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Cinq astuces pour demander une augmentation (et l'obtenir)

Cinq astuces pour demander une augmentation

Parler argent n’est jamais évident. Surtout pour les femmes qui, frappées par le syndrome de la bonne élève, osent moins négocier une augmentation que les leurs collègues masculins. Voici cinq conseils pour devenir la reine des négociations.

Préparez le terrain

Une demande d'augmentation, ça se prépare plusieurs mois à l'avance. Si vous espérez booster votre salaire de manière conséquente, il faudra d'abord démontrer que vous êtes indispensable à l'équipe. Daniel Porot, auteur du livre 101 secrets pour bien négocier son salaire, conseille de tenir un journal de réalisations où vous recensez chaque semaine vos victoires professionnelles. Un vrai gain de temps quand il faudra convaincre, arguments à l'appui. Si le fait d'être performante est un atout indéniable, communiquer sur vos réussites en amont l'est encore plus. Car n'oublions pas que le savoir-faire est aussi important que le faire savoir. Une bonne partie de cette campagne passera donc par une dose d'autopromotion. Alors, au détour d'une phrase, réjouissez-vous d'avoir gagné un nouveau client ou bouclé un dossier en un temps record. Après tout, il n'y a aucun mal à se mettre en valeur.

Choisissez le bon timing

Contrairement à ce que l'on imagine, il n'est pas toujours nécessaire d'attendre l'entretien de fin d'année pour discuter d'une augmentation. ''Quels sont les bons usages dans l'entreprise ? La plupart d'entre elles ont une période dédiée aux revalorisations annuelles salariales'', affirme Noëmie Cicurel, directrice du cabinet de recrutement Robert Half International France. Le plus important : choisir un moment où vous êtes en position de force. Vous semblerez plus légitime si vous venez d'acquérir de nouvelles responsabilités ou de relever des défis de taille. Inutile, par contre, de courir chez votre N+1 au moindre succès pour réclamer votre dû : ''Cette période de surperformance doit s'étendre sur au moins six mois. Sinon, on peut imaginer que c'est un simple coup d'éclat.'' Évitez également d'aborder le sujet entre deux couloirs, quand votre chef court d'une réunion à une autre.

Faites une pré-enquête

Je voudrais être payée plus.“ Voilà le type de phrase floue à proscrire en entretien. Pour être armée dans la négociation, il est indispensable d'arriver avec un montant précis ou, du moins, un chiffre en dessous duquel vous ne souhaitez pas descendre. Vous ignorez votre vraie valeur sur le marché du travail ? C'est le moment de lancer votre “mission benchmark“. Avant le rendez-vous fatidique avec votre patron, renseignez-vous sur les salaires pratiqués à poste égal dans la même zone géographique. Plusieurs possibilités s'offrent à vous : jeter un coup d'œil sur les offres d'emploi, regarder la grille de votre convention collective, éplucher la presse économique, et bien sûr, sonder les membres de votre réseau, de vraies mines d'informations.

Peggy Olson elle aussi à dû jouer des coudes. Crédit : AMC

Affinez votre argumentaire

C'est un fait, votre supérieur se fiche de savoir que votre loyer a augmenté ou que vous avez un deuxième bébé en préparation. Bien qu'il soit votre ''friend'' sur Facebook, vos tribulations personnelles l'intéressent moins que les intérêts de l'équipe (et les siens). En entretien, ne tombez donc pas dans l'affect et valorisez plutôt votre travail. ''L'idéal est d'arriver avec une brève phrase d'introduction, puis de lister trois ou quatre arguments, des faits concrets et vérifiables'', explique Noëmie Cicurel. Un contrat conséquent décroché haut la main, des retours positifs de clients, des prises d'initiatives... Les raisons de valoriser vos performances ne manquent pas. Alors n'hésitez pas à faire votre autopromotion, sans dénigrer toutefois vos collègues : ''Si vous comparez votre salaire à celui d'un autre employé, votre manager trouvera toujours un moyen de justifier cet écart. Par exemple, par un salaire d'embauche plus élevé, une compétence supplémentaire ou le fait qu'il sorte d'une meilleure école'', confirme la directrice de Robert Half.

Ne vous contentez pas d'un ''non''

Si, malgré votre plaidoirie digne d'un as du barreau, vous n'arrivez pas à convaincre votre chef, ne tombez pas dans la confrontation. Face à un responsable qui campe sur ses positions, la tentation est grande d'user de son dernier atout : menacer de démissionner en cas de refus. ''Même si cela fonctionne, dans la tête de votre chef, vous ne serez plus un employé de confiance'', explique Noëmie Cicurel. Si vos efforts ne peuvent être récompensés dans l'immédiat, convenez d'un autre rendez-vous avec votre N+1 dans quelques mois pour rediscuter du sujet. Être persistant reste une stratégie payante sur la longue durée. Et en attendant une hausse de salaire, rien ne vous empêche de négocier des primes ou d''autres avantages en nature. Par exemple, une voiture de fonction, des jours de congés offerts, une formation...

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Norine Raja
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