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Des tests de virginité illégaux en Algérie

virginité algérie

En Algérie, les cas d'examens de virginité à la demande des agents de police se multiplient. Pourtant, le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia l'affirme : "Cette mesure est tout à fait illégale, inconvenante et inacceptable".

Un article publié dans El-Watan et traduit par Courrier International interpelle sur cet étrange phénomène qui sévit en toute impunité... D'ailleurs, ce sont d'abord les médecins qui témoignent de la vulgarisation de cette pratique illégale : de plus en plus de policiers les sollicitent pour qu'ils pratiquent des "tests de virginité". "Ce type d'examen se fait d'habitude en présence de la mère, dans des cas de viol", explique un gynécologue de garde dans un hôpital de l'est algérois. Sauf qu'un autre médecin contacté par le journal El-Watan avoue avoir procédé plusieurs fois à ce type d'examens, sans la présence des parents, y compris sur des majeures. Il se souvient l'avoir aussi fait sur une femme divorcée après qu'elle ait déposé plainte contre son conjoint pour coups et blessures : "Elle disait ne pas comprendre pourquoi elle subissait ça, alors que celui qui l'a frappée était déjà en liberté".

Sauf qu'en réalité, aucune loi n'autorise ce genre d'examen. "Eventuellement en cas de viol, mais uniquement si la jeune fille dépose plainte et donne son accord", explique une avocate qui a voulu conserver l'anonymat. "Ce type d'examen constitue une atteinte à la liberté individuelle. Qu'est-ce que la virginité a à voir avec un crime ou une infraction ?" s'indigne-t-elle.

Pour Nassera Merah, sociologue et militante féministe, le problème est plus profond : "Dans des affaires de viol, on considère que les femmes sont responsables de ce qui leur arrive, y compris les mineures. Souvent les peines sont plus lourdes si la fille était vierge au moment du viol et dans ces cas-là, on considère que le violeur a touché à l'honneur de la famille ! C'est encore le patriarcat que l'on protège", fulmine-t-elle. "On se soucie de l'honneur de la famille et on se fiche de la fille".

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