Actuellement en kiosque !

GL cover mag Août 2017 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
Inboard

Help, ma meilleure pote a un bébé!

maman1

Déjà Louise Bourgoin et Sarah Jessica Parker au cinéma, ça fait un choc. Alors quand il s'agit de votre fidèle camarade de squattage de vernissages et soirées loose-vin rouge... Témoignages de jeunes mamans et astuces pour faire la paix.

1 - Le dilemme
De :Célibataire.fêtarde@gmail.com.
Objet : Ce soir : " Hello chérie, j'ai deux invit' ce soir pour un concert avec after party open bar champagne, ça te dit ?"
De : Maman.pantouflarde@gmail.com.
Objet :
Re : Ce soir : " J'aurais jamais le temps de trouver une nounou...En plus, j'ai ma réunion pédagogique à la crèche parentale, tu sais, on vote pour décider si on peut laisser les enfants manger avec les mains, tu vois.... "

Il y a encore deux ans, on partait en week-end à la dernière minute pour quelques jours de fiesta, salsa, caïpirinha à Barcelone ou à Londres.
Aujourd'hui, si vous avez entre 25 et 30 ans, il y a des chances que votre bande de copines ait perdu quelques membres historiques. Victimes du baby boom de 2010-2011, elles ont troqué les soirées filles contre des after biberons-couches. Et vous voilà à vous faire des nouveaux potes de bars tandis qu'elles s'endorment, le cœur léger, après un après-midi massage de bébés au Poussette Café et un sprint en McLaren  dans les couloirs du métro parisien.
Même Louise Bourgoin et Sarah Jessica Parker jouent désormais les mamans overbookées, baby bluesées ou comblées. Sans parler de Marion Cotillard, mystique, qui affirme être en contact direct avec le cosmos depuis qu'elle a donné naissance à son petit Marcel. Faire un enfant, serait-ce la dernière thérapie à la mode ?  De Sex and The City à Baby and the City...On a raté un épisode ?
C'est sûr, on pourrait rallier la résistance No KID et militer pour des restos garantis sans vagissements.
Sauf que 1) On n'est pas sûr à 100% de ne jamais vouloir d'enfant. Et 2) Vous, célibataire fêtarde/elles, jeunes mamans pantouflardes : est-ce vraiment si incompatible ?

Étape n° 1 : écouter nos amies les jeunes mamans. On en a rencontré trois pour vous. Non, elles ne sont pas toutes "bébé-centrées" mais oui, c'est impossible d'enchaîner nuits blanches à cajoler-toiletter-dorloter et after work-resto.
Étape n° 2 : des astuces et des idées de sortie pour que chacune y trouve son compte.
Ouf ! On peut faire la paix...

"Les gens se disent elle a un enfant, elle est chiante"
Priscilla, 28 ans. Mère de Lily, 6 mois et demi.

Tu sors comme avant ?
"Ah non ! Mais la grossesse m'a permis de faire une transition en douceur. C'est une étape tu es plus fatiguée, tu bois moins. Donc, les soirées nocturnes, boîtes de nuit, c'est fini. Aujourd'hui, je préfère déjeuner avec des amis ou faire des soirées à la maison. Comme ça Lily dort et je peux profiter de la soirée. Les premiers mois, il faut suivre le rythme de l'enfant, mais après, je l'ai trimballé partout. J'essaye de respecter les siestes mais si j'ai prévu un déjeuner, elle peut dormir dans la poussette. Ce sont des bonnes bases pour plus tard : que l'enfant comprenne que tout ne tourne pas autour de lui."

Et tes amis, ils en pensent quoi ?
"C'est sûr qu'on me sollicite moins qu'avant, mais je ne me sens pas frustrée. Je pense que les gens n'osent pas, par principe. Ils se disent, elle a un enfant, elle est devenue chiante. Bien sûr, les vrais amis acceptent que ce soit plus pique-nique dans un parc qu'apéro jusque tard dans la nuit. Je n'ai pas envie d'être victime de cette pression sociale qui exige d'être une une maman cool et de continuer à sortir.  A priori, si on fait des enfants, c'est qu'on a envie de s'en occuper. Certains de mes amis ne comprennent pas qu'on veuille aller en voyage de noces avec notre fille, comme si c'était un aveu de faiblesse, de dépendance de notre part. Plutôt que de se dire "Je ne veux pas être gaga", je pense qu'une maman doit s'écouter. C'est dommage de se frustrer en s'interdisant ce bonheur."

Tu te sens transformée ?
"Je me sens plus sereine. Avoir un enfant, ça faisait partie de mon idéal d'accomplissement. Il y a un côté très "c'est déjà ça en moins à faire". Je sais maintenant que je peux me consacrer à d'autres projets, ça me rassure."

Ça serait mieux si...

"Si on pouvait faire sans les conseils des autres. Les "il faut/il faut pas que". Tout le monde se mêle de tout, dans la rue, dans le bus. On m'a déjà dit : "vous emmenez votre bébé de deux semaines au supermarché ?" Si on est fragile, il y a une vraie pression sociale."

"Ne pas se restreindre, ni s'empêcher de vivre"
Jennifer, 27 ans. Mère de Romane, 2 mois.

Tu sors comme avant ?
"Pendant ma grossesse, j'ai voulu continuer sur le même rythme, aller à des concerts rock et électro et sortir dans des bars. J'avais acheté un billet pour voir System of a Down, à un mois de mon accouchement.  La sage-femme m'a prévenu : "Ça aurait été un concert de classique, je ne dis pas. Mais là, il va falloir être raisonnable !". Sur le coup, ça m'a rendu très triste, j'ai même pleuré. Dès que Romane est née, j'ai repris un rythme normal. Ce sont des choses dont j'avais discuté avec mon copain pendant la grossesse : on pense d'abord à nous et ensuite on adapte en fonction de Romane. Ne pas se restreindre, s'empêcher de vivre. Sinon, ça peut tourner au cauchemar."

Et tes amis, ils en pensent quoi ?
"On a emmené Romane dans son premier bar à un mois et demi, et depuis, on fait souvent des soirées à la maison, chez des amis et au resto. On se renseigne un peu avant pour savoir s'il y a de la place pour la poussette. Après, on verra dans un an. Tant que Romane est petite, il suffit d'avoir un sac avec le nécessaire pour la changer et son cosy pour dormir et on peut l'emmener partout."

Tu te sens transformée ?
"J'ai une amie qui parle de la maternité comme d'une secte. Elle me disait "Tu verras, ça va changer ta vie, tu vas voir les choses différemment." Moi, je relativise, je ne m'extasie pas devant un "caca merveilleux". Pour le moment, je suis beaucoup à la maison et j'ai l'impression d'être devenue une bombonne. Je relativise, même si, parfois, comme tu n'as rien à faire de tes journées, tu développes certaines lubies. Je peux passer des heures entières à comparer les prix et les fonctions des sacs à langer et des biberons. Je n'ai pas le blues, je désirais être maman et j'ai envie de pomponner. En fait, ces petites manies, c'est assez drôle quand on y pense."

Ca serait mieux, si...
"Traverser Paris en métro avec une poussette ressemblait moins à un parcours du combattant. Aussi, notre époque glorifie un peu trop la maternité. Je comprends qu'on ne veuille pas avoir d'enfants. Là où j'habite, dans le 92, j'ai l'impression que le must niveau look, c'est d'être enceinte,  d'avoir sa poussette Mac Laren ou son porte-bébé BabyBjörn."

"Assez naturellement, je vois davantage mes amies qui sont mamans"
Magali, 29 ans. Mère de Naël, un an.

Tu sors comme avant ?
"La grossesse change complètement le rapport à la fête. J'étais une bonne fêtarde et une fois enceinte, comme on ne boit plus, on est en décalage complet dans les soirées. On devient spectateur. Après l'accouchement, j'ai été obligée de m'organiser en fonction de Naël, par rapport à ses repères. Donc, forcément, je vois moins mes amis et souvent moins longtemps. J'en ai un peu souffert au début,mais j'ai tellement profité de ma liberté, de pouvoir partir au dernier moment en festival plusieurs jours, que je me dis que maintenant ce qui compte, c'est mon fils. Après, je pense aussi que l'enfant doit savoir que tout ne tourne pas autour de lui : on est une famille et parfois, il y a des moments que pour nous, d'autres que pour lui."

Et tes amis, ils en pensent quoi ?
"Assez naturellement, je me suis mise à voir davantage mes amies qui sont mamans. On se retrouve plus sur les choses qu'on a à partager. On se comprend sur les contraintes que l'on a par rapport à nos enfants. J'ai continué à sortir de la même façon même si certains amis ont eu du mal à accepter qu'ils ne pouvaient pas fumer chez eux quand on venait ou qu'il fallait faire de la place dans une pièce pour mettre le lit de Naël. C'est dur de se dire "on fait le tri" mais c'est un peu ça, malgré nous. Avec certains amis, nous n'avons pas les même préoccupations, d'autres ne veulent pas faire d'efforts. "

Tu te sens transformée ?
"Je me sens plus responsable, ça me plaît. Il y a ce petit bout qui n'a rien demandé à personne et on doit s'en occuper, lui donner les bases pour qu'il puisse se débrouiller dans la vie. C'est surtout cela qui compte, même si, c'est vrai, il y a le côté fusion. Cette vie-là, je la trouve très riche. Je me sens plus accomplie aussi. Depuis longtemps, je voulais m'installer à mon compte comme couturière et quelque part le fait d'être maman m'a encouragé à sauter le pas."

Ça serait mieux si...
"Si ma mère et ma belle-mère arrêtaient de me dire que je ne fais pas comme il faut. Même si ce n'est pas évident, j'impose à chaque fois ma façon de faire."

Conseils et astuces

1 -
Tester le café pour mamans
Voilà une nouvelle initiative pour le moment très parisienne. On a tenté le très médiatique Poussette Café dans le 9e arrondissement. Sur la carte, limonades artisanales et madeleines maison. Vente de couches à l'unité,  jouets et vêtements de créateur, cours de massages bébés : le paradis des mamans.

Le + : On a aimé le confort (enfin notre amie a pu "se débarrasser" de son bambin dans l'espace jeux et nous parlait enfin, comme d'habitude, avec ses deux mains).

Le - : On a dû renoncer au rosé. Et puis, sans bébés, on avait presque l'air suspect...

6 rue Pierre Sémard 75009 Paris. 01 78 10 49 00 et www.lepoussettecafe.com

* A tester aussi le Café Zoïde, un café culturel associatif dans le 19e pour les enfants de 0 à 16 ans. Si on doit aussi renoncer à l'apéro, on apprécie le côté moins marketing. Les enfants ont le choix entre plein d'activités (peinture, danse, musique, cinéma...). Idéal quand les enfants de votre amie sauront marcher.

92 bis quai de la Loire, 75019 Paris. 01 42 38 26 37 et www.cafezoide.asso.fr

2 - Privilégier les pique-nique dans les parcs et les soirées à la maison
Ce n'est pas faute d'avoir essayé de dîner au resto. Mais si on a la chance de réussir à endormir bébé avant d'entamer son couscous, parfois la voisine part dans les aigus et , oups, tout est fichu.

3 - Ou se renseigner sur les lieux
Outre les restos ouvertement No Kid (c'est rare en France, mais on en a vu dans Paris vers le métro  Abbesses), certains endroits sont inaccessibles en poussette ou trop bruyants. Et souvent même avec notre grand sourire, difficile de convaincre le patron de baisser le son.

4 - Prévoir à l'avance
Votre amie sera plus sereine si elle a pensé aux couches, au biberon et au meilleur moyen de locomotion. Ben oui, une poussette pour arpenter les trottoirs étroits et en pente raide de Montmartre, ce n'est pas forcément l'idéal...

5 - Ne pas hésiter à solliciter les hommes et les grands-parents
Car oui, on peut préparer des biberons de lait maternel à l'avance ! Et puis, ce serait tellement bête de s'ennuyer devant La Ligue des Champions ou une rediff des Bronzés…

LIRE LA SUITE
Gladys Marivat
Inread
Loginnn

Vous possédez un compte Glamour ? Gagnez du temps !

se connecter
Mme M.

JE SOUHAITE RECEVOIR

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.