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Harcèlement de rue : elle riposte en prenant des selfies avec ses agresseurs

De belles têtes de vainqueurs

Alors que le harcèlement de rue est aujourd'hui largement médiatisé, Noa Jansma, une étudiante de 20 ans, a décidé de lutter contre les agressions à coup de selfies.

Comment réagir face à un gros lourd qui vous fait des remarques déplacées en pleine rue ? Noa Jansma, une étudiante vivant à Amsterdam, a choisi de répondre à ses agresseurs en prenant des selfies avec eux. Pendant un mois, elle a partagé près de 30 clichés sur son compte Instagram @dearcatcallers ("Chers harceleurs" en français), avec comme légendes les remarques sexistes qu’elle venait d'entendre.


#dearcatcallers "baby! Baby! *whisting*"

Une publication partagée par dearcatcallers (@dearcatcallers) le

#dearcatcallers

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Dans une de ses publications, Noa explique les raisons de son initiative : "Comme beaucoup ignorent encore avec quelle fréquence et dans quel contexte le harcèlement arrive, je montrerai mes harceleurs pendant un mois entier. Poursuivre sa route semble être la seule solution, mais cela n'a aucune conséquence pour les harceleurs. Il m'est arrivé de leur faire un doigt d'honneur, mais je me sentais bête après. Je voulais faire quelque chose qui me donne du pouvoir sur eux." Le plus étonnant : lorsque que la jeune femme a demandé aux coupables de venir poser avec elle, seul l'un d'entre eux lui a demandé pourquoi, les autres répondant avec enthousiasme. "Ils ne sont pas du tout méfiants parce qu'ils trouvent que ce qu'ils font est tout à fait normal", constate-t-elle. Et son expérience n'a malheureusement rien d'exceptionnel.

Les femmes contre-attaquent

En France, une étude menée en 2015 par l’Insee a révélé que 62,5% des femmes ont déjà reçues des commentaires, des injures ou des insultes à connotation sexuelle dans l’espace public. Dans 24 % des cas, c’est l’insulte "salope" qui est prononcée. Un phénomène aujourd'hui étudié et médiatisé : on ne compte plus les travaux scientifiques sur la place des hommes et des femmes dans l'espace urbain, ni les associations dédiées ou encore les actions des pouvoirs publics. Quant aux victimes, elles utilisent de plus en plus le Web pour dénoncer ces attaques. L'une des premières en date :  Emily Mayune jeune activiste qui s’était fait filmer en 2014 alors qu'elle marchait dans les rues de New York. En dix heures, elle avait été interpelée une centaine de fois... Noa Jansma reprend aujourd'hui le flambeau et invite les femmes du monde entier à lui envoyer leurs selfies. Elle aimerait à terme transmettre son compte Instagram à d'autres victimes. De quoi alimenter le débat actuel sur la lutte contre le harcèlement de rue, et notamment sa pénalisation.

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Ava Skoupsky
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