenir.

Si ça se passe mal Ça ressemble à un mauvais coup d’Amanda Woodward dans Melrose Place,mais si vous trouvez que votre boss abuse vraiment, gardez un maximum de traces écritesâ??: mails, Post-it… Et si ça se confirme, n’hésitez pas aller frapper à la porte de votre n+â??2 afin de solliciter son arbitrage.

Cas n°2 : J’ai une promotion

Une promotion, ça signifie que vous avez donné satisfaction. En général, ça regonfle l’ego et la fiche de salaire. Mais ça veut dire plus de responsabilités, plus de pression. Aussi vaut-il mieux baliser le terrain avant de se lancer.

Si vous avez des doutes sur le poste qu’on vous propose Avant de dire oui, évaluez la situation en posant les bonnes questionsâ??: pas «â??est-ce que je suis capâ???â??», mais «â??quel est mon plan de carrièreâ???â??», «â??en quoi consiste ce posteâ???â??», «â??quels changements va-t-il impliquerâ???â??», etc.

Si vous ne vous sentez pas à la hauteur «â??On ne s’embarque pas dans le désert sans boussole ni eau, résume Bernard Hévin. Avant d’accepter, il faut évaluer les ressources dont on a besoin.â??» Déterminez l’accompagnement que vous pouvez solliciter en interne pour vous préparer. Ça peut être une courte formation à la gestion de projets, un rendez-vous régulier avec votre boss, demander à accompagner un collègue chez le client. «â??En plus des ressources en interne, on peut aussi chercher des outils dans son environnementâ??», conseille Dominique Michalon. En rencontrant des personnes qui font ou ont fait le même métier par le biais des réseaux professionnels (recensés par secteur sur le site www.placedesreseaux.com), des fédérations de métier, en se tenant informé des colloques… Allez aussi faire un tour sur les sites des maisons d’édition spécialisées et renseignez-vous auprès des syndicats sur ce qui bouge dans votre secteurâ??: réglementations européennes, textes de loi… Et, au début, si vous êtes débordée, larguée, c’est normal. Donnez-vous six mois pour faire un premier bilan. Prendre des nouvelles responsabilités, on appelle ça un challenge et ça n’a jamais rien eu à voir avec une thalasso.

Cas n°3 : Je deviens le boss de mes anciens collègues

O.K., ce poste de chef, vous le vouliez et vous avez tout fait pour l’avoir. Mais à l’heure de passer de l’autre côté du couloir, vous vous rendez compte que vous avez hérité d’un fauteuil en cuir, mais qu’il va falloir passer de l’autre côté de la barrière. Et qu’expliquer à votre copine Nadine que sauf erreur de votre part, elle n’a pas été engagée à mi-temps, ça risque de tendre un peu les rapports à la cantine.

Si vous regrettez le côté «â??friendsâ??» «â??On perd et on gagne quelque chose en même temps, commente Bernard Hévin. On ne peut pas devenir boss et craindre de perdre l’amour des gens.â??» Sans vous transformer en chien de combat, à vous d’assumer votre nouveau rôle. «â??Devenir boss, ça ne signifie pas changer d’attitude en vouvoyant ses anciens collègues, explique Dominique Michalon, mais il faut être très clair sur sa position hiérarchique.â??» Réunissez votre équipe pour leur exposer vos objectifs, votre vision du projet que vous allez mener ensemble, puis fixez des entretiens individuels. Vous savez peut-être tout de leurs dernières vacances mais c’est le moment de recentrer le débat sur le terrain pro. Documentez-vous sur chacun, en consultant leur C.V. leur dossier personnel, leur parcours dans l’entreprise, la dernière fois qu’ils ont été augmentés… C’est ce qui vous permettra de vous poser en chef d’équipe, celui qui dirige mais aussi celui quipeut faire évoluer… en mieux.

Si votre nomination suscite des jalousies Vous n’étiez sans doute pas la seule à briguer ce poste et depuis, certains ex-collègues rêvent de vous faire tomber accidentellement dans le couloir. Identifiez ses «â??ennemisâ??», c’est un premier pas pour anticiper les coups bas. Plutôt que de réagir par la surenchère, adaptez votre management à la situationâ??: «â??L’écueil est qu’ils s’enferment dans leur frustration, explique Dominique Michalon. Pour désamorcer le conflit, il faut en discuter avec eux, les interroger sur leurs objectifs, renouveler leur poste dans la mesure du possible, leur proposer de nouvelles missions.â??»

