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Les femmes plus nombreuses que les hommes à partir pour le djihad

Les femmes plus nombreuses que les hommes à partir pour le djihad

Au mois de mars, le nombre de femmes françaises signalées candidates au djihad sur le front irako-syrien a surpassé celui des hommes, comme l’a relayé BFM TV. Des chiffres alarmants qui mettent en lumière un phénomène nouveau.

Pour la première fois, le nombre de femmes françaises ou ressortissantes françaises en voie de radicalisation a dépassé celui des hommes comme l’a rapporté Pierre N'Gahane, secrétaire général du comité interministériel de prévention de la délinquance. En effet, ce mardi 14 avril, la plateforme de signalement au djihad a recensé près de 136 femmes contre 125 hommes comme candidates au djihad sur le front irako-syrien, un an après la mise en place d’un numéro vert. Une tendance qui semble alors s'inverser puisque l'année dernière, la proportion de femmes partant pour le djihad était de 45% contre 55% d'hommes. Récemment, c’est le cas d’Inès Baritel qui a permis de mettre en exergue ce phénomène. Cette jeune fille de 15 ans, portée disparue depuis le 24 mars dernier par sa mère à Roanne, serait soupçonnée d'être partie faire le djihad en Syrie. Mais alors comment expliquer cette évolution ?

Depuis le 29 avril 2014, 3670 cas de départs pour le djihad ont été signalés par les familles qui veulent alerter de la radicalisation de leurs proches. D’après le ministère de l’Intérieur, cette évolution des femmes converties qui se radicalisent tient au fait que la propagande de l'État islamique les vise de plus en plus. Pour celles en quête du grand amour ou d'une grande cause idéaliste, des vidéos qui visent à les séduire et les convaincre sont diffusées sur la Toile."Les réseaux ont ce pouvoir de les convaincre qu'elles sont un maillon essentiel, car ce sont elles qui vont donner naissance aux futurs combattants", analyse pour la chaîne BFMTV, Delphine Bergère-Ducote, de la Direction de la protection de la jeunesse. Toutefois, Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE, s’est montré perplexe face à ces estimations. "Les parents dans les familles sont plus attentifs aux dérives de leurs filles que de leurs fils", a-t-il affirmé. Il a ensuite constaté la "liberté assez grande" laissée aux garçons, leur permettant davantage de marge pour organiser leur départ, contrairement aux jeunes filles, qui restent "objets de l'attention familiale".

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Myriam Benachour
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