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Pourquoi la loi Travail nuit aux femmes en particulier

Pourquoi la loi Travail nuit aux femmes en particulier

Très critiqué, le projet de loi suscite surtout la colère des féministes.

Le projet de loi El Khomri suscite des critiques à peu près partout… et surtout chez les féministes. "Parce que ce sont elles les plus précaires, parce que ce sont elles qui touchent les salaires les plus bas. Parce que ce sont elles qui sont majoritairement à temps partiel. Parce que ce sont elles et leurs enfants qui constituent la grande majorité des familles monoparentales" explique le collectif national pour les droits des femmes dans un communiqué.  De son côté, le  Conseil supérieur de l'égalité professionnelle attaché au ministère des Droits des femmes a analysé  la loi travail sous l’angle de l’égalité hommes femmes. Bilan ? "Un déséquilibre apparaît dans ce texte en défaveur des salarié(e)s et singulièrement des femmes".

Plusieurs mesures sont en cause. Le fait que les accords d’entreprises (négociés avec les syndicats) priment sur les accords de branche ou sur la loi, même s'ils sont moins favorables aux employés. Cela nuit aux femmes qui sont plus nombreuses dans les secteurs les moins couverts par les syndicats : commerce, aide à domicile, petites PME. Ensuite, l’augmentation de la flexibilité "du temps de travail, premier facteur discriminant pour les femmes." Les durées de travail maximales sont allongées, et l’employeur pourra modifier de façon unilatérale les horaires. Des mesures hautement incompatibles avec le principe de conciliation entre la vie professionnelle et la vie de famille, et une double peine pour les salariés à temps partiel (80% sont des femmes) dont les heures supplémentaires seront demain encore moins bien payées.

Le Conseil pointe un "risque de licenciement plus grand pour les femmes", qui assument beaucoup  plus de charges en dehors de leur vie professionnelle, et ont donc "beaucoup moins de possibilités d’adaptation". Or, la nouvelle loi permettra à l’employeur de licencier le salarié qui refuse la modulation de ses horaires de travail… Quant aux congés légaux "de solidarité familiale" ou "de proche aidant" qui sont majoritairement utilisés par des femmes, leur durée n'est plus fixée par la loi.  Pour un décryptage complet de la loi par Osez le Féminisme, c’est ici.

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