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Cancer du sein : une étude canadienne remet en cause l'utilité des mammographies

Cancer du sein : une étude canadienne remet en cause l

Le risque de mourir d'un cancer du sein n'est pas moins important chez les femmes qui font régulièrement des mammographies, selon une étude canadienne publiée dans le British Medical Journal du mercredi 12 février.

Une publication, issue de la Canadian National Breast Cancer Screening Study, risque de relancer la polémique sur le bien-fondé du dépistage par mammographie. En effet, les chercheurs, qui ont publié leurs résultats dans le British Medical Journal daté du mercredi 12 février, explique que la pratique de mammographies annuelles ne permet pas de réduire la mortalité par cancer du sein. Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont partagé 89 835 femmes âgées de 40 à 59 ans en deux groupes par tirage au sort : une partie, suivie pendant 25 ans, ayant subi des mammographies, une autre, suivie pendant le même laps de temps, ayant eu recours uniquement à des examens physiques.

Résultats : dans le groupe dépisté, en 5 ans de suivi, 666 cancers du sein ont été détectés contre 524 dans le groupe non dépisté, soit un "excédent" de 142 tumeurs. Cet "excédent" était encore de 106 tumeurs au bout de 15 ans, ce qui, selon Anthony Miller (université de Toronto) et son équipe, "signifie que 22% des cancers diagnostiqués dans le premier groupe ont été surdiagnostiqués." Les tumeurs étaient de surcroît plus petites (1,4 cm dans le premier groupe contre 2,1 cm dans le second) au moment du diagnostic ; ainsi la mammographie entraîne un surdiagnostic et détecte de très petites tumeurs qui n'auraient pas eu d'impact du vivant de la personne concernée. Parmi ces cancers, le nombre de décès était similaire à l'issue des 25 ans : 500 décès par cancer du sein étaient survenus chez les 44.925 femmes suivies par mammographies contre 505 décès chez les 44.910 femmes du groupe témoin. Toutefois, il faut noter que le protocole de dépistage évalué n'est pas le même que celui utilisé en France. Pour cette étude, les femmes, de 40 à 59 ans, sont dépistées annuellement durant cinq ans, alors qu'en France le dépistage, pratiqué tous les deux ans, se fait de 50 ans à 74 ans.

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Mélanie Caous

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