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Mais qui es-tu, KillyGrind ?

Killy Grind

KillyGrind a lancé sa griffe rétro et déjantée il y a cinq ans et vient d’ouvrir une boutique à son nom dans le 18ème arrondissement. Styliste et illustratrice, elle vit de ses deux passions. Rencontre.

Nous sommes le 1er janvier 2011 et KillyGrind (prononcer Kiligraïnd) vient de prendre une nouvelle résolution : "ouvrir une boutique". En passant rue d’Orsel dans le 18e à deux pas de son domicile, la jeune femme repère un local. Quelques jours plus tard, marché conclu : le bail (précaire) est signé pour deux ans. "Je crois aux histoires de karma. Je n’ai jamais fait de mal à une mouche", s’exclame-t-elle. Son entourage met la main à la pâte pour l’aider à réaliser un espace qui lui ressemble, où elle se sent bien. Sol en damier façon Diner américain, turquoise "Cadillac" aux murs, le lieu reflète bien l’esprit KillyGrind, tout imprégné de son dernier voyage en Californie. Un mix "rétro et ludique", résume-t-elle, appliqué autant à la déco qu’aux vêtements exposés.  Ses sources d’inspiration sont à chercher quelque part entre les années 50 - 80 et les dessins animés du Club Dorothée (Cat’s eyes, Jem et les hologrammes…).  "Je suis restée bloquée dans mon enfance. Betty Boop et Happy Days font aussi partie de mes références. Il y a également l’auteur de manga Junko Mizuno et ses poupées trash que j’affectionne tout particulièrement".

Si cette grande fille de 32 ans avoue avoir gardé "une âme d’enfant", on la trouve, nous, plutôt mûre. Sur le plan physique, le contraste est amusant : un corps de femme voluptueux qui s’étend tout en longueur, une crinière brune épaisse, une frange, des yeux bridés  (elle a un tiers de sang vietnamien), un trait d’eyeliner sur les paupières et… un look girly savamment étudié. Elle ressemble finalement à certains des petits personnages kawaï déjantées qu’elle aime dessiner.
KillyGrind, alias Ingrid Jacques dans la vraie vie, s’est d’abord fait connaître dans l’illustration sous ce pseudo. Un clin d’œil à un de ses films fétiches Faster, Pussycat ! Kill !Kill !"(1965) de Russ Meyer qu’elle a conservé.
"On m’arrête souvent  dans la rue. Mon style inspire la sympathie", dit-elle consciente de ses charmes. D’où KillyGrind tire-t-elle cette allure reconnaissable entre mille ? Sans doute de l’alchimie entre vintage, modèles customisés, séries limitées et pièces uniques proposée dans son magasin. "On n’est pas une friperie", prévient-elle. "Les vêtements sont triés sur le volet, repassés, lavés et reprisés. Je fais de la customisation, parfois en récupérant un autre vêtement". La mode est – doit être – avant tout une partie de plaisir : "Le vêtement pour moi, c’est un amusement. J’aime ce qui prête à sourire, ce qui revêt un caractère burlesque. J’adore confronter les genres, styles et époques. Le ridicule ne tue pas !". Ses pièces maîtresses : des collants noirs à cœurs rouges (36 euros), un T-shirt tête de chat à trois yeux (46 euros), une broche nœud papillon (26 euros), un col amovible (50 euros).
 

Depuis le prix  "jeune créateur" qu’elle s’est vue décerner par le salon Who’s next en janvier 2010, on commence à voir son nom dans la presse.  "Ca m’a mis le pied à l’étrier", confirme-t-elle. Mais avant de se lancer à son compte dès 2006 (période pendant laquelle elle collabore à de nombreuses marques telle Converse, Eastpack, Finger in the nose…), elle a acquis une solide expérience en tant que modéliste chez une créatrice puis comme styliste dans la grande distribution - Eurodif et Monoprix - au sortir d’Esmod (promo 2002).  "J’avais besoin d’argent rapidement pour rembourser le prêt de mon école", dit-elle pour justifier ses choix.
Cette parisienne d’adoption est originaire de La Rochelle où elle retourne  régulièrement en vacances pour voir sa famille. "J’ai gardé mes amis d’enfance, beaucoup de Rochelais vivent dans la capitale". Depuis l’ouverture de son commerce, elle s’est fait de nouveaux amis comme Marie, propriétaire de la boutique voisine. Son tatoueur de copain possède lui aussi un salon dans le quartier.  "C’est un quartier où les gens sont curieux, ils aiment le concept  et je sais bien en parler", conclut-elle. Du talent, de l’enthousiasme et un zeste de folie : le tiercé gagnant ?

NDLR : KillyGrind invite les lectrices de Glamour.com au pot d'inauguration de sa boutique le 15 avril prochain à partir de 19h00.

KillyGrind, 47 bis rue d'Orsel, Paris 18ème.


 

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Audrey Khalifa
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