Actuellement en kiosque !

GL cover mag Août 2017 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir

Les secrets des wonder women du web

Arbia Smiti, 31 ans, fondatrice de Carnet de mode Morgane Sezalory, 30 ans, fondatrice du e-shop Sézane Tatiana Jama, 32 ans, cofondatrice de Selectionnist Céline Lazorthes, 32 ans, fondatrice de Leetchi 5

Avec une idée de génie et une bonne dose de bagout, ces businesswomen ont lancé avec succès leur entreprise en ligne. Portrait de ces femmes qui ont innové sur le web.

LIRE LA SUITE
1 /5

Arbia Smiti, 31 ans, fondatrice de Carnet de mode

Arbia Smiti, 31 ans, fondatrice de Carnet de mode

Le concept : "C'est une marketplace internationale pour créateurs de mode. Chacun d'entre eux a un corner dédié où il peut vendre ses collections aux internautes.“

Le déclic : "En parallèle de mes études, j'évoquais les dernières tendances sur un blog mode. Chaque fois que je postais une pièce, les internautes me demandaient où la trouver. J'ai alors réalisé que la plupart des créateurs n'avaient pas de canal de diffusion. D'où l'idée de lancer une plateforme pour les promouvoir. Surtout que j'avais, depuis longtemps, envie de créer ma boîte."

Le plus gros défi : "J'ai passé des mois à faire la tournée des business angels, à pitcher mon projet pour les convaincre de financer le projet. J'inspirais moins confiance car je suis une femme. J'étais entrepreneuse depuis deux ans, mais on m'encourageait à trouver un associé, par exemple. Je pense qu'un homme seul, avec une idée aussi intéressante, n'aurait pas eu le même problème."

Les qualités requises : "Beaucoup de détermination. Entre les énormes succès et les échecs du quotidien, c'est constamment les montagnes russes. Je connais très peu d'entreprises qui ont réussi du premier coup. Donc le plus important, c'est de savoir se relever et apprendre de ses erreurs."

Un modèle de réussite : "Sophia Amoruso, la créatrice du site Nasty Gal, parce qu'elle a construit un vrai empire. Ma principale source d'inspiration reste toutefois Elon Musk, le co-fondateur de Paypal. Malgré des déconvenues, il n'a jamais abandonné ses rêves. Il déborde d'idées et a vraiment envie de changer le monde."

Un message à celles qui veulent se lancer : "Ne pas réfléchir. Créer une start-up, c'est comme un saut à l'élastique : il ne faut jamais regarder en bas."

2 /5

Morgane Sezalory, 30 ans, fondatrice du e-shop Sézane

Morgane Sezalory, 30 ans, fondatrice du e-shop Sézane

Le concept : "C'est la première marque française exclusivement en ligne. Nous proposons à la fois une collection permanente et des nouvelles lignes de vêtements chaque mois."

Le déclic : "Un peu par hasard. Il y a dix ans, je vendais des pièces vintage revisitées sur Ebay pour me faire de l'argent de poche. J'ai vite réalisé que ce n'était pas une solution d'avenir, alors j'ai lancé en 2008 mon propre site Les Composantes. Puis, j'ai délaissé le vintage pour mes propres créations. Pour marquer le coup, j'ai rebaptisé la plateforme Sézane, contraction de mon prénom et de mon nom."

Le plus gros défi : "Toute la partie technique a été un casse-tête. La plateforme que nous avions choisie au début n'a pas supporté l'affluence. Il a donc fallu en changer, s'adapter."

Les qualités requises : "Etre audacieuse et capable d'aller à contre-courant. La créativité est aussi primordiale afin de rendre le quotidien stimulant et de ne jamais se lasser."

Un modèle de réussite : "Natalie Massenet, la créatrice de Net-a-porter.com. A l'époque où elle a lancé son site, personne n'imaginait vendre du luxe sur le web. Aujourd'hui, c'est devenu un réflexe au même titre que d'aller dans les magasins. Elle a su anticiper cette tendance."

Un message à celles qui veulent se lancer : "Suivez vos convictions ! Quand j'ai commencé, personne ne croyait à mon projet. Tout le monde s'imaginait que j'allais laisser tomber mon site et ouvrir une boutique. Il faut savoir s'écouter, mais aussi être réaliste. En cas de doute, l'entourage est de bon conseil."

3 /5

Tatiana Jama, 32 ans, cofondatrice de Selectionnist

Tatiana Jama, 32 ans, cofondatrice de Selectionnist

Le concept : "C'est le Shazam de la mode. Une application et un site web qui permettent de retrouver une pièce repérée dans un magazine."

