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Les supportrices iraniennes encore et toujours interdites de stade

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Le gouvernement iranien interdit aux femmes d’assister à des matches de football ou de voley-ball en présence d’hommes pour des raisons de "dignité". Un interdit que les supportrices qui se sont rendues au Mondial 2014 ne manquent pas de contourner.

Une cinquantaine d’Iraniennes se sont vues refuser l’accès au stade Azadi à Téhéran par la police religieuse le 15 juin dernier. Avait en effet lieu une rencontre de volley-ball entre l’Iran, douzième au classement mondial, et le Brésil. "Nous sommes allées au stade Azadi pour regarder le match de volley-ball Iran-Brésil. Mais les responsables de la salle n’ont pas laissé les femmes entrer. Nous sommes restées derrière les portes fermées", a expliqué la journaliste et militante des droits des femmes, Jila Baniyaghoob, sur sa page Facebook. Seules quelques Brésiliennes, des journalistes et des privilégiées appartenant aux familles des autorités iraniennes ont pu se joindre aux hommes pour assister à l’événement, ce malgré l’engagement du pays auprès de la Fédération internationale de volley-ball de permettre aux Iraniennes d’assister aux qualifications de la Ligue mondiale de volley.  

Contrairement au football, les matches de volley-ball étaient il y a deux ans périodiquement ouverts et autorisés aux femmes. Depuis, une trop forte médiatisation de la présence féminine dans les stades et l’enthousiasme des supportrices aurait justifiées leurs interdictions. L’ancien président Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013) s’était pourtant déclaré favorable à la présence de femmes dans les stades lors des matches de football. Néanmoins, un an après l’arrivée au pouvoir du modéré Hassan Roahani, il semblerait qu’aucune avancée n'a été obtenue sur ce point, les femmes iraniennes étant toujours officiellement interdites de stades pour une question de "décence". Un responsable de la police avait en effet déclaré sur le site Polycimic lors de la dernière Coupe du monde en Afrique du Sud, que "les hommes qui regardent le foot peuvent s’exciter et utiliser un langage vulgaire ou dire des blagues salaces. Un comportement qui pourrait nuire à la dignité des femmes (qui) devraient remercier la police".

Quelques semaines avant le lancement de la Coupe du monde 2014, la mixité a ainsi été interdite dans les salles de cinéma qui souhaitaient retransmettre les matches. Et au vu de ces complications, ces dernières ont préféré annuler leur diffusion ; idem pour les cafés, salons de thé et restaurants, qui n’ont pas été autorisés à diffuser les matches. Si en Iran, les femmes organisent des manifestations pour protester contre cette interdiction, c’est dans les gradins au Brésil que la contestation est la plus forte. Maquillées, habillées "à l’occidentale", sans voile et agitant des drapeaux, les supportrices iraniennes soutiennent ouvertement et librement leur équipe nationale à l'occasion du Mondial 2014.

Une thématique qu'avait choisi d'aborder le réalisateur iranien Jafar Panahi dans son film Hors jeu sorti en décembre 2006. Sa comédie dramatique relatant comment les Iraniennes doivent se déguiser en hommes pour pouvoir assister aux matches de football avait par ailleurs été récompensée par l'Ours d'argent lors de la Berlinale de 2006.

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