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Pollution : le parc national des Calanques prolonge l’autorisation de rejets chimiques en mer

Pollution : le parc national des Calanques prolonge l’autorisation de rejets chimiques en mer

Lors d’un vote effectué lundi, le nouveau parc national autorise la société Altéo, productrice d'alumine, à continuer de rejeter au large de Cassis ses eaux industrielles, chargées en aluminium, fer et arsenic.

Le parc national des Calanques, créé à Marseille au printemps 2012, a voté hier lundi la prolongation d’une autorisation de polluer en mer pour l’usine Altéo de Gardanne. L’usine pourra donc continuer de déverser, et ce depuis 1966, les déchets de son exploitation d'alumine, les fameuses "boues rouges", dont le taux en aluminium, en arsenic et en fer, dépasse les seuils légaux. Le parc a en effet donné son accord ce lundi (30 voix pour, 16 contre, 2 abstentions), pour un total de 180 000 tonnes de boues rouges déversées chaque année dans le canyon de Cassidaigne, situé à 7,7 kilomètres de Cassis (par 320 mètres de fond exactement).


En contrepartie à cette autorisation prolongée, le parc a assorti son avis d’une obligation de rendez-vous tous les cinq ans, où l’industriel devra exposer les mesures ou procédés mis en œuvre "en fonction de l’évolution des technologies" pour améliorer la qualité de ses effluents, précise Didier Réault, président (UMP) du parc. En cas de non-respect par l'exploitant de ses engagements, le parc pourra demander un arrêté limitant ou suspendant l'autorisation de polluer.

Comme le précise Libération dans un long article sur le sujet : "Avec plus de 20 millions de tonnes déversées en cinquante ans, 30 millions selon certains opposants, le producteur admet lui-même que l’on trouve des traces de ses boues sur 65 kilomètres (…). Des campagnes de pêche relèvent régulièrement des taux peu ragoûtants de mercure, d’arsenic et autres dans le poisson - sans que l’on puisse cependant préciser la part due aux boues rouges : la splendide rade de Marseille "accueille" aussi le débouché du Rhône et de l’Huveaune, rivière qui charrie les eaux déversées sans beaucoup de filtres par de nombreux industriels."

Pourtant, cette décision divise, opposant l’écologie à l’emploi. Ce lundi, pendant que des écologistes manifestaient devant le bâtiment qui abritait le conseil d’administration, la CGT menaçait d'une contre-manif pour défendre les 400 salariés de l'usine. Au sein même EE-LV, les avis divergent : Michèle Rivasi, députée européenne, défend une pétition pour faire interdire les rejets tandis que son collègue François-Michel Lambert, député EE-LV publiait, dimanche soir sur Twitter :

De son côté, la ministre de l'Écologie Ségolène Royale reste sur ses gardes quant à l'autorisation donnée par le parc national des Calanques :

Enfin, le site Arrêt sur Images précise, non sans une certaine ironie : "À quoi sert cette alumine, fabriquée à Gardanne ? À un tas de choses, et notamment à la fabrication de télés à écran à cristaux liquides. (…)Attention, je me mets en mode de culpabilisation écolo : à chaque fois que vous allumez votre télé à écran plat, vous empoisonnez les petits poissons du canyon de Cassidaigne."

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