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4 choses qui ne font pas de vous une mauvaise féministe

Beyoncé est-elle une vraie féministe ? Peut-on poser nue et combattre le patriarcat ? A entendre certains débats, il y aurait un manuel de la parfaite militante, une règle de conduite à suivre sous peine de passer pour une hypocrite. Et si on acceptait d'être engagées certes, mais imparfaites ?

#1 Avoir des goûts inavouables en matière de pop culture

Etre fan de Game of Thrones, une série qui maltraite ses héroïnes au plus haut point, ou apprécier la filmographie d'un misogyne notoire : il est impossible de concilier toujours ses idéaux avec ses goûts culturels. D'autant que les milieux du divertissement sont dominés, comme tant d'autres, par les hommes. Dans son ouvrage “Bad Feminist“, l'écrivaine Roxanne Gay révèle son guilty pleasure : “quand je vais au travail, je mets du rap à fond, même si certaines paroles sont dégradantes pour les femmes et m'irritent au plus haut point.“ D'autres se passionnent pour des programmes de télé-réalité : “Je suis une fan du Bachelor. Toutes mes copines me disent : comment peux-tu être féministe et regarder ça ? Le concept de harem me débecte profondément, mais je suis une grande romantique qui ne résiste pas à un happy end“, confie Marlène. Tant que cela n'empêche pas, par ailleurs, de garder un esprit critique ou de promouvoir des programmes faits par/pour des femmes...


Crédit : Instagram / Lena Dunham

#2 Etre accro au make-up

Porter ou ne pas porter du maquillage, telle est la question. La société moderne nous martèle que la valeur d'une femme est déterminée par sa jeunesse et son physique. Dans ce contexte, celles qui soignent leur apparence sont accusées de céder aux diktats de la beauté. Alors, oui, certaines le font pour plaire aux hommes ou être plus présentables face à un recruteur (et difficile de les blâmer tant la pression sociale est énorme). Mais le maquillage a aussi d'autres fonctions : c'est un moyen de se réconcilier avec son image, comme pour la bloggeuse Shalom Nchom, brûlée au visage. D'autres l'utilisent comme un mode d'expression, en subvertissant les codes, préférant les tons flashy aux looks nude plus acceptables  : “J'adore tester des couleurs improbables, mettre des paillettes, faire des expérimentations en fonction des mes humeurs. Pourtant, la plupart de mes copains m'ont avoué qu'ils me préféraient au naturel“, confie Jessica. Et, après tout, le but du féminisme n'est-il pas d'accorder aux femmes le droit de choisir ?

#3 Aimer porter du rose

Des jouets pour filles aux surligneurs Stabilo… Le rose se déploie sous toutes ses formes dans les rayons des supermarchés. Si, autrefois, cette couleur renvoyait à la masculinité (car proche du rouge), le marketing genré l'a transformée en étendard de la culture girly… avec toutes les stéréotypes négatifs qui y sont associés. Faut-il pour autant s'auto flageller parce qu'on a envie de se teindre les cheveux en pastel ?
Comme l'expliquait bien Lena Dunham dans le New Yorker, notre idée du féminisme et de la féminité ne sont pas toujours en adéquation… Et c'est normal ! Certaines artistes utilisent même le rose pour explorer ces sentiments conflictuels, à l'instar de l'illustratrice derrière le tumblr Ambivalently Yours ou de la photographe Frances F. Denny. Celle dernière immortalise les reliques de son adolescence (chouchous, cerceaux, paillettes) dans sa série de clichés pop baptisées “Pink Crush“. “J'ai étudié les théories féministes et je suis consciente que la féminité est une construction. Mais je sais aussi à quel point il est difficile d'y résister. Je déteste avoir été fan, plus jeune, des motifs roses, coeurs, étoiles, arc-en-ciel (…) et d'être toujours attirée par ces choses-là“, explique-t-elle. L'éternel dilemme…


Crédit : Ambivalently Yours

#3 Ne pas être d'accord avec la pensée dominante

Si les féministes s'accordent sur certains points (l'égalité salariale, la lutte contre les violences, le droit à l'avortement), d'autres sujets provoquent davantage de discordances. Faut-il garder son nom de jeune fille après le mariage ? Quelle position avoir sur la prostitution ou le voile ? La beauté de ce mouvement réside justement dans la multiplicité de ses courants, du pro-sexe au queer. Cette confrontation des idées, des vécus, des différences est des plus enrichissantes lorsqu'elle se pratique sans aucun jugement. Rien ne vous oblige toutefois à avoir une opinion tranchée sur tous les grands sujets ou à mener toutes les batailles de front. Dans la lutte pour l'égalité, aucun combat n'est dérisoire, qu'il s'agisse de s'insurger contre les jouets sexistes ou le harcèlement de rue.

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Norine Raja
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