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La révolution des parapluies secoue Hong Kong

Hong Kong : la révolution des parapluies

La "révolution des parapluies", menée par les étudiants pro-démocratiques, est en passe de devenir l'une des plus grandes révolutions qu’ait connue Hong Kong depuis que la ville, ancienne colonie britannique, ait été rétrocédée à la Chine en 1997.

La révolution des parapluies

Au quotidien, les Hongkongais ne se déplacent jamais sans leur parapluie pour se protéger autant du soleil que de la pluie. Mais depuis le week-end dernier, les étudiants pro-démocratiques de la ville, qui se battent contre Pékin pour davantage de libertés politiques notamment dans le choix de leur chef de l'exécutif, se sont servis de leur pépin pour se protéger du gaz lacrymogène lancé par la police qui tente de disperser les manifestants. Cet objet du quotidien est devenu sur la Toile le symbole pur et simple de la révolution menée par les étudiants. D'après le tweet du reporter pour l'ABC News Auskar Surbakti remarqué par le Huffington Post, un graphiste anonyme s’est donc servi du parapluie pour dessiner le logo-symbole de cette révolution :

Vidéo du mouvement #OccupyCentral.

C'est sous l'impulsion de deux universitaire dont Joshua Wong Chi-fung, Wong Hon-leung et un prêtre que le mouvement #OccupyCentral est né. Les Hongkongais ont envahi dimanche 28 septembre une grande partie des voies principales de circulation du quartier d'affaire Admilralty et ont mobilisé aussi une partie du centre-ville. Claudia Mo, une député pro-démocratique a affirmé : "Le parapluie est probablement le symbole le plus frappant de ces manifestations. Nos manifestations étaient si pacifiques autrefois. Aujourd’hui, le gaz au poivre est devenu si courant qu’on doit s’en protéger avec des parapluies (…). Les policiers ont eux des boucliers très performants ".

Publication Instagram dont la légende est : "parapluies, serviettes et bouteilles d'eau VS. gaz lacrymogène, gaz au poivre. Hong Kong sois forte. #occupycentral #hongkonglove #supporthongkong".

Une soif de démocratie

Pour l’ancienne colonie britannique, il s’agit de la révolte civile la plus importante depuis sa mise sous tutelle chinoise en tant qu'État-ville en 1997. Ce mouvement est en incubation depuis plusieurs semaines maintenant mais il semble prendre de l’ampleur depuis le week-end dernier (vendredi 26 septembre 2014 notamment, des étudiants sont parvenus à envahir le siège du gouvernement). En août dernier, Pékin a décidé que pour élire son chef de l’exécutif à partir de 2017, la ville de Hong Kong avait le droit à un suffrage universel qui n’en a que le nom puisque des restrictions ont été vite imposées. En effet, depuis que la ville a été rétrocédée à Pékin, elle obéit au principe "un pays, deux systèmes" qui lui permet de conserver son système politique et juridique autonome ainsi que sa monnaie, ses équipes sportives internationales et ses lois sur l’immigration. La déclaration sino-britannique signée en 1997 assurait que la Chine octroierait à Hong Kong une autonomie modérée jusqu’en 2047 au moins. Mais visiblement, la République populaire de Chine souhaite de plus en plus limiter la relative indépendance de la ville.

C’est pourquoi, selon les estimations des journalistes de l’AFP des dizaines de milliers d’individus sont venues protester dans les rues en s’écriant : "Honte, honte, honte !". Ryan Chung, un lycéen de 19 ans a ajouté : "Le monde doit savoir ce qu’il se passe à Hong Kong. Ils doivent savoir que nous voulons la démocratie mais que nous ne l’obtenons pas". Et Wong Hon-leung, le leader étudiant, de préciser : "Notre but est de mettre à genoux le gouvernement".

La fermeté de la Chine

Les jeunes s’y prennent donc par tous les moyens pour faire entendre leur volonté d’une démocratie, y compris en organisant hier soir une grande fête de rue. Quand la jeunesse hongkongaise a continué de bloquer la plupart des voies principales du quartier d’affaires, à la nuit tombée, les protestants se sont servis de la lumière de leur smartphone pour former une véritable vague lumineuse. Ces rassemblements s'organisent grâce à des applications comme WhatsApp mais surtout grâce à FireChat, l'application créée par la société californienne Open Garden du Français Micha Benoliel pour contourner la censure. Cette application s'aide du dispositif des réseaux Mesh qui permettent d'envoyer des messages à des personnes proches de nous qui utilisent ce même réseau sans passer par notre opérateur mobile mais plus par la Wifi et grâce à des intermédiaires qui serviront de relais-antennes pour délivrer le message aux personnes concernées. Cependant, selon Lacoon Mobile Security (des chercheurs sur la sécurité mobile), un virus qui s'en prend pour la première fois à Apple iOS Trojan (le système d'exploitation mobile développé par Apple) a été inventé dans le but surtout de brouiller les moyens de communication entre les manifestants pro-démocratiques de Hong Kong.

Lundi 29 septembre, les militants réalisent une vague de lumière avec leur smartphone pendant leur occupation. / Crédit: AFP.

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Nolyne Cerda
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