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Donald Trump limite l’accès à la pilule contraceptive aux USA

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Le média américain "Vox" l’avait annoncé en juin dernier, l’administration de Donald Trump était en train de réfléchir à une loi permettant aux assurances de refuser le remboursement de la pilule pour des raisons religieuses ou morales. C’est maintenant chose faite.

Mise à jour du 08/10/2017 : L’administration de Trump a encore frappé. Ce vendredi 6 octobre, le président des Etats-Unis a annulé une loi qui faisait partie du plan Obamacare et qui permettait aux entreprises d’offrir à leurs employés une couverture sociale prenant en charge la pilule contraceptive.

Il y a quatre mois, des documents concernant cette nouvelle mesure avaient déjà fruité. Le plan en question permet ainsi aux entreprises disposant d'une couverture sociale pour leurs employés de finalement refuser, pour des raisons morales ou religieuses, de prendre en charge la pilule. Et l’histoire ne s’arrête pas là. Les compagnies d'assurance privées sont logées à la même enseigne : si le PDG ne pense pas que les femmes aient besoin d’un moyen de contraception, il peut faire en sorte que son entreprise ne le rembourse plus. "En gros, si vous ne voulez pas fournir une couverture pour cela, vous ne le faites pas", avait explicité Tim Jost, un professeur de lois à l’université de Washington, à Vox

Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, a confirmé vendredi les motivations religieuses qui se cachent derrière cette mesure anti-contraception : "Le président estime que la liberté de pratiquer sa foi est un droit fondamental dans ce pays et c'est ce dont il s'agit aujourd'hui."


Réactions en chaîne

Face à cette annulation de loi, citoyens, opposition démocrate, planning familial, association de défense des droits des femmes, obstétriciens et les gynécologues n’ont pas tardé à réagir. Sur Twitter, le hashtag #HandsOffMyBC (#TouchePasÀMaContraception) s’est rapidement hissé à la première place des sujets les plus commentés dans le monde.

Plus concrètement, l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), a déjà porté plainte contre cette décision de Donald Trump. Lors de la fuite des documents, les possibilités de procès avaient d'ailleurs été évoquées. "Des centaines de milliers de femme pourraient perdre leur accès gratuit à la pilule si cette loi épouvantable et discriminatoire passe", avait déclaré Gretchen Borchelt, vice-présidente des droits de la santé de l'ONG National Women's Law Center, à la version américaine de Elle. "Donner la permission aux employeurs et aux compagnies d’assurances d’annuler l’accès pour les femmes à des soins basiques,  pour des croyances religieuses ou morales, est un laissez-passer à la discrimination et un affront fait aux femmes. L’administration de Trump devra être prête à se battre si elle nous prend ce droit essentiel. Si cette loi passe nous intenterons un procès."

De leur côté, les groupes de chrétiens conservateurs se sont féliciter de l’annulation de cette loi qu’ils essayaient d’abroger depuis qu’elle avait été établie grâce à l’Obamacare en 2010.


Après s'être attaqué à l'IVG et aux soins de maternité, l’obsession de Trump à essayer de contrôler le corps des femmes se poursuit. Alors qu'un grand nombre d'études démontrent que l'accès gratuit à la pilule a largement fait baisser le taux d'avortements aux Etats-Unis, l'ex-homme d'affaires a finalement donné aux grands patrons un pouvoir considérable sur la contraception. 

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