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Suisse : vers une politique du chat unique

Suisse : la politique du chat unique

La question de la surpopulation des chats en Suisse est posée par la SPA locale au point d’envisager une politique du chat unique par famille.

Les Suisses et leurs quotas… Un nouveau problème chiffré se pose au pays des Helvètes : celui du nombre de chats. La SPA de Zurich – le Zürcher Tierschutz - tire la sonnette d’alarme sur les 1,48 millions de chats pour les 8,1 millions d’habitants. Ces petits félins seraient de véritables prédateurs accusés d’être responsables de la disparition du lézard vert ! Ainsi en mai dernier l’idée d’une limitation d’un chat par foyer a été lancée (idée qui n’est pas sans rappeler la politique de l’enfant unique adoptée en Chine il y a 35 ans…). Claudia Kistler, la biologiste à l’origine de l’étude de la SPA locale, a déclaré : "On compte 10 à 15 renards par kilomètre carré à Zurich, alors qu’il y a 430 chats domestiques pour la même superficie. Il faut stopper leur prolifération. Cette mesure serait appliquée sur une base volontaire".

Pourtant ce sont surtout les chats rodeurs dans les zones habitées qui gênent au point d’avoir envisager en juillet un couvre-feu de 20h à 8h. Cette initiative a été soutenue par Erika Bolt, une des membres de la SPA, qui a également préconisé de poursuivre la campagne de castration des chats errants qui existe depuis plus de 18 ans.

D'ailleurs, l’idée d’une politique du chat unique fait débat d’abord à cause des chiffres incertains. C’est notamment ce qu’affirme dans Le Matin Dimanche Denis C. Turner, un ethnologue britannique spécialisé dans les chats et professeur à l’université de Zurich : "Rome compte 2 000 chats au kilomètre carré, et il y en a environ 2 350 dans un village de pêcheur japonais. Ne venez pas me dire que la Suisse souffre d’une surpopulation de chats !". Et le biologiste et philosophe français, Geroges Chapouthier d’ajouter : "Votre pays est très avancé dans la protection des animaux. Vous avez été parmi les premiers à enregistrer tous les chiens, par exemple. Ce n’est pas étonnant que cette proposition naisse en Suisse. Mais franchement, je ne vois pas comment une telle mesure peut être appliquée. Que ferait-on des chats surnuméraires ?". Enfin, Heinz Lienhard, le président de la Protection suisse des animaux (organisme différent de la SPA zurichoise), assure qu’il n’y aucune preuve selon laquelle le chat domestique est à l’origine de la diminution de certaines espèces en Suisse : "Les prédations naturelles ont un impact minimal. La première cause de la disparition de ces espèces, c’est l’Homme : la chimie dans l’agriculture, la diminution de l’espace naturel au profit de l’espace construit par exemple".

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Nolyne Cerda
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