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#BanBossy : la campagne contre le mot "Bossy" soutenue par Beyoncé et Victoria Beckham

Sexisme : Beyoncé soutient la suppression du mot "Bossy" du vocabulaire

La campagne "Ban Bossy", lancée par la directrice des opérations Facebook et la PDG des Girls Scout of USA, réclame la suppression du mot "bossy" ("autoritaire") du vocabulaire. Des célébrités comme Beyoncé ou Victoria Beckham ont annoncé leur soutien.

La campagne féministe "Ban Bossy"

Le sexisme passe aussi par les mots. La preuve avec la campagne "Ban Bossy" ("Bannissons le mot Bossy"), lancée par Sheryl Sandberg, la directrice des opérations de Facebook et fondatrice de l'organisation Lean In, et Anna Maria Chávez, la PDG des Girl Scout of the USA. Ces dernières veulent en effet supprimer du vocabulaire anglophone le mot "Bossy", qui signifie "autoritaire", "dirigiste", et ainsi encourager le leadership féminin. Pour elles, il est inacceptable que le seul terme existant pour décrire une femme ambitieuse soit un mot péjoratif. En effet, "Bossy", contrairement à "Boss" qui qualifie souvent les hommes, désigne une personne autoritaire à outrance et s'octroyant des pouvoirs qu'elle ne possède pas. "Depuis plus d’un siècle, le mot “bossy” a pris une connotation à la fois négative et féminine", explique Anna Maria Chávez. "Quand un petit garçon s’affirme, on dit que c’est un “leader”. Mais quand une petite fille fait la même chose, on risque de lui reprocher d’être "bossy”. Les mots comme "bossy" délivrent un message : ne levez pas la main ou ne vous exprimez pas", peut-on lire sur la page d'accueil de la campagne.
Sheryl Sandberg, elle, va plus loin, déclarant dans le magazine Parade que l'utilisation du mot "bossy" expliquerait en partie pourquoi, par exemple, "seulement 5% des dirigeants des 500 premières entreprises américaines sont des femmes. Dire à une fille qu’elle est "autoritaire" ("bossy") non seulement élimine sa capacité à se voir comme une leader, mais cela influence également la manière dont les autres la traitent."
Pour les créatrices de la campagne "Ban Bossy", en changeant les mots, on change le futur.

Une initiative soutenue par Beyoncé

Si les anonymes sont invitées à soutenir la campagne en postant des photos d'elles sur Instagram, des célébrités ont également annoncé leur appui. Ainsi, Beyoncé, qui se décrit elle-même comme une féministe moderne et qui déclarait il y a peu que "l'égalité des genres [était] un mythe", a rejoint la campagne pour lutter contre les préjugés de la femme leader.


Jennifer Garner, Jane Lycnh ou encore récemment Victoria Beckham, soutiennent également cette initative.

Selon Marie Claire UK, Beyoncé et Victoria Beckham n'apprécieraient pas la manière dont certains médias les décrivent."Nous avons besoin de leur dire que c'est bien d'être ambitieuses (...) et encourageons-les à diriger", expliquent les participants de la vidéo. Quant à Beyoncé, elle conclut : "I'm not "bossy", I'm the boss." ("Je ne suis pas "bossy", je suis la boss.")


 

Des avis mitigés sur "bossy"

Beaucoup considèrent toutefois que bannir le mot "bossy" du vocabulaire anglophone ne résoudrait rien car le problème est plus profond. D'autre part, le Time Magazine a dressé une liste de différents mots que les gouvernements, ou certaines organisations ont tenté de faire supprimer, en vain. Ainsi, "lesbienne", "tornade", "immigrant illégal" ou "quid pro quo", sont autant de mots qui ont failli disparaître des dictionnaires et du langage courant. Pour le magazine américain, "le mieux que puisse récolter Sandberg, c'est que les gens soient plus conscients du sens de ce mot datant des années 1800 lorsqu'ils l'utiliseront." Alors, quelle serait la solution ? Katy Waldman, du site d'actualité Slate.com, propose tout l’inverse du projet de Sandberg : ""Bossy" apparaît comme un bon candidat pour être réhabilité [dans notre vocabulaire] : il est lié à un nom positif, boss [patron], et l’utiliser pour parler de quelqu’un qui a des “compétences d’un cadre de direction” pourrait aider à normaliser l’idée que les femmes peuvent avoir de postes à responsabilités."
Dans tous les cas, cette initiative prouve qu'il n'y a pas qu'à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes qu'il faut protester contre les inégalités hommes-femmes.

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