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Snapchat : comment les filtres standardisent nos critères de beauté

Snapchat : comment les filtres standardisent nos critères de beauté

Alors que l’application sort tout juste de la polémique des filtres jugés racistes, elle est maintenant mise en cause pour sa participation à l’uniformisation de nos critères de beauté. Explications.

Les filtres proposés par Snapchat font décidément de plus en plus souvent polémique ! Habituellement pointée du doigt pour ses filtres jugés racistes, c'est maintenant l’application en elle-même et ses dirigeants qui sont accusés d’uniformiser nos critères de beauté. Nicole Williams, une blogueuse américaine a voulu démontrer comment la firme nous incite à penser qu’être belle, cela signifie d’avoir des grands yeux, un teint lissé, la peau éclaircie et la mâchoire et le nez affinés. Dans un post intitulé Mon téléphone pense que j’ai besoin d’une rhinoplastie, la jeune femme, déjà complexée par son nez explique : "Ça m’a pris un moment avant de comprendre que mon téléphone me rendait plus jolie en se basant uniquement sur un algorithme bien occidental. Le filtre beauté le plus populaire sur Snapchat amincit mon visage, agrandit mes yeux et affine mon nez. A force j’ai fini par préférer mon "faux" nez." Elle poursuit en insistant sur le fait que "ces filtres sont programmés pour répondre à des critères de beauté occidentaux. Ils insinuent que les jeunes filles afro-américaines ou polynésiennes ont des nez trop larges. Ils supposent que les femmes asiatiques ont de trop petits yeux. Et ils affirment à toutes les utilisatrices que leurs visages devraient être plus fins ". En effet, nombreuses sont les adolescentes à vouloir ressembler au reflet renvoyé par les filtres "couronne de fleurs" et "lissant" de Snapchat.

Katie Zhu, une ingénieure américaine, s’est penchée sur la question, dépassée par le fait qu’une entreprise comme Snapchat transmette un tel message. Selon elle, l’absence de diversité au sein de l’équipe qui est à la tête de l’entreprise (uniquement des hommes blancs) explique ces stéréotypes envers les noirs, les Asiatiques et les femmes en général. Depuis, Katie a supprimé l'application et recommande vivement à chacun de suivre son exemple.

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Géraldine Verheyen

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