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5 fois où les politiques ont instrumentalisé le féminisme

5 fois où les politiques ont instrumentalisé le féminisme

Pour peaufiner leur image et caresser dans le sens du poil les citoyennes, les politiques s’approprient souvent la cause du féminisme. Dommage : leur passé ou leurs choix politiques disent le contraire. Alors que le second tour de l’élection présidentielle vient de s’achever, on fait le point sur les pires opportunistes.

#1 Marine Le Pen

En 2017, seules deux femmes ont été candidates à la présidence de la République : Nathalie Arthaud et Marine Le Pen. Une position minoritaire que la leader de l’extrême droite française n’a pas hésité à instrumentaliser pour s’autoproclamer “la seule femme qui défend les femmes”. Lors de son discours du 17 avril, elle clame : "Femmes de France, je vous appelle à relever la tête avec moi pour défendre vos droits." Une fois son ticket pour le second tour gagné, la candidate du FN enfonce le clou avec une nouvelle affiche de campagne : pose langoureuse, jupe, genou dévoilé… Le même registre de la femme libérée qu’elle avait déjà utilisé après les agressions de Cologne, lorsqu’elle s’était présentée dans une tribune contre l’immigration dans les colonnes du journal l’Opinion comme “femme française libre, qui a pu jouir toute sa vie durant des libertés très chères, acquises de haute lutte par nos mères et nos grands-mères."

Pourquoi c’est choquant 

Parce que le FN n’a jamais été l’allié du féminisme. C'est plutôt tout l'inverse. Lors de la campagne pour les élections régionales, Marion Maréchal-Le Pen menaçait de supprimer les subventions du Planning familial. Marine Le Pen, elle, estime qu’une femme ayant avorté plusieurs fois profite d’”IVG de confort”, qui devraient lui être “déremboursés“. Historiquement, le FN a toujours protesté contre les mesures instaurant la parité en politique et les résolutions européennes en faveur des droits des femmes. On ne parle même pas de cette fois où un euro député FN s’est réjoui à l’idée que le retour des femmes au foyer libérerait des emplois pour lutter contre le chômage.


#2 Manuel Valls

Dans un discours daté du 29 août 2016, Manuel Valls utilise la figure de Marianne comme une allégorie de la République française, assurant : “Elle a le sein nu parce qu'elle nourrit le peuple ! Elle n'est pas voilée, parce qu'elle est libre !”.

Pourquoi c’est choquant 

Ce n’est un secret pour personne : l’ancien Premier ministre a souvent les yeux qui piquent face à une femme voilée. Ce qui est gênant, c’est l’utilisation du symbole d’une femme libérée pour mieux stigmatiser le choix d’autres femmes. Ou comment un accoutrement serait plus féministe qu’un autre. Comme c’est souvent le cas, des tiers (en l’occurrence des hommes pour ne pas les nommer) suggèrent une tenue qu’ils jugent appropriée aux femmes, infantilisées dans leurs choix. Quelques mois plus tard, sur le plateau de L’émission politique de France 2, face à une jeune musulmane féministe, Valls récidive : “Vous faites un choix, je le respecte mais, enfin, qu’est-ce que c’est que cette idée que le visage, les cheveux, le corps des femmes seraient impudiques ?” Respect, on a dit ?

Crédit : Getty

#3 Les Républicains

Août 2016. En pleine polémique sur le burkini, les ténors des Républicains effectuent une véritable levée de boucliers au nom de la défense des femmes. Sarkozy déclare sur RTL vouloir interdire le burkini “au nom de l’égalité stricte entre les hommes et les femmes”, souhaitant que “les féministes se manifestent davantage”. Luc Chatel, lui, déclare sur France Info que la France est “le pays de la libération de la femme”, celui “qui a inventé la mini-jupe”, “le pays des féministes”.

Pourquoi c’est choquant

Quand il ne s’agit pas des femmes musulmanes, les Républicains semblent soudain oublier les combats en lien avec le féminisme. Ce parti politique est celui qui paye le plus d’amendes (plus de 3,5 millions d’euros en 2012) pour non-respect de la parité. Pour avoir au moins une femme - Nathalie Kosciusko Morizet - parmi les sept participants à la primaire de la droite et du centre, il a fallu que des poids lourds lui fassent don de parrainages… c’est dire.

#5 Denis Baupin

En mars 2016, le député écologiste Denis Baupin, entouré d’autres élus, porte du rouge à lèvres sur une campagne de sensibilisation pour la journée contre les violences faites aux femmes

Pourquoi c’est choquant 

Lorsque l’image est dévoilée le 8 mars, de nombreuses féministes manquent de s‘étouffer. Le culot de Denis Baupin aura raison de lui : choquées, huit femmes accusent l’élu de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle dans un entretien à Mediapart. Le jour même, il démissionne de la vice-présidence de l’Assemblée nationale. Six autres femmes témoigneront à charge contre lui dans les mois qui suivent. Une enquête est ouverte puis classée sans suite pour prescription.

Crédit : Twitter / Denis Baupin

#5 Valérie Pécresse

Mai 2015. Pelle à la main, en pleine séquence télévisuelle de nettoyage d’un ancien camp de Roms, la candidate UMP à la présidence du conseil régional d’Ile-de-France milite pour sa cause en s’exclamant à la caméra qu’il n’y a “rien de tel qu’une femme pour faire le ménage”.

Pourquoi c’est choquant 

Y a-t-il vraiment besoin de développer ?


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Lucile Quillet
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