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Témoignages : "cette erreur que je ne regrette pas"

Témoignages : cette erreur que je ne regrette pas

Vous vivez dans la hantise du fail ? Pas de panique, faire une erreur est peut-être la meilleure chose qui pourrait vous arriver. Cinq filles racontent les leçons qu'elles ont tirées de leurs échecs.

Safia, 29 ans : m'endetter avant de travailler

“En 2008, j'ai souscrit un crédit de 24 000 € pour financer mes études de communication. J’ai postulé dans une de ces écoles de commerce privées, pas forcément réputées, mais qui promettent toutes d'avoir un super job à la fin. Le principe, c'était de faire mes cinq années, puis de rembourser quand j'aurais ce fameux boulot de rêve (et super bien payé).
Sur le papier, c'était parfait : je m'endettais certes, mais pour la bonne cause. Et puis, une fois mon diplôme en poche… la traversée du désert. Il a fallu manger des pâtes, subir les assauts de ma banquière et prier fort pour que mes entretiens aboutissent. Et pendant ce temps, je voyais mes anciens camarades parcourir le monde. Impossible d'être jeune fille au pair en Angleterre ou stagiaire à Sydney quand tu dois rembourser 350 euros tous les mois. Mais j'ai travaillé dur, je me suis accrochée, j'ai appris à gérer un budget et, surtout, j'ai assumé. J'ai appris à relativiser aussi... sur ma carrière notamment. J'ai trouvé un job après six mois de galère, mais finalement, j'ai changé de voie et lancé ma boîte. Il me reste encore trois ans de crédit à rembourser, soit un peu plus de 12 000 euros…. Avant de commencer une nouvelle aventure !“

Emilie, 24 ans : m'accrocher à un mec qui voulait s'amuser

"Après avoir rompu avec mon copain (avec pertes et fracas), j'ai décidé d'installer Tinder sur mon téléphone. J'étais assez curieuse de découvrir l'application et j'avais besoin de me changer les idées. En phase d'euphorie, j'ai passé toute une soirée à “swiper“ les profils, comme si j'étais au supermarché.
J'ai bien ri en tombant sur certains spécimens : le fétichiste des pieds, le bodybuildé adepte de la duck face, ou le mec qui poste des citations bidons pour avoir l'air spirituel. C'est comme ça aussi que j'ai rencontré Paul, un trentenaire plutôt mignon, ultra-sportif et écrivant sans fautes d'orthographe (point très important).
D'emblée, il m'a avoué qu'il ne voulait rien de “sérieux“, “juste passer des bons moments.“J'étais prévenue, mais ça ne m'a pas empêchée de me sentir minable lorsqu'il m'a “ghostée“ après quelques nuits passées ensemble. C'était lamentable de sa part de disparaître sans laisser de nouvelles, mais ça m'a permis de comprendre que les coups d'un soir, fuck friends et autres relations superficielles n'étaient vraiment pas faites pour moi."

Camille, 27 ans : prendre le premier job qui se présente

"J'ai complètement paniqué quand je me suis retrouvée au chômage, du jour au lendemain. C'était la première fois de ma vie que je n'avais pas de boulot. Du coup, j'ai commencé à répondre à toutes les annonces dans mon domaine (le journalisme), même pour de la presse économique (alors que mes connaissances remontent aux cours de SES du lycée). A force d'envoyer des CVs, j'ai décroché un poste de rédactrice pour un site web. Le souci, c'est que tous mes nouveaux collègues étaient soit en dépression, soit en train de démissionner. J'ai vite compris que j'étais tombée dans une boîte dirigée par des petits tyrans. En plus, la masse de travail était énorme pour une seule personne. Heureusement, ils m'ont laissé partir car je n'avais pas encore signé mon contrat. Morale de l'histoire : au boulot, comme en amour, mieux vaut être seule que mal accompagnée."

Crédit : Getty

Clara, 25 ans : ne pas planifier mon avenir

"Après le bac, je me suis inscrite en hypokhâgne pour les mauvaises raisons : suivre mon copain de l'époque et aller en cours à côté de chez moi. Le début d'une longue période de chaos : il a rompu avec moi après avoir perdu sa sœur, mes amis ont vécu pas mal de drames aussi, le rythme des cours était intenable et, en plus, j'ai raté le concours pour Sciences Po.
J'étais tellement déroutée par cette année épuisante, par l'obligation de devoir trouver un but à ma vie, que je suis partie en droit. Après un nouvel échec, je me suis retrouvée à 20 ans en première année de lettres modernes. Peu de temps après, j'ai eu l'opportunité d'étudier à Abou Dhabi. Tout le monde m'a découragée de le faire, mais, dans mon esprit, je n'avais rien à perdre. Et je ne regrette pas d'être sortie des rails, j'ai beaucoup appris sur moi-même et fait des rencontres incroyables. Vivre seule dans un pays inconnu m'a permis d'avoir une plus grande compréhension du monde. Je n'aurais pas eu cette ouverture d'esprit et acquis autant de connaissances si j'avais fait un parcours classique."

Elena, 28 ans : me mettre à mon compte

"Après deux ans de bons et loyaux services, j'ai quitté mon CDI de graphiste pour poursuivre ma passion : devenir photographe en freelance. C'était hyper excitant de se lancer dans une nouvelle aventure, mais l'euphorie s'est rapidement dissipée. J'ai eu du mal à supporter tous les côtés négatifs de la vie d'indépendant : la recherche constante de clients, les mauvais payeurs, ceux qui veulent vous faire bosser gratos, le prix du matériel, etc. Un mois, on enchaîne les commandes, le suivant, on a un plan photos de mariage à tout casser. Au bout de deux ans, je n'avais plus aucun filet de secours (ni économies, ni indemnités chômage), et toujours pas d'équilibre financier. Mon mec me soutenait, mais il était frustré qu'on ne puisse faire aucun projet en commun. Comment fonder une famille quand tu as à  peine de quoi payer ta facture de téléphone ?
C'est finalement ma mère qui m'a fait voir les choses en face : peut-être que ce mode de vie ne me convenait pas ? Après une longue réflexion, j'ai décidé de retourner au salariat, dans une agence de communication, plus précisément. J'ai réalisé que certains rêves étaient faits pour rester des rêves (ou des activités du week-end) et qu'on pouvait aussi trouver son bonheur dans la routine."

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Norine Raja
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