Le déclic de l'entrepreneuriat : "Après mes études de droit, j'ai réalisé que ce métier n'était pas fait pour moi. J'avais envie d'aventure, de me mettre en danger. J'ai donc changé de voie et me suis inscrite dans une école de commerce. J'y ai rencontré mon associée. Ensemble, on a eu l'idée de lancer Dealissime (site d'achat groupé racheté par Living Social en 2011, NDLR.)“

Le plus gros défi : "Abandonner dix ans d'études de droit pour me lancer dans un projet périlleux. Ma grand-mère a un portrait de moi en robe d'avocat accroché chez elle. Quand je lui ai dit que je laissais tomber ce métier noble pour vendre des massages (avec ma première entreprise Dealissime), elle était abasourdie."

Les qualités requises : "L'optimisme pour affronter les hauts et les bas. Il faut aussi être un peu inconsciente, persévérante, et avoir de l'intuition afin de s'entourer des bonnes personnes."

Un modèle de réussite : "Je n'ai pas vraiment de gourou, mais plutôt des héroïnes du quotidien. Ma mère, mon associée Lara Rouyres ou Céline Lazorthes, la créatrice de Leetchi, par exemple."

Un message à celles qui veulent se lancer : "Tenter l'aventure le plus tôt possible, de préférence à la sortie de l'école. En cas d'échec, c'est plus facile de rebondir et de valoriser cette expérience sur son CV."

4 /5

Céline Lazorthes, 32 ans, fondatrice de Leetchi

Céline Lazorthes, 32 ans, fondatrice de Leetchi

Le concept : "Leetchi est une cagnotte en ligne qui permet de collecter et de gérer de l'argent à plusieurs."

Le déclic : "Quand j'étais étudiante en master à HEC, j'étais en charge de collecter l'argent pour l'organisation des week-ends d'intégration. Les étudiants ayant rarement de monnaie, il m'arrivait souvent de devoir avancer des sommes. J'ai alors eu l'idée de Leetchi.com."

Le plus gros défi : "Le chemin de l’entrepreneuriat est semé d'embûches. Ma principale difficulté a été de trouver une banque partenaire. Un établissement qui fasse confiance à une personne jeune et sans expérience."

Les qualités requises : "Etre pugnace, capable de porter son projet jusqu'au bout. Pour ne pas se décourager, il est important de célébrer chaque petite victoire du quotidien. Après, il n'y a pas de secret, le travail paie. Comme disait Thomas Edison: "le génie, c'est 1% d'inspiration et 99% de transpiration."

Un modèle de réussite : "La brillante Catherine Barba. Elle est tout à la fois : une chef d'entreprise, une femme épanouie et une mère heureuse. A l'international, il y a aussi Steve Jobs. Bien avant de créer ma boîte, j'étais friande des produits Apple et intriguée par la façon dont ils étaient vendus."

Un message à celles qui veulent se lancer : "S'assurer que leur entreprise répond à un vrai besoin. Pour cela, rien de mieux que d'interroger sa probable clientèle. Personnellement, je m'étais renseignée autour de moi pour m'assurer de l’intérêt d'une cagnotte en ligne. Il faut aussi être entourée de personnes positives (amis, investisseurs, partenaires...) qui ne vont pas ébranler votre volonté."

5 /5

Coline Debayle, 25 ans, cofondatrice d'Artips

Coline Debayle, 25 ans, cofondatrice d'Artips

Le concept : “C'est une newsletter gratuite proposant trois fois par semaine des infos sur l'art.“

Le déclic : "il y a un an et demi, après mes études à Sciences-Po, je travaillais dans la finance. Prise par mon emploi, j'étais frustrée de ne pas avoir le temps de me cultiver. J'ai alors rencontré mon associé qui avait la même problématique. Il était ingénieur, mais se levait à 5h du matin pour lire de l'histoire de l'art. Nous avons donc décidé de lancer ce projet ensemble."

Le plus gros défi : "Trouver les bons interlocuteurs, les clients et les financements. Au début, nous n'avions pas d'expérience, ni de réseau et encore moins argent. Nous nous sommes lancés avec 1000 euros chacun. Pendant une période, on a mangé pas mal de pâtes."

Les qualités requises : "Il faut aimer construire et prendre des risques. Créer une entreprise, c'est comme un jeu de Lego : la structure doit être solide et cohérente. Mieux vaut ne pas avoir peur de sortir de sa zone de confiance. Juridique, commerce, création de site web : on apprend constamment."

Un modèle de réussite : "Sheryl Sandberg. J'avais assisté à sa présentation à Sciences-Po et cet événement m'avait marquée. Son livre a aussi été une révélation pour moi. Il m'a apporté des conseils très concrets sur mes problématiques : bien manager, éviter l'autocensure, concilier vie pro/vie perso, mieux me vendre..."

Un message à celles qui veulent se lancer : "Oser avoir peur. C'est une émotion qui se dompte au fil du temps. Et surtout, choisir un associé avec lequel il y a du respect mutuel, de la confiance et une certaine complémentarité. Comme un mariage, le partenariat doit tenir dans la durée."

Loginnn

Vous possédez un compte Glamour ? Gagnez du temps !

se connecter
Mme M.

JE SOUHAITE RECEVOIR

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.