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Affaire Bygmalion : Jean-François Copé annonce sa démission

Pour remplacer Jean-François Copé, une direction collégiale va être mise en place où siègeront Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon. Crédit : Abaca

Sérieusement empêtré dans l'affaire Bygmalion, le président de l'UMP Jean-François Copé a annoncé ce mardi 27 mai sa démission. Il s'exprimera dans une allocution ce soir à 20 heures.

À la suite du scandale Bygmalion, le président de l’UMP Jean-François Copé a annoncé ce mardi 27 mai en fin de matinée sa démission au 15 juin prochain. L'ensemble de la direction du parti quitte également ses fonctions. Sérieusement empêtré dans cette affaire, des cadres du parti, dont François Fillon, l'ont ainsi sommé de quitter son poste. Copé s’expliquera ce soir à 20 heures lors d’une allocution au JT de TF1. Une direction collégiale de l'UMP va être mise en place, où siègeront Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon.

Pour rappel, le 27 février dernier, le magazine Le Point avait révélé que la société de communication Bygmalion et sa filiale Event & Cie, fondées par deux intimes de Jean-François Copé, Bastien Millot et Guy Alves, étaient chargés de tous les grands évènements du parti, des universités d’été aux conseils nationaux, …dont certains n’auraient même jamais eu lieu. Des révélations que le quotidien Libération a confirmées en mai dernier. Ainsi, durant la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2012, 8 millions d’euros auraient été versés à la société afin d'organiser des meetings. Au même temps, les comptes de l’UMP sombraient dans le rouge, et c’est à ce moment-là qu’avait été lancé un "Sarkothon" pour renflouer les caisses. Jérôme Lavrilleux, directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy et directeur de cabinet de Jean-François Copé, interlocuteur direct de la société Bygmalion, a tout avoué lundi soir sur BFMTV, dédouanant Copé et l'ancien chef d'Etat, expliquant s’être laissé entraîner dans un engrenage.

L'avocat de la société Bygmalion, Me Maisonneuve, a de son côté dénoncé une "affaire des comptes de campagne" de Nicolas Sarkozy, expliquant que la société s'est vu "imposer" un schéma "à la demande de l'UMP".

Ce stratagème aurait ainsi permis de financer la campagne avec un budget qui dépassait le plafond de dépenses, fixé en 2012 à 22,509 millions d’euros pour un candidat qualifié au second tour. Cette fraude a conduit à une véritable crise au sein de l’UMP, entraînant la démission de son président et révélant des zones d’ombre autour du financement de la dernière campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, sur laquelle celui-ci pourrait être amené à s’expliquer prochainement.

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Anne-Yasmine Machet
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