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Les femmes journalistes des Echos font la grève des signatures pour obtenir plus de parité

Les femmes journalistes des Echos font la grève des signatures pour obtenir plus de parité

Les femmes de la rédaction du quotidien économique "Les Echos" font aujourd'hui la grève des signatures (ne signant plus leurs papiers), afin d'obtenir plus de parité en ce qui concerne leurs salaires et les postes à responsabilités.

C'est une action inédite dans le monde du journalisme. Les femmes de la rédaction des Echos font aujourd'hui une grève des signatures, sur les éditions papier et web du quotidien économique, afin de réclamer une plus grande parité concernant leurs salaires et leur représentation au sein de la hiérarchie. Dans un communiqué, elles expliquent les raisons exactes de leur acte militant :

" Hommes : 12 / femmes : 0 Pourquoi nous, femmes, faisons aujourd’hui la grève des signatures
Nous, femmes journalistes aux Echos, sommes devenues, au fil des ans, invisibles. C’est pourquoi nous avons décidé de faire une grève des signatures dans les éditions papier et web du vendredi 7 juin 2013. Chaque jour, aux Echos, nous sommes aussi nombreuses que les hommes à faire ce journal. Mais il n’y a de femme ni à la rédaction en chef ni à la direction de la rédaction du quotidien. Les femmes ont peu à peu disparu de cette équipe. Nous espérions beaucoup de la nouvelle direction de la rédaction mais rien n’a changé.
On nous dit qu’aucune femme ne correspondait aux profils recherchés ! Les Echos ne manquent pourtant pas de femmes compétentes, motivées et ambitieuses. Mais elles ne sont pas considérées.(...)"

Pour lire l'intégralité du communiqué, cliquez ici.

Pire encore que ce qui est dit dans ce courrier, il semblerait même que la direction des Echos aille jusqu'à mentir à ses journalistes. En effet, lors de la nomination d'un homme comme rédacteur en chef du service politique, il aurait été dit à une responsable syndicale que si ce poste n'avait pas été confié à une femme, c'est parce que celles à qui il avait été proposé avaient décliné. Après renseignements, il s'avère qu'aucune d'entre elles n'avaient été approchées. Un fait qui justifie aujourd'hui le ras-le-bol de ces grévistes.

Sur Twitter, l'initiative est très vite saluée par le collectif féministe La Barbe :

Mais cette inégalité dont souffrent les journalistes des Echos est loin d'être la seule dans le monde du travail. Le magazine Slate.fr a publié aujourd'hui un article listant les hauts postes en France n'ayant jamais été occupés par des femmes. Parmi eux, on retrouve la fonction de Président de la République, Maire des six plus grandes communes de France (à savoir Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Nice et Nantes) ou encore ministre de l'Education Nationale.  Une fois de plus, La Barbe réagit et remercie le magazine digital d'avoir ciblé leurs prochaines actions militantes :

Si aujourd'hui, la place de la femme dans la société -et plus particulièrement dans le monde du travail- semble de plus en plus importante et reconnue, la grève de ces journalistes et l'article de Slate.fr démontrent que de nombreuses inégalités persistent et demeurent presque banales. La parité n'est donc pas pour tout de suite.

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Amélie Frantelle
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