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#IamLiberiannotaVirus : une campagne contre la stigmatisation engendrée par Ebola

#IamLiberiannotaVirus : les Libériens luttent contre la stigmatisation engendrée par Ebola

La Libérienne et journaliste Shoana Solomon a lancé la campagne "Je suis un Libérien, pas un virus" pour lutter contre les discriminations faites à l’encontre des personnes originaires des pays touchés massivement par le virus Ebola.

Le hashtag est une arme pacifique de masse dont disposent les internautes pour mettre en lumière des causes comme récemment #NotInMyName qui a dénoncé l'État islamique par exemple. Cette fois, c’est sous le hashtag #IamaLiberiannotaVirus (Je suis un Libérien, pas un virus) que la journaliste et photographe Shoana Solomon appelle ses concitoyens et autres personnes touchées par les amalgames à se regrouper.

En effet, en apprenant que sa fille de 9 ans, envoyée dans une école américaine, avait été interpelée par une camarade de classe lui disant : "Tu viens du Liberia, donc tu as une maladie", elle s'est d'abord révoltée sur Facebook. Puis, comme elle l'a confié au Gardian, elle a appris que sa nièce, qui avait toujours vécu aux États-Unis et n’avait jamais été au Liberia, avait subi le même jugement hâtif : "[Elle] était à l’école et a éternué plusieurs fois. Ils ont pris sa température, l’ont placée seule dans une pièce et ont appelé ma sœur". La petite fille a dû quitter l’école pour un temps à la demande des enseignants.

Bien qu’elle ne prenne pas à la légère le phénomène dramatique que subit son pays, Shoana Solomon tient à rappeler qu’ils sont des êtres humains avant tout et non pas des parias. À l'aide d'une vidéo réalisée grâce au soutien d'amis, la présentatrice télé explique le but de sa campagne et braque les projecteurs sur les internautes qui ont pris part au mouvement en se photographiant avec une pancarte au slogan "I am Liberian, not a virus" (comme le tweet ci-dessous).

Alors que 4 877 personnes ont succombé à la fièvre hémorragique à travers le monde, une panique générale s'est propagée notamment aux États-Unis où un malade revenant du Liberia est décédé le 8 octobre dernier à Dallas. De plus, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a rien arrangé en prenant la décision de dresser une liste des pays atteints par l'épidémie et en les catégorisant (celui des pays les plus touchés : Liberia, Sierra Leone Guinée et ceux touchés indirectement : les États-Unis et l’Espagne). Depuis, des amalgames discriminatoires se sont développés en grand nombre au point qu'à Staten Island, à New York, s'est tenue une conférence regroupant les Libériens qui dénoncent la stigmatisation qu'ils subissent tous les jours. C'est ce qu'a affirmé l'Américano-libérien Charles Roberts à ABC News : "Quand on vous demande d'où vous venez et que vous répondez du Liberia, on vous tourne immédiatement le dos".

Ci-dessous, la vidéo de Shoana Solomon :

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Nolyne Cerda
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