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Zoom sur Keizer, le Banksy égyptien

keizer

Comme Banksy, il ne veut pas révéler son identité. Keizer est un artiste de street art contestataire du régime actuellement en place en Egypte. Avec ses graff anticonformistes, il a participé aux révolutions du Printemps arabe. Un portrait en images...

Surnommé le Banksy égyptien depuis les révolutions du Printemps arabe, Keizer est le roi du street art. Ce graffeur du Caire est devenu un artiste de rue incontournable en couchant sur les murs de la capitale des messages sociaux et politiques.

Armé de ses bombes à graffer, il mène une guerre à sa manière. L'artiste est devenu un dissident du gouvernement d'Hosni Moubarak qui a chuté en 2011, une position très admirée en Europe mais qui reste très (voire trop)  contestataire en Egypte. Dans une interview accordée à Europe 1, Keizer reste très humble : "Je ne suis pas un super héros qui saute d’un building à un autre en pleine nuit [...] mais il faut détruire les icônes, détruire la fabrique de la réalité, détruire les tabous sociaux…" Mais faire du street art contestataire a été un choix difficile puisque Keizer doit rester très effacé il "sort très peu", une ou trois fois par semaine maximum et passe la majorité de son temps à créer dans sa "cave". Muni d'une casquette et d'un long manteau pour rester anonyme, il part à la recherche du mur - plutôt dans des quartiers calmes et nantis - qui servira à exprimer son message révolutionnaire. En effet, après la chute d'Hosni Moubarak puis du chef des Frères musulmans Mohammed Morsi, les rues de la capitale n'ont pas retrouvé leur calme. Le général Abdelfatah Khalil al-Sissi, l'homme fort du gouvernement, instaure régulièrement un régime de la terreur en sortant ses chars sur la place Tahrir. C'est pour cette raison que Keizer veut rester anonyme. Cet ancien étudiant en communication a choisi le symbole de la fourmi pour signer ses œuvres car "elle symbolise la classe moyenne ou la classe ouvrière, qui est victime du capitalisme, mais aussi les oubliés, les silencieux. [...] Les fourmis ouvrières travaillent pour la reine fourmi. C’est comme dans une monarchie. Vous avez tous ces travailleurs qui ne gagnent rien en échange de leur loyauté et de leurs services."

Mais l'artiste peut parfois faire des rencontres surprenantes : "Un policier est venu et m’a aidé à finir mon graff. Il m’a dit 'Quand j’étais jeune, je voulais devenir artiste'". Le policier avait d'ailleurs fini l'œuvre que l'artiste était en train de réaliser : un lapin qui pleure à cause des bombes de gaz lacrymogènes. Les larmes avaient été ajoutées par le policier :

Pourquoi avoir spécifiquement choisi le graffiti ? Car il permet d'évacuer les "frustrations sur l’injustice et l’oppression" dans la mesure où Keizer se qualifie "pourquoi pas" d'anarchiste, d'illustre défenseur de la "démocratie".

Voici quelques graff de l'artiste de street art :

--> Retrouvez l'intégralité du portrait sur Europe 1 ici

--> Retrouvez la page facebook sur ses graff ici

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Victoria Laurent
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