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Près de 20 % de salariés sont victimes de discriminations physiques au travail

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Selon le baromètre Ifop publié lundi 3 février sur les discriminations au travail, 31% des salariés du secteur privé seraient victimes de discriminations. Ils seraient près de 20% à faire l'objet de discriminations physiques.

Les salariés seraient de plus en plus jugés sur leur apparence. C'est ce que vient de révéler la septième édition du baromètre Ifop sur la perception des discriminations dans l’emploi, publié lundi 3 février 2014 par 20 Minutes et réalisé pour l’Organisation internationale du travail (OIT).

Aujourd'hui en France, 31% des salariés du privé et 29% des salariés de la fonction publique estiment avoir été victimes d’une discrimination au travail. L'enquête, réalisée sur près de 1000 salariés (retrouvez l'enquête ici), révèle que les femmes sont généralement plus touchées. En effet, la discrimination la plus fréquemment citées est celle concernant le sexe : 29% des femmes en ont été victimes dans le public et 31% dans le privé en 2013. En deuxième lieu arrive l'origine ethnique avec 16% de personnes discriminées dans le public et 27% dans le privé. Mais l'une des discriminations qui a le plus progressé cette année est celle concernant l'apparence physique : ils sont désormais 22% dans le public et 19 % dans le privé à avoir fait l'objet de moqueries, soit une progression de 9 points dans le public par rapport à 2012. Quant aux personnes souffrant d'obésité, elles sont de plus en plus nombreuses à être dénigrées lors des entretiens d'embauche : 69% dans le public et 58% dans le privé. 

Voici l'iconographie des chiffres de l'étude :

Dans une interview accordée au journal 20 Minutes, Jean-François Trogrlic, directeur du bureau de l’OIT en France, explique cette augmentation : "Cette référence à l’apparence physique englobe aussi la posture d’une personne, sa manière de se comporter et de s’exprimer. Or, dans une société de l’image comme la nôtre, les canons de la mode et de la beauté comptent énormément dans le lien social. À compétences égales entre deux candidats pour un poste, le DRH ou le manager auront tendance à choisir celui qui selon eux, affiche la meilleure présentation". Une société de l'image à laquelle les jeunes entrant sur le marché du travail sont de plus en plus confrontés : "Le plus inquiétant, c’est que pour certains jeunes, la discrimination sur le physique se surajoute à celle relative à la couleur de peau ou au lieu de résidence", précise Jean-François Trogrlic. Les tatouages, les piercings, une mauvaise coupe de cheveux peuvent être perçus comme autant de facteurs négatifs lors d'un entretien d'embauche. Mais si le CV anonyme - voté depuis 2006 en France -  ou l'entretien de simulation - basé non pas sur les diplômes mais sur les capacités de l'aspirant au poste - existent déjà, il n'est pas certain que ces mesures suffisent à enrayer les discriminations physiques.

--> Retrouvez l'intégralité de l'enquête juste ici

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Victoria Laurent
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