Cas n°4 : Un nouveau collègue arrive dans mon bureau

Un nouveau collègue, c’est un vent frais qui vient de l’extérieur, un regard neuf, des compétences supplémentaires. Mais c’est aussi un grain de sable qui vous rappelle des vieux souvenirs de Secondeâ??B, quand la nouvelle était une blonde aux cheveux lisses.

Si vous vous sentez menacée «â??En général, quand on embauche quelqu’un, c’est qu’il y a du boulot pour deux, constate Bernard Hévin. Le plus souvent, le problème se situe ailleurs, dans la crainte de perdre sa place de fils préféré.â??» Premier réflexe, donc, prendre de la distance en faisant la part entre le fantasme et la réalité. Est-ce qu’il veut vraiment vous piquer votre placeâ??? Sur quoi basez-vous vos impressionsâ??? Et luttez contre vos vils instincts. «â??La première chose à faire, c’est de bien l’accueillir, d’essayer de s’en faire un alliéâ??», conseille Dominique Michalon. Proposez-lui de déjeuner pour en savoir plus sur son parcours, sur lui, comment il se sent dans la boîte, sa manière de fonctionner… c’est le meilleur moyen d’arrêter de faire tourner la machine à fantasmes.

Si vous n’arrivez pas à bosser avec lui Travailler en équipe, ça ne se limite pas à accepter de partager son agrafeuse. Pour éviter de doublonner, de perdre du temps dans des guéguerres stériles, mieux vaut trouver une manière rationnelle de fonctionner ensemble plutôt que de laisser pourrir la situation. «â??L’idéal, explique Dominique Michalon, c’est de s’organiser entre soi, se répartir le travail en fonction des compétences et de ce qu’aime faire chacun, en trouvant des compromis.â??» Cadrez les choses en fixant une réunion par semaine ou avant chaque mission importante, quitte à faire valider votre «â??cuisine interneâ??» par votre boss. Et en dernier recours, si vous ne parvenez pas à débloquer la situation, vous pouvez solliciter son arbitrage en impliquant votre collègue dans la démarche.

Cas n°5 :  Ma boîte fusionne

Acquisition, rachat, fusion… Ces temps-ci, le monde de l’entreprise ressemble à un grand jeu de Monopoly. Sauf qu’à la place des faux billets, de vrais salariés sont impliqués.

Si vous êtes dans le flou sur votre avenir dans la boîte Le plus compliqué en cas de fusion est de parvenir à obtenir des informations viables. Prenez le temps de vous renseigner sur la situation financière de l’entrepriseâ??: bilan annuel, chiffres clés… Dépiautez le parcours des nouveaux dirigeantsâ??: études, postes, responsabilités. La recherche d’infos doit ensuite devenir un réflexe quotidienâ??: lire les comptes rendus du C.E. et les nouvelles sur l’Intranet, être en veille sur Internet et suivre l’actualité du secteur dans la presse. Après un premier mois d’appréciation, d’observation, soyez fair-play et partagez les infos récoltées. Pour deux raisonsâ??: montrer votre intérêt pour l’entreprise et vous constituer un nouveau réseau. Profitez des premières semaines pour demander de l’aide, valoriser vos réussites, poser des questions sans craindre d’être jugé incompétent.

Si vous voulez évoluer Une fusion peut être aussi l’occasion de négocier un virage. Sans prendre toutes les promesses pour argent comptant («â??si tu restes, dans six mois, je te fais évoluerâ??»), ce peut être le moment de monter au créneau, de faire valoir vos compétences et de bien placer vos pions sur l’échiquier. Préparez vos arguments point par point et sollicitez un entretien avec votre n+â??1.

Si les conditions ne vous conviennent plus Parce que vous n’avez jamais rêvé de partager un open space avec 50 personnes, que votre poste a régressé, ou parce que vous avez envie de changer de job, une fusion peut être l’occasion d’actionner le levier départ. En le négociant dans de bonnes conditions si ça arrange votre boîte de dégraisser, ou en profitant de l’opportunité pour faire un bilan de compétences. «â??De manière générale, il faut toujours être sur le départ, conseille Bernard Hévin. Avoir un C.V. à jour, le tester sur le marché, maintenir son réseau actif, être au courant de ce qui se passe chez la concurrence…â??» Histoire de bien évaluer la situation avant de trouver une bonne raison de mettre les bouts. 

Avec la collaboration de Bernard Hévin, coach et créateur du Dôjô, et Dominique Michalon, consultante en stratégie d’entreprise et organisation

LIRE LA SUITE
Laetitia Møller

Dans cet article :

Inread
Loginnn

Vous possédez un compte Glamour ? Gagnez du temps !

se connecter
Mme M.

JE SOUHAITE RECEVOIR

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.