• covfefe-GLAM-snippet-LVV

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Septembre 2017 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
Inboard

La loi Veil a 40 ans : l’heure du bilan

La loi Veil à 40 ans : l’heure du bilan

En France, plus de 200 000 femmes avortent chaque année, selon un rapport publié cette semaine par l’INED. Mais pour certaines, l’IVG est encore un parcours du combattant. Samedi 17 janvier, la loi Veil aura 40 ans : l’occasion de dresser le bilan.

A l’occasion des 40 ans de la loi Veil, l’Institut National d’Etudes Démographiques a publié un rapport cette semaine. Alors qu’en 1970, 240 000 avortements étaient pratiqués chaque année, aujourd’hui ce chiffre s'est stabilisé à 210 000 environ, grâce, entre autres, à la démocratisation des moyens de contraception. Un chiffre qui reste dans la moyenne Européenne. En France, une femme sur quatre (entre 19 et 25 ans) a déjà avorté.
Notre génération n'en a pas toujours conscience, mais au début des années 70, l’interruption volontaire de grossesse sans raison médicale est encore considéré comme un délit passible de prison. Le 17 janvier 1975, la loi dépénalisant l’IVG est enfin promulguée. Simone Veil, alors ministre de la santé, a mené un combat de longue haleine. Insultée, décriée par les députés (certains comparent son projet de loi à de la barbarie organisée), elle fait preuve d’un courage et d’une pugnacité remarquables. Après plusieurs jours de débats houleux, 284 députés contre 189 adoptent la loi. Et ce sont les femmes de la France entière qui poussent un soupir de soulagement.

Une loi en perpétuelle évolution

Au fil du temps, la loi Veil a connu plusieurs aménagements. En 1982, l’IVG est d’abord remboursé partiellement par la Sécurité sociale, puis dans sa totalité depuis 2013. En 2001, le délai légal passe de dix à douze semaines. Sans oublier la notion de détresse qui est supprimée l’année dernière, faisant de l’IVG un droit inconditionnel. Le 16 janvier, la ministre de la santé Marisol Touraine a annoncé un plan pour améliorer l’accès à l’avortement : seront pris en charge à 100% les échographies et examens biologiques associés à l’acte en lui même, qui restaient encore à la charge de la patiente. Seconde mesure à venir, en septembre 2015, un numéro d’appel pour répondre aux questions sur la sexualité, la contraception et l’IVG sera mis en place.

Les féministes mobilisées le 17 janvier

Aujourd'hui l'avortement est un droit, et pourtant, toutes les femmes ne sont pas logées à la même enseigne lorsqu’il est question d’IVG. Les membres du collectif “Féministes en Mouvements“ (rassemblant une quarantaine d’associations) en sont conscientes. D’où l’idée d’une journée militante, “Bougez l’IVG“, organisée le 17 janvier. Chaque année 47 000 femmes dans le monde décèdent des suites d’un avortement clandestin. Parmi les associations mobilisées, on trouve Osez le féminisme, dont la présidente et porte parole a publié le 8 janvier un ouvrage sur le sujet, baptisé Ils ne décideront plus pour nous. Anne-Cécile Mailfert y rappelle l’importance de la liberté des femmes à disposer de leurs corps. Souvenez-vous, l’année dernière, le ministre espagnol de la justice Alberto Ruiz-Gallardón avait proposé un projet de loi visant à réduire le droit à l’avortement dans le pays, avant de se raviser. Certes en France, cette loi n’est pas remise en cause pour l’instant. A nous toutes de rester vigilantes pour que ce ne soit jamais le cas.

LIRE LA SUITE
Céline Puertas
Inread
Loginnn

Vous possédez un compte Glamour ? Gagnez du temps !

se connecter
Mme M.

JE SOUHAITE RECEVOIR

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.