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Une cinquantaine de bars parisiens veut boycotter la fête de la musique

Les contrôles et pressions de la part des autorités sont jugés trop fréquents par les patrons de bars, qui estiment que cela nuit à leur activité. Crédit : Getty

Afin de protester contre les contrôles des autorités jugés fréquents par les patrons de bars, un appel au boycott de la fête de la musique le 21 juin prochain a été lancé par le maire de la nuit de Paris, Clément Léon R.

Un appel au boycott de la fête de la musique le 21 juin prochain a été lancé par le maire de la nuit de Paris, Clément Léon R. La cause ? Les contrôles et pressions de la part des autorités, jugés trop fréquents par les patrons de bars qui estiment que cela nuit à leur activité. Ils clament en effet en avoir "marre de faire les amuseurs publics un soir dans l'année, dépenser de la location de matos et payer des artistes pour amuser le sorteur endimanché, tout ça pour se faire emmerder les 364 jours restants".

Le boycott devrait être suivi par une cinquantaine de bars parisiens dans les 9ème, 10ème et 18ème arrondissements. "C’est un sacrifice pour ces patrons, car c’est un soir de fête, très populaire, mais nous voulons être écoutés par la mairie, qui privilégie les associations de riverains. Les fermetures administratives sont de plus en plus nombreuses, les fermetures de terrasses aussi", a expliqué le maire de la nuit.

Le mouvement devrait même être amplifié dans le 11ème arrondissement. En boycottant la fête de la musique, l’association Village Timbaud, réunissant bars, commerces et restaurants de la rue du même nom, compte bien se faire entendre. "Nous avons joué le jeu pendant deux ans : nous avons accepté des sondes mesurant le bruit au-dessus de nos cafés, nous avons acheté et accroché des oriflammes disant à nos clients de ne pas faire de bruit, nous avons payé des chuteurs chargés de faire baisser le ton quand des fumeurs discutent trop fort, nous avons créé un numéro de téléphone où signaler un tapage, nous avons investi (j’ai mis par exemple du quadruple vitrage dans un de mes établissements), et on a obtenu une baisse des nuisances. Et malgré ces efforts, nous avons tous été convoqués fin 2013 à la préfecture. Depuis, les contrôles pleuvent", a expliqué au JDD Selim Hammoumi, le président de l’association Village Timbaud, qui a appelé les établissements à fermer ce soir-là et à abaisser un rideau noir, en signe de deuil.

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Anne-Yasmine Machet

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