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Le "Printemps français", Manuel Valls et la République

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"Taubira t'es foutue les Français sont dans la rue…" Contre le mariage gay, le nouveau mouvement autoproclamé "Printemps français" mêle militants d'extrême droite, catholiques traditionalistes et identitaires qui rêvent d'un mois de mai réactionnaire.

Se comparant au Printemps de Prague en 68, Tian Anmen en 89 ou encore la place Tharir plus récemment en 2011, qui a symbolisé le Printemps Arabe d'abord entamé en Tunisie, en passant par les Indignados d'Espagne… sans crainte du paradoxe, des militants anti-mariage gay d'extrême droite de différents groupuscules se réunissent désormais derrière le concept du "Printemps français", qui a pour slogan sur son site officiel "la dictature n'a jamais survécu face à la détermination".

"Cette rétorsion lexicale est une vieille méthode de l’extrême droite française, analyse Nicolas Lebourg, spécialiste de cette famille politique. Il s’agit d’une contre-subversion symbolique qui permet à ces mouvements d’avoir l’air subversifs tout en étant parfaitement réac." Bloc identitaire, GUD, Renouveau français ou Civitas ; déçus de la modération de Frigide Barjot, la porte-parole du collectif la Manif pour tous, ils décident d'agir afin de ne pas assister passivement à la menace d'un déclin de civilisation. "La base en a assez de passer pour des Bisounours. Il y a un devoir de désobéissance contre les lois injustes", explique l’avocat Frédéric Pichon, qui défend plusieurs partisans de la radicalisation.


La scission avec les troupes de la Manif pour tous de Frigide Barjot s’est opérée le 24 mars. Ce jour-là, une partie des opposants au mariage gay venus manifester à Paris décide de passer outre les consignes préfectorales et quittent le défilé officiel, avenue de la Grande Armée, en direction des Champs-Elysées. De quoi réjouir ceux en quête de violence... Alain Escada, président de Civitas, précise :"Il s’agit de rompre avec la ligne festive de Frigide Barjot : l’heure est au durcissement. Il faut des comités d’accueil au moindre déplacement ministériel, que les membres du gouvernement soient chahutés par la foule." La tête de Civitas depuis 2012 prône aussi d’autres actions, comme "encourager les maires à ne pas appliquer la future loi" ou encore "mettre en place une résistance économique en retirant de manière simultanée l’épargne des livrets A".

Qui est à la tête du Printemps français ?
"Le Printemps français n’appartient à personne" déclare Béatrice Bourges, Versaillaise d’une cinquantaine d’années, porte-parole du Collectif pour l’enfant, remerciée par le collectif la Manif pour tous et désormais égérie du Printemps Français des réac'. "C’est un mouvement qui dépasse les associations. (…) Seules les actions mises en avant sur le site Internet seront reconnues comme s’inscrivant dans le cadre du Printemps français", précise-t-elle.

Ainsi, les groupuscules cachés derrière le Printemps français comptent manifester ce dimanche 26 mai. Le groupe d’extrême droite des Jeunesses nationalistes appelle à participer au défilé de dimanche pour dire "non à tout un système", un "système qu’il faut abattre" : "Il est plus que temps de choisir son camp : celui du système, ou celui de la patrie", écrit Alexandre Gabriac, le leader du groupe. En guise de réponse, à deux jours du rassemblement, Manuel Valls a déclaré ce matin sur France Info son intention de ne pas les laisser agir en toute tranquillité. En effet, les autorités vont "étudier" attentivement les possibilités d'interdire le "Printemps Français" et ses appels à des opérations coups de poing : "Nous allons l’étudier parce que ces propos sont inacceptables", a déclaré le ministre de l'Intérieur, interrogé sur un communiqué virulent du groupe. "Il n’y a pas de place pour des groupes qui défient la République, la démocratie et qui s’attaquent aussi à des individus", a -t-il prévenu.

De son côté, Frigide Barjot hésite à rejoindre le cortège, suite aux menaces dont elle a fait l’objet. Le climat s’annonce tendu. Trois cortèges sont prévus à 14 heures depuis la porte Dauphine, la porte de Saint Cloud et la place Valhubert, à Austerlitz, et convergeront vers le centre de Paris pour une fête des mères… plutôt radicale.

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