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Les États-Unis s'embrasent suite au scandale des policiers relaxés

Les États-Unis face au scandale des policiers relaxés

Pour la seconde fois en moins de deux semaines, un policier blanc impliqué dans la mort d'un suspect noir a été innocenté aux Etats-Unis. Déjà sous tension, le pays connaît une hausse du nombre de manifestations.

Mise à jour le 11/12/2014 : Mercredi 10 décembre, des manifestations solidaires contre la violence policière aux États-Unis ont eu lieu à Londres.  Les personnes venues protester ont bloqué le centre commercial de Westfield, dans l’ouest de la capitale. Au lieu d'opter pour un "sit-in",  les manifestants ont réalisé un "die-in",  allongés par terre, simulant la mort. Parmi eux, 76 individus ont été arrêtés par la police. Les affaires qui secouent les États-Unis en ce moment ont ravivé un souvenir douloureux en Angleterre :  en 2011, Mark Duggan, un Britannique d'origine antillaise, avait été tué par des officiers pour des raisons troubles. Une polémique qui avait engendré des émeutes Outre-Manche, à l’instar des États-Unis ces derniers mois.

"Je suis devenu policier pour aider les gens et pour protéger ceux qui ne peuvent pas se protéger eux-mêmes. Cela n’a jamais été dans mes intentions de nuire à quiconque et je me sens très mal à propos de la mort de monsieur Garner". Ces paroles sont celles de Daniel Pantaleo, le policier qui a interpelé Eric Garner le 17 juillet dernier, provoquant le décès de ce dernier. Mercredi 3 décembre, l’officier a comparu devant le grand jury de Staten Island à New York qui a décidé qu’il ne serait pas poursuivi pour la mort de cet homme de 43 ans.

Un verdict injuste pour de nombreux Américains, et qui plonge le pays dans une profonde incompréhension. Eric Garner est décédé suite à une immobilisation asphyxiante, une pratique utilisée par la police américaine lorsqu'un interpellé se montre récalcitrant. S'il était soupçonné de vente à l’étalage de cigarettes (un acte illégal) il n'était pas armé et n'a pas tenté de se défendre. C'est ce que montre la vidéo tournée par un témoin, dans laquelle on voit le père de six enfants se plaindre par trois fois de ne pas parvenir à respirer au moment de son arrestation musclée. Souffrant d’asthme et d'obésité, l’homme n’a pas survécu au "chokehold", cette prise par le cou pratiquée par le policier, pourtant interdite depuis 1993. Face à cette décision de justice, le père d'Eric Garner a déclaré : "C’est juste un permis de tuer un homme noir".

Des manifestations pour exprimer leur indignation

Malheureusement, ce type d'affaire est fréquent dans le pays, où les tensions raciales ont toujours été vives. Dix jours plus tôt à Ferguson dans le Missouri, l’officier Darren Wilson a été relaxé dans une affaire similaire. Il avait abattu de six coups de feu Michael Brown, un Afro-Américain de 18 ans qui n'était pas armé au moment des faits. On peut également citer le cas de Rekia Boyd, une jeune américaine noire de 22 ans abattue par Dante Servin en 2012. Son jugement, prévu au mois d'octobre a été reporté au 21 janvier 2015.

Jusqu'ici, l'affaire Tamir Rice (un garçon de 12 ans abattu fin novembre depuis une voiture de police alors qu’il jouait avec un pistolet en plastique) était la plus récente. Mais ce jeudi, Rumain Brisbon, 34 ans, a perdu la vie en recevant deux balles dans la poitrine tirées par un policier blanc qui le suspectait de posséder de la drogue. Un nouveau scandale qui interpelle forcément l’opinion publique et vient renforcer la mobilisation contre ces injustices.
Depuis quatre mois, les manifestations se multiplient, rassemblant des milliers de personnes. Les Américains en ont assez et le font savoir en défilant dans les rues de New York, Philadelphie, Boston ou encore de Washington. Le président Barack Obama et le maire de la grosse pomme Bill de Balsio comprennent cette mobilisation mais appellent au calme, tout comme les familles des victimes.
 

Les internautes aussi se mobilisent. Pour témoigner leur soutien aux victimes et à la communauté Afro-Américaine, des Américains blancs partagent sur Twitter leur délit via le hasthag #CrimingWhileWhite (littéralement "des crimes commis par des blancs") lancé par le scénariste de l'émission de Jimmy Fallon, Jason Ross, comme l'a expliqué un article du Nouvel Obs.

Les people prennent le parti des victimes

Aux États-Unis la mobilisation est globale. Tout le monde, sans exception, se sent concerné, même les people. La chanteuse Beyoncé s'est engagée de manière discrète mais claire aux côtés des victimes en retweetant un message de la famille de Michael Brown :

 

A photo posted by Beyoncé (@beyonce) on

 

Puff Daddy, manifestement très touché, s'est exprimé sur Instragram en faveur d'une solidarité entre personnes "de toutes les couleurs" face à ces injustices. L'artiste avoue également avoir peur en tant qu'homme noir lorsqu'il croise une voiture de policier, une crainte qui serait partagée par ses enfants.

 

#WATCH .......I can't take it anymore! It's Enough, and enough is enough! Honestly my emotions are all over the place. We as artists, myself included, all have to step up and be better leaders in our communities. It's a hard burden to bear, but we have been chosen whether we like it or not. We need to do whatever we can in a POSITIVE way, to help unite people of all colors in this injustice! In order to be successful, it is very important that we have a well ORGANIZED, STRATEGIC plan. This is super important in order for us to make change!! REAL organization, REAL strategy and a TRUE commitment to not forget and move on like we usually do when the news stops reporting. This has to stop and we as a people are the only ones that can stop it. I truly do not have the right to preach, but I do have the right to speak. #EricGarner #MikeBrown #UNITE

A video posted by Sean Diddy Combs (@iamdiddy) on

 

Kat Graham, l'actrice de The Vampire Diaries, a quant à elle partagé le hashtag #ICantBreathe écrit au stylo sur sa main. Les derniers mots prononcés par Eric Garner avant qu'il ne décède.

 

#ICantBreathe #EricGarner

ФоÑ?о опÑ?бликовано Kat Graham (@katgrahampics)

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