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Quand les femmes se mobilisent contre le harcèlement de rue

Utiliser l'art comme moyen d'expression, imaginer des expériences pour mettre en lumière les stéréotypes, ouvrir une plateforme d'expression… Il y a mille et une manières de lutter contre le harcèlement de rue. Zoom sur ces femmes qui contre-attaquent.

Las Hijas de Violencia, les punks en croisade contre le sexisme

Comment réagir face à un gros lourd qui vous siffle ? De nombreuses femmes se sont déjà posées cette question. A Mexico, les membres du groupe Las Hijas de Violencia ont trouvé une méthode bien personnelle pour se défendre. Dans un mini-documentaire réalisé par AJ+, elles dévoilent leur arme secrète : un pistolet à confettis qu'elles pointent sur leurs harceleurs en entonnant leur morceau “Sexista Punk“ (Punk sexiste). Un geste dérisoire ? Inverser le rapport de pouvoir en restant sur un registre ludique permet, selon elles, de “ne pas rester sur un sentiment de violence“. Elles encouragent donc toutes les femmes à répondre et à ne jamais laisser ces actes impunis.

Elsa Marie D'Silva, l'adepte des nouvelles technologies

Et si le smartphone devenait le meilleur garant de la sécurité des femmes ? Les applications anti-harcèlement de rue tendent, en tout cas, à se multiplier. Choquée par un fait-divers dramatique – le viol collectif d'une étudiante en médecine dans un bus à New Delhi en 2012 - Elsa D'Silva a fait de SafeCity son outil de prédilection contre ce fléau national. Une plateforme web, disposant de son extension mobile, sur laquelle les victimes peuvent témoigner de leur calvaire quotidien, partager des photos ou vidéos de leurs agresseurs, et signaler les endroits où elles ont été attaquées. L'objectif est clair : épingler les pervers (“pin the creeps“) pour que la honte change de camp. Ces données servent aussi à réaliser une carte des lieux à risques, à identifier les schémas répétitifs pour inciter les institutions à trouver des solutions.

Tatyana Fazlalizadeh, la street-artiste engagée

Elle en avait marre de subir constamment des remarques sexistes et autres commentaires déplacés. Cette habitante de Brooklyn a donc choisi de sensibiliser le grand public au harcèlement de rue via des œuvres de street-art. Dans le cadre de son projet “Stop telling women to smile“ (arrêtez de dire aux femmes de sourire), elle a placardé sur les murs de plusieurs villes des posters chocs. “Mon nom n'est pas bébé“, “les femmes ne te doivent rien, ni leur temps, ni leur conversation“… Chaque affiche représente un visage de femme, associé à un slogan fort. Une façon d'éveiller les consciences en ramenant le débat dans l'espace public.

Emily May, l'activiste de la première heure

Le nom d'Emily May ne vous est sûrement pas familier, pourtant cette Américaine a co-fondé, avec sept autres New-Yorkais, une association internationale contre le harcèlement de rue, Hollaback. L'idée leur vient lorsque la vidéo d'un homme se masturbant dans le métro, filmé par une passagère, est devenue virale. “Cette fille d'à peine une vingtaine d'années a eu le courage de sortir son smartphone, d'allumer la caméra, de la tourner vers lui et, par ce simple geste, de générer un vrai débat sur le sujet (…) On s'est alors dit : pourquoi ne pas lancer un blog sur lequel chacun peut témoigner ?“, explique la jeune femme à Vice. Depuis, le collectif a pris de l'ampleur jusqu'à se déployer dans plus de 26 pays. Leurs faits d'armes ? La vidéo “10 hours of walking in NYC as a woman“ (Marcher pendant dix heures à New York quand on est une femme) montrant, en caméra cachée, ce que subissent au quotidien les habitantes de la Grosse pomme. Hollaback a aussi lancé l'application HeartMob pour combattre le harcèlement en ligne.

Les étudiantes en commerce de Dijon qui dénoncent le “slut shaming“

Un viol est-il moins grave si la victime est vêtue de manière provocante ? “Oui“ ont répondu 40 % des sondés lors d'une enquête dévoilée en décembre dernier par l'institut Ipsos. Etonnées par les résultats de cette étude, les étudiantes d'une école de commerce de Dijon ont voulu vérifier à quel point ces idées reçues étaient ancrées dans notre société. Vêtues de différentes manières, les six jeunes femmes se sont donc postées dans la rue avec une pancarte : “Ma façon de m’habiller mérite-t-elle de me faire agresser ?“ Les passants étaient invités à se prononcer en collant des post-it sur les participantes, sous l'oeil de la caméra. Sans surprise, les réactions à l'encontre de l'étudiante la plus dénudée ont été plutôt négatives. “Beaucoup de témoignages ont été violents, beaucoup sont allés jusqu’à dire 'oui, elle mérite de se faire agresser'“, explique Louise, l’une des instigatrices de l'expérience, aux Inrocks. La culture du viol a encore de beaux jours devant elle...

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Norine Raja
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