Actuellement en kiosque !

GL cover mag Décembre 2017 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
HautHab__Leaderboard - skin
Inboard

Leïla Slimani "revendique le droit de ne pas être importunée" dans une tribune de Libération

Leïla Slimani "revendique sa liberté" dans une tribune de Libération

Après la tribune polémique publiée par "Le Monde" le 9 janvier dernier, Leïla Slimani a choisi, elle aussi, de s’exprimer dans "Libération". Elle y réclame "le droit de ne pas être importunée" et "revendique sa liberté".

"Je réclame le droit de ne pas être importunée". Ce sont les mots forts de la romancière Leïla Slimani que l’on peut lire ce 12 janvier 2018 dans une tribune parue dans Libération. Suite au texte anti-féministe, publié le mardi 9 janvier 2018 par Le Monde et signé par cent femmes, dont Catherine Deneuve et Brigitte Lahaie, l’écrivaine Leïla Slimani a voulu, elle aussi, partager son avis dans un quotidien. Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il est diamétralement opposé. Dans un texte intitulé "Un porc, tu nais ?", elle revendique sa liberté : "Marcher dans la rue. Prendre le métro le soir. Mettre une minijupe, un décolleté et de hauts talons. Danser seule au milieu de la piste. Me maquiller comme un camion volé. Prendre un taxi en étant un peu ivre. M’allonger dans l’herbe à moitié dénudée. Faire du stop. Monter dans un Noctambus. Voyager seule. Boire seule un verre en terrasse. Courir sur un chemin désert. Attendre sur un banc. Draguer un homme, changer d’avis et passer mon chemin. (…) Je revendique ma liberté à ce qu’on ne commente pas mon attitude, mes vêtements, ma démarche, la forme de mes fesses, la taille de mes seins", écrit-elle. L’auteure de Chanson Douce, Prix Goncourt 2016, ajoute : "Je ne suis pas une victime. Mais des millions de femmes le sont. C’est un fait et non un jugement moral ou une essentialisation des femmes. Et en moi, palpite la peur de toutes celles qui, dans les rues de milliers de villes du monde, marchent la tête baissée. Celles qu’on suit, qu’on harcèle, qu’on viole, qu’on insulte, qu’on traite comme des intruses dans les espaces publics."

Dans cette tribune, Leïla Slimani revient aussi sur une évidence : on peut bien sûr être féministe et ne pas considérer tous les hommes comme des porcs. "Combien sont-ils, ces dernières semaines, à m’avoir éblouie, étonnée, ravie, par leur capacité à comprendre ce qui est en train de se jouer ? A m’avoir bouleversée par leur volonté de ne plus être complice, de changer le monde, de se libérer, eux aussi, de ces comportements ? (…) Les hommes qui m’entourent rougissent et s’insurgent de ceux qui m’insultent", défend-elle. Pour conclure, Leïla Slimani termine par une touche d'espoir : "J’espère qu’un jour ma fille marchera la nuit dans la rue, en minijupe et en décolleté, qu’elle fera seule le tour du monde (…) sans avoir peur, sans même y penser. Le monde dans lequel elle vivra alors ne sera pas un monde puritain. Ce sera, j’en suis certaine, un monde plus juste, où (…) les jeux de la séduction ne seront que plus beaux et plus amples."

Le texte complet est à lire sur liberation.fr

LIRE LA SUITE
Ava Skoupsky
Inread
Loginnn
__5574__FR-New-Glamour__Impact__Interstitiel - interstitiel

Vous possédez un compte Glamour ? Gagnez du temps !

se connecter
Mme M.

JE SOUHAITE RECEVOIR

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.