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Election présidentielle : 8 choses qui influencent votre vote sans le savoir

8 choses qui influencent votre vote sans le savoir

Contrairement à ce que vous pensez, vous n’êtes pas seul à décider quel bulletin de vote vous allez glisser dans l’enveloppe ce dimanche 23 avril. Selon des experts en psychologie politique, nos émotions, nos préjugés, et même la météo peuvent dicter nos choix. Alors avant d’aller dans l’isoloir, petit tour d’horizon de l’inconscient politique.

#1 La silhouette du vainqueur

Des chercheuses de l'Université du Missouri ont montré à des étudiants 120 photos retouchées (amincis puis grossis) de candidats, en demandant d’évaluer leur leadership. Résultat : les candidates grossies étaient les plus mal notées... Mais si les hommes politiques ne subissent pas cette dictature de la silhouette, ils endurent celle de la toise. Ainsi, aux USA, ce sont les candidats les plus grands qui ont gagné 67% de toutes les élections... Cette année, nos prétendants dans le peloton de tête mesurent 1m69 (Benoît Hamon), 1m73 (Emma­nuel Macron), 1m74 (Marine le Pen et Jean-Luc Mélenchon) et 1m75 (François Fillon). Et Jean Lassalle 1m90. Il a ses chances ?

#2 La gueule de l’emploi

Selon Alexander Todorov, psychologue de Princeton, nos choix se font à la tête du client. Pour le démontrer, il a présenté des portraits à 1000 personnes, en leur demandant d’estimer leurs compétences. À leur insu, il a montré des vrais candidats à la Chambre des représentants et au Sénat. Or les réponses des participants ont correspondu aux résultats des élections à 73%. Conclusion : alors que nous pensons prendre une décision réfléchie, nous choisissons le visage jugé le plus attrayant, associé inconsciemment à des qualités plus grandes. Une étude américaine de 2014 révèle aussi que les électeurs qui se sentent malades le jour du vote favorisent encore plus le physique. Alors pas de gueule de bois dimanche, s'il vous plait...

#3 Le pouvoir de l’aversion

En campagne, les candidats passent leur temps à dauber sur la concurrence, au point de donner l’impression d’être dans une cour de récré. Mais c’est une stratégie voulue. Et même payante, car les émotions négatives dominent nos choix. Selon Jon Krosnick, psychologue, un candidat peut même augmenter le taux de participation de ses partisans en mettant l’accent sur les défauts de ses adversaires. L’aversion peut aussi mobiliser les électeurs indécis : "Si vous détestez l'un des deux candidats, votre motivation pour voter contre lui sera plus forte," note le chercheur. Bref, c’est d’abord la haine qui vous fera remporter une élection...

#4 Les effets de la météo

Selon Anna Bassi, chercheuse à l'Université de Caroline du Nord, les intempéries diminuent la participation des classes pauvres - celles qui ont le plus de difficultés à se déplacer en l’absence de transports en commun – et favorisent donc certains partis, ainsi que le vote des électeurs au statut socio-économique plus élevé (ceux qui ont une voiture). Le mauvais temps nous rend également plus susceptibles de choisir l'option politique la moins risquée, et favoriser le gouvernement en place. À l’inverse, le soleil nous incite à choisir les candidats les plus audacieux... et voter plus à gauche. Comme quoi, la conscience politique ne tient pas à grand chose...


 #5 La pression sociale

Même seule dans l’isoloir, le bulletin que vous glissez dans l’enveloppe dépend de la pression de votre entourage. "Cette pression peut provenir de nombreuses sources : parents, amis, partenaires. Même les employeurs peuvent avoir un impact sur nos décisions politiques", affirme Tamara Avant, spécialiste US. D’autres études révèlent que le vote est aussi une question d’habitude, et que les électeurs ayant toujours vécu à la même adresse votent souvent pour le même parti, quel que soit le candidat... Et ils peuvent être influencés par les discussions politiques avec les voisins. Pour être invités au prochain barbecue ?

#6 L’impact de l’actu

Les événements survenus la semaine d’une élection peuvent modifier une décision : quand les nouvelles sont bonnes, nous allons plutôt vers le statu quo. Mais s’il se produit un événement négatif, nous sommes plus susceptibles de voter pour le changement. Les sondages font également loi puisque 24,9% des électeurs changent de candidat selon le dernier baromètre d’opinion... Par contre, l’impact des fake news n’est pas encore probant dans les urnes, selon des chercheurs des universités de Standford et New York, mais pourrait le devenir "si les réseaux sociaux deviennent la plateforme dominante pour s’informer"...

#7 La projection mimétique

Les chercheurs Gian Caprara et Chris Fraley ont demandé à 7500 électeurs italiens et américains d'évaluer leurs propres traits de personnalité ainsi que ceux de candidats à la présidentielle. Résultat : quelles que soient leurs opinions politiques, les électeurs préféraient d’abord le candidat dont la personnalité leur paraissait la plus proche de la leur. Bref, nous votons avant tout de manière narcissique, pour celui ou celle qui semble nous ressembler le plus, et cela quel que soit son discours. Selon un sondage Paris Match, 31% des Français comptent s’abstenir cette année : ils n’ont réussi à se projeter sur personne ?

#8 Les réactions épidermiques

Selon une étude de Yoel Inbar, chercheur à l'Université de Toronto, les gens facilement dégoûtés (par une odeur, une tâche, etc) ont tendance à être plus conservateurs. Idem pour les craintifs (sursautant au premier bruit), qui votent plus à droite. Selon une autre expérience américaine sur l'activité cérébrale déclenchée par les politiques, les républicains suscitent également plus d'émotion que les démocrates sur les IRM. Maintenant que vous savez tout ce qui parasite vos choix électoraux, il ne vous reste plus qu’à compulser chaque programme à tête reposée...


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