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Pétition lancée pour supprimer le Medef : une riposte par l'humour

Le président du Medef, Pierre Gattaz, lors d

Lors des négociations sur l'assurance chômage jeudi 13 février, le Medef a proposé drastiquement la suppression du régime des intermittents du spectacle. Une pétition en ligne lancée peu après proposait, pour la blague, le contraire : supprimer le Medef.

Une pétition "ridicule" de… 15 000 signatures

Romain Cazeaux, intermittent à l'origine de la pétition lancée sur Change.org pour la suppression du Medef, n'en revient pas : plus de 15 000 signatures récoltées dans sa pétition lancée peu avant ce week-end : "Intermittents du spectacle et sympathisants, nous demandons la suppression du MEDEF, qui lui aussi coûte trop cher". Lui qui l'avait mise en ligne pour la blague, le voilà pris au sérieux ; ainsi, sur le site de la pétition, il s'est vu obligé de préciser, face au nombre toujours plus croissant de signatures :
"Je voudrais signifier à tous (…) que l'objet de cette pétition est avant tout humoristique. C'est une blague. Une manière personnelle, pour moi qui suis un intermittent du spectacle parmi tant d'autres, de réagir au caractère risible de la proposition-provocation du MEDEF qui, la semaine dernière, voulait supprimer le régime spécial d'indemnisation chômage des intermittents du spectacle.


L'idée est de mettre en exergue le ridicule de cette proposition, en proposant à mon tour une mesure tout aussi ridicule. (…) Moi je n'ai fait qu'une blague, pour faire réagir, et suis absolument ravi d'avoir trouvé chez vous autant d'écho. Merci beaucoup."

Le soutien d'Aurelie Filippetti et les chiffres de la culture

En revanche, la proposition du patronat est loin de faire rire tout le monde. Ainsi, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a elle-même immédiatement réagi à la proposition du Medef, affichant son soutien aux intermittents, dans une interview publiée dimanche 16 février par Le Parisien/Aujourd'hui en France : les intermittents "ne sont pas des privilégiés. (…) Le Medef a une attitude agressive et scandaleuse. Il veut tuer la culture (…) il cherche un bouc émissaire car il est incapable de s'engager sur des contreparties au pacte de responsabilité proposé par le président". Elle précise : "Economiquement, on a besoin des intermittents. Quand vous investissez 1 euro dans un festival ou un établissement culturel, vous avez 4 à 10 euros de retombées économiques pour les territoires".

Rappelons, en effet, qu'au mois de janvier dernier, le dernier rapport conjoint des ministères de l'Economie et de la Culture (sur les calculs de l'Insee) a montré que la culture contribue à hauteur de 57,8 milliards d'euros au PIB. Il s'agit de la valeur ajoutée directe, c'est-à-dire du seul fait des activités culturelles. Ce qui équivaut à 3,2% du PIB, soit sept fois la valeur ajoutée de l'industrie automobile. Ainsi, contre toutes les idées reçues, la culture rapporte à la France, et pas seulement sur le PIB mais aussi sur les emplois : les entreprises culturelles emploient quelque 670.000 personnes, (soit 2,5% de l'emploi dans le pays) et à cela s'ajoutent les 870.000 professionnels de la culture qu'emploient les entreprises non culturelles.

Le régime des intermittents dans l'Unedic

Artistes ou techniciens, parce que leur emploi est instable, alternant périodes d'emploi et de chômage, les intermittents du spectacle bénéficient depuis la fin des années 1970 d'un régime d'allocations chômage plus généreux que le régime général. Si depuis quelques années, le régime des intermittents est devenue la bête noire des audits publics de la Cour des comptes, le dernier rapport en date - rendu public le 26 novembre et signé par le président Didier Migaud - change la donne. Pour la première fois, la Cour relève que les intermittents ne sont pas les principaux responsables du déficit global de l'Unedic (l'organisme qui gère l'assurance-chômage) : la dégradation de la situation des CDI, CDD et des intérims y prend une part plus importante. Une vidéo, publiée il y a un an déjà par Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France, montrait la grossière erreur de calcul des indemnisations des intermittents et leur injuste stigmatisation :

Enfin, le président François Hollande, lors de sa visite aux Français de San Francisco, n'a pas pu s'empêcher d'ironiser sur son bras de fer avec le président du Medef, Pierre Gattaz :

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