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S.O.S. : je suis bourrée au bout de 2 verres

bourrée

C’est un fait, nous sommes inégales face à l’alcool. Si certaines enquillent tequilla et verres de champagne en gardant l’esprit vif et la tête haute, force est de constater que pour d’autres, la limite n’est pas la même... Explications.

Premier point indiscutable : on tient d’autant mieux l’alcool qu’on picole souvent. La régularité de la consommation crée ce qu’on appelle une tolérance : notre organisme s’y adapte de manière progressive.

L’inégalité face à l’alcool tient aussi à notre constitution et à des facteurs biologiques qui ont à voir avec la corpulence ou les gènes (certaines populations, en Asie notamment, présentent un déficit en enzymes hépatiques responsables de la métabolisation de l’alcool). A titre d’exemple, les femmes ont plus de tissu adipeux que les hommes (eh oui !) et moins de liquides. Or l’alcool se dissout moins dans la graisse, ce qui explique qu’à doses égales, une femme aura une alcoolémie plus forte qu’un homme (et tiendra donc a priori moins bien).

Enfin, selon notre manière de métaboliser l’alcool, on sera plus ou moins endormie ou au contraire excitéeIl y a aussi la manière dont on va rechercher l’ivresse : certaines d’entre nous aiment clairement cet état, d’autre pas.

Tenir l’alcool est un facteur de risque de dépendance

Ce fait est objectivement démontré. Primo pour une question de bon sens : quand on devient toute rouge à chaque fois qu’on boit une coupe, on a peu de chances de devenir dépendante. Secundo parce que dans une soirée, si on résiste bien, on va être tentée de boire plus pour obtenir le niveau d’ivresse collective.

Je tenais mieux l’alcool à 20 ans

Comment expliquer que la tolérance à l’alcool puisse évoluer au cours de la vie ? Premier point logique, si on diminue sa consommation d’alcool, on diminue sa tolérance. A 30 ans, on ne sort pas toujours autant qu’à 20, surtout quand on est maman ou qu’on doit se lever à 7h pour aller travailler. Par ailleurs, la tolérance psychologique à l’alccol peut évoluer : l’effet physiologique reste le même, mais pas la manière dont on l’intègre au niveau cérébral. En clair, si plus jeune, il nous est arrivé de rechercher l’ivresse, l’idée de se retrouver bourrée dans les toilettes d’une boîte de nuit est maintenant moins reluisante et certains signaux d’alerte (je parle fort, j’ai la tête qui tourne) nous font stopper dare dare.

Ne pas oublier : zéro alcool pendant la grossesse

 C’est sûr, le fœtus tient encore moins l’alcool que nous et son alcoolémie sera toujours plus élevée. On peut schématiser en disant que lorsque l’on boit un verre, c’est comme s’il en buvait dix !

Quelques conseils pour mieux tenir (hormis le fait de boire souvent, ce qu’on ne conseille quand même pas...) :

- Commencer la soirée en buvant un grand verre d’eau.
- Ne pas vider sa coupe en 20 secondes chronos.
- Manger avant ou pendant qu’on boit (l’alcoolémie grimpe plus vite quand on est à jeun).
- Boire de l’eau si on a soif.
 

Merci au Pr Michel Lejoyeux, chef du service de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital Bichat et auteur du livