Actuellement en kiosque !

GL cover mag Août 2017 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
Inboard

Comment gérer un chef difficile ?

job gérer un chef difficile Sophie Letourneau conseils coaching time

Comme les héros de "Comment tuer mon boss", vous rêvez d'éliminer le petit chef qui vous sert de N+1 ? Découvrez les conseils de Sophie Letourneau, directrice du cabinet Coaching time, pour manager un supérieur toxique (sans terminer en prison).

Le control freak

Ses caractéristiques : De la couleur des stylos à la durée des pauses, rien n'échappe à sa vigilance, surtout pas les petits détails. À tel point que vous le soupçonnez même d'avoir mis un logiciel espion dans votre ordinateur. Big Brother à tendance perfectionniste, le micro-manager a besoin d'avoir le contrôle sur tout, y compris les tâches subalternes. Sa devise ? On n'est jamais mieux servi que par soi-même.

Pourquoi c'est fatiguant ? A force d'avoir toujours votre N+1 sur le dos, vous avez l'impression de revivre les heures les plus sombres de votre adolescence. Votre travail a tellement peu d'intérêt que la pause déjeuner est le point culminant de la journée.

Que faire ? "Mettre cartes sur table pour sortir de l'ambiguïté. L'idéal est de lui poser directement la question : me faites-vous confiance ? Si ce n'est pas le cas pourquoi ? Que puis-je faire pour que vous changiez d'avis ? Cette discussion permettra de construire une relation et de déterminer ensemble un plan d'action''.

Le chef fantôme

Ses caractéristiques : La dernière fois que vous l'avez vu, c'était à votre entretien d'embauche, il y a six mois. Il est toujours en déjeuner professionnel, en séminaire ou en voyage dans une contrée lointaine, mais pourvue de Wifi. Vous êtes obligée d'espionner son compte Instagram pour connaître son emploi du temps.

Pourquoi c'est fatiguant ? Il laisse son équipe s'autogérer, sans vraiment donner de directives. Dans un sursaut de conscience, il refait parfois surface pour vous rappeler que la deadline approche et qu'il va falloir s'activer.

Que faire ? Saisir cette opportunité pour briller en son absence, faire avancer votre carrière en assumant de nouvelles responsabilités. A condition de clarifier les objectifs en amont, même si cela implique de coincer votre chef entre deux couloirs. "Il faut poser des questions, vérifier ses attentes, voire même reformuler ses propos pour ne pas partir dans une mauvaise direction."

Le petit tyran

Ses caractéristiques : Pas besoin d'être un fin psychologue pour décoder son humeur. Quand il n'est pas content, il hurle. Parfois plusieurs fois par jour et de préférence devant tout l'open space. Une vraie tornade. Si vous étiez dans Game of Thrones, vous auriez déjà fini décapité.

Pourquoi c'est fatiguant ? Personne n'aime se faire crier dessus à 8h du matin.

Que faire ? ''Il ne faut pas se laisser impressionner par ce type de personnage, mais garder confiance en soi et surtout savoir dire non. S'il vous demande d'être présent à une réunion sans intérêt, par exemple, prouvez-lui de manière factuelle, qu'il s'agit d'une perte de temps. Le colérique est souvent un grand stressé. D'où l'importance de le rassurer. Il vous confie un projet important ? Donnez-lui régulièrement un feedback.''

Le workaholic

Ses caractéristiques : Il se tue au travail, alors pourquoi pas vous ? Toujours connecté à son ordinateur, le nez plongé dans son smartphone, il vous envoie des messages à 2h du matin, le dimanche, voire les deux. Un tantinet narcissique, il estime que vous devez être à sa disposition.

Pourquoi c'est fatiguant ? Parce que vous avez l'impression d'être dans Le Diable s'habille en Prada (les fringues griffées en moins). Comme Andrea, vous êtes au bord de la crise cardiaque chaque fois que votre smartphone sonne.

Que faire ? ''Mettre des barrières dès le début. Aux premiers débordements, rappelez que vous êtes off le weekend pour plus d'efficacité et de sérénité la semaine. Tant que les choses sont dites clairement, il n'y a aucune raison que votre chef sente son autorité remise en cause.''

L'individualiste

Ses caractéristiques : le travail en équipe, ça ne l'intéresse pas. Vous n'êtes qu'un outil au service de son ambition. Ne comptez pas sur lui pour partager des informations ou même le devant de la scène. Il préfère vous laisser mâcher le travail pour s'accaparer vos réussites et vos idées.

Pourquoi c'est fatiguant ? Un manager devrait vous tirer vers le haut et non vous saboter. Avec un chef pareil, vos possibilités d'avancement dans l'entreprise sont sérieusement compromises.

Que faire ? ''D'abord, lui expliquer ce qu'il gagnerait à partager le pouvoir. Une équipe plus souriante, plus motivée et qui fournit de meilleurs résultats. Pour éviter toutes déconvenues, insistez aussi pour présenter vos projets en réunion. Faites la promotion de votre travail, ne restez pas dans le one-to-one''. Et pourquoi ne pas ajouter votre N+2 dans la boucle de vos mails ?

Le bon copain

Ses caractéristiques : L'important pour lui est de travailler dans la bonne humeur. Vrai boute-en-train, il aime passer du temps avec son équipe, ajouter ses employés sur Facebook, organiser des pots en dehors du boulot.

Pourquoi c'est fatiguant ? Son besoin de plaire l'empêche de faire preuve d'autorité et de dire non. Il change d'avis comme de chemise, fait des promesses qu'il ne peut pas tenir et préfère fuir les conflits que de les gérer.

Que faire ? ''Ce sont des gens plutôt sympathiques et qui ont besoin de la reconnaissance des autres. La clé, c'est de savoir les flatter et les valoriser quand vous formulez une demande. Sans tomber dans l'ultimatum, n'hésitez pas aussi à les pousser dans leurs retranchements pour avoir une réponse. S'il refuse de trancher sur votre augmentation de salaire, par exemple, proposez-lui d'aller voir directement la RH.''

LIRE LA SUITE
Norine Raja
Inread
Loginnn

Vous possédez un compte Glamour ? Gagnez du temps !

se connecter
Mme M.

JE SOUHAITE RECEVOIR

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.