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Ecriture inclusive : pourquoi tout le monde en parle ?

"Who run the world? Girls!"

Les éditions Hatier viennent d’intégrer l’écriture inclusive dans un de leurs manuels scolaire. Et ont déclenché une polémique... On fait le point.

La rentrée scolaire 2017-2018 est décidément riche en nouveautés. Après que les élèves de 4ème ont eu droit à un manuel de SVT où le clitoris est (enfin) correctement représenté, c'est au tour des classes de CE2 de découvrir une innovation : un manuel des éditions Hatier, rédigé entièrement en écriture inclusive. Les élèvent pourront y lire les mots dans leur forme masculine et féminine, chacune étant séparée par un point (ce qui donne "les agriculteur.rice.s", "les artisan.e.s" ou encore "les paysan.ne.s"). 

L’intérêt de cette démarche : rétablir l'égalité entre les sexes dans le langage, alors que jusque-là, la règle officielle était que le masculin l’emporte sur le féminin et que de nombreux termes n’existent qu’au masculin (un pompier, un écrivain…). Mais tout le monde ne voit pas cette initiative d'un bon œil. Pour le prof de philosophie et chroniqueur Raphaël Enthoven, l’orthographe non-genrée serait inutile : "Ça donne des mots illisibles. C’est une agression de la syntaxe par l'égalitarisme", s'est-il insurgé au micro d’Europe 1. Sur Twitter, de nombreux internautes se sont aussi indignés face à cette démarche :

Quand le langage façonne la société 

Alors, cette nouveauté ne serait-elle qu'un gadget qui embrouille les élèves ? Pas pour Chloé Sebagh, cheffe de projet dans l'agence de communication Mots Clés, spécialisée dans l'influence du discours. Elle rappelle que le langage que l'on emploie au quotidien a un impact sur l'organisation de la société : "Il existe encore trop d'inégalités entre les sexesLe genre ne doit plus être déterminant dans l'activité ." Certains métiers n'étant jamais féminisés dans notre langage, ils restent en effet perçus comme des professions d'hommes et ne vont pas être envisagées par les femmes. Idem pour certains postes, notamment ceux de direction. Chloé Sebagh insiste donc pour être désignée comme "cheffe" et non pas "chef". Et se félicite de l'initiative Hatier : "C'est une bonne chose que l'on en parle et ce, même si il y a des détracteurs et détractrices."

Agir dès le plus jeune âge

Si certains récusent l’intérêt de la démarche chez des enfants, c'est pourtant dès le plus jeune âge qu'il faut déconstruire les stéréotypes. Une récente étude menée par le Journal of Adolescent Health vient ainsi de montrer qu'ils sont déjà bien ancrés chez les enfants de 10-11 ans. En effet, dès leur plus jeunes âges, ces derniers arrivent à différencier les comportements qui doivent "normalement" être ceux des garçons ou bien des filles. Les scientifiques estiment donc qu'ils faudrait évoquer les mécanisme des inégalités femmes-hommes avant même l’adolescence. Selon Chloé Sebagh, le nouveau manuel Hatier fait parti des outils utiles à cette démarche.

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Ava Skoupsky
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