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8 clichés sur les femmes qu'on ne veut plus entendre

feminisme 8 mars

Les filles ont beau être fragiles, dociles, jalouses et superficielles (aka les clichés les plus courants), elles n’en ont pas moins un tout petit cerveau qui tique quand elles entendent certaines phrases. Bienvenue au royaume du sexisme ordinaire.

#1 " Et surtout, ne dépenses pas tout "
35% des hommes et 20% des femmes pensent que les filles sont plus dépensières que les garçons. Ce cliché est joyeusement entretenu par l’industrie de l’apparence, où les femmes sont incitées en permanence à flamber pour plaire, être jolie, d’où l’idée qu’elles font n’importe quoi avec une CB. Et pourtant, c’est l’inverse : 92% font leurs comptes, contre 83% des hommes, et 60% mettent de l'argent de côté, contre 54% des hommes. Elles gèrent aussi mieux leurs deniers : leurs dépenses contraintes (loyer, abonnements) pèsent environ 857 €/ mois, contre 965 € pour les hommes. Hélas, culpabilisées par ce cliché, elles sont seulement 31% à négocier les prix, contre 44% des hommes. Mesdemoiselles, au boulot !

#2 " Tu peux pas comprendre, c’est un truc de geek "
Ada Lovelace fut une grande mathématicienne, qui créa le premier programme informatique au monde, au XIXè siècle... Depuis, les filles représentent seulement 28% dans le high tech (et encore, seulement 16% dans les métiers techniques). Pire : si 45 % des filles passent un bac scientifique, seules 20 % deviennent ingénieurs en France. Tandis qu’aux USA, le milieu est si sexiste que 40% des femmes ingénieures finissent par le quitter. Sous représentées alors que la moitié des diplômées pourraient coder, la Silicon Valley reste un milieu macho. Sans doute parce que c’est là qu’on y fait les plus grandes fortunes actuelles et qu’ils veulent garder le magot. Alors toutes à Palo Alto !

#3 " Tu serais pas un peu maniaque, toi ? "
Non, les femmes ne sont pas obsédées de propreté, seulement conditionnées. Selon une étude de 2011 sur les manuels scolaires donnés aux enfants de CP : 67% des personnages faisant du sport sont des hommes, et 70% de ceux affairés à la popote et au récurage des femmes. Heureusement, l’enseignement de l’égalité fille-garçon devient une priorité de l’éducation nationale. Mais pas celle du marché du jouet. Selon la sociologue Mona Zegaï, qui traque le sexisme, les aspirateurs roses avec slogans " Aide maman à traquer la poussière " sont plus nombreux que dans les années 80. Résultats, les femmes triment au boulot la journée et se tapent les corvées le soir (3h26/jour contre 2h pour ces messieurs). Alors laissez les bouloches s’accumuler sous le canapé.

#4 " Mais t’es un vrai mec ! "
Si les filles gagnent toujours moins que les hommes, c’est aussi parce qu’elles croient en la méritocratie. Croyance qui vient de l’enfance, à coups de " sois sage ", " tiens toi bien ", etc. Selon un rapport du Haut Conseil à l'Egalité, les bulletins scolaires féminins reflètent aussi ce conditionnement à devenir une demoiselle bien élevée et méritante : les profs écrivent ainsi qu'ils apprécient leur " travail ", alors que les garçons ont droit à des " capacités inexploitées ". Résultat : les filles sont, en moyenne, meilleures à l’école, mais " se concentrent après le lycée sur un éventail plus restreint de formations puis de secteurs professionnels souvent moins prestigieux socialement et moins bien rémunérés. " Donc non, vous n’êtes pas un mec, juste un être vivant.

#5 " Tu ne veux pas que je conduise, plutôt ? "
Les clichés contre les femmes au volant ont la vie dure (si c’est une blonde dans une mini, c’est même un strike !), et commencent dès le passage du permis de conduire, avec un écart de 10 points de réussite à l'épreuve pratique entre filles et garçons (avantage aux hommes, évidemment), selon des données de la Sécurité routière. Et pourtant, un rapport établit que les femmes ont une " attitude plus respectueuse du code de la route ". D’ailleurs, toujours selon la sécurité routière, 92% des conducteurs impliqués dans des accidents mortels avec un taux d'alcool positif, et 83% des condamnés pour homicides involontaires, sont des hommes.

#6 " T’as une chef ? Oh ma pauvre... "
?Selon un sondage US, seuls 20% des Américains penchent pour une patronne plutôt qu’un boss. Pire : elles sont 39% de femmes à préférer un chef mâle, contre 26% d’hommes. Le cliché selon lequel les filles au pouvoir sont plus dures et terrassent leurs consoeurs parce qu’elles cherchent à s’imposer marche fort. Il tient, selon une étude, aux stéréotypes : car hommes ET femmes attendent plus d’empathie (douceur, délicatesse, tout ça, tout ça) de la part d’une patronne, du simple fait qu’elle est femme et supportent mieux un patron rugueux. Bref, pour le même comportement cash, madame sera pénalisée. Selon une autre étude, les femmes seraient d’ailleurs plus disposées à promouvoir leurs consoeurs, mais ce penchant serait mal vu par le directoire, rempli de mâles, évidemment.

 

#7 " Les femmes doivent s’habiller comme des femmes "
Selon les confidences d’un proche de Donald Trump au site d’infos Axios, le nouveau président exige que les femmes de son entourage professionnel " s’habillent comme des femmes ". Cette déclaration a aussitôt déclenché le hashtag #DressLikeAWoman (habillée comme une femme), avec des selfies de femmes chirurgiens en blouses, filles militaires en treillis, boxeuses en tenue de combat, etc. Hélas, le rayon fillettes de l’industrie vestimentaire n’est pas très gender fluid (sans genre) ces temps-ci, et ne les encourage pas vraiment à s’ébrouer au square (tu vas salir ta jupe). Sois belle et tais toi ? Certainement pas !

#8 " Elle est habillée comme une pute "
Selon une étude US, la popularité des adolescents grimpe de 88% après leur premier rapport sexuel... tandis que celles des adolescentes chute de 45%. Nous sommes en 2017 et le slut shaming (en gros, dénoncer les salopes) va bien, merci. Dernière victime ? Melania Trump, traitée de pute par un journaliste du NY Times. Du coup, la top Emily Ratajkowski, qui politise sans cesse sa nudité, s’est énervée (alors qu’elle a voté en face) : " Je me fiche de ses photos nues ou ses histoires sexuelles, et tout le monde devrait faire pareil. Les attaques sur le genre sont de dégoûtantes conneries sexistes ". Pour élever le débat, mieux vaut reprocher à Donald sa politique. Et juste à Melania ses goûts pourris en matière de mari.

 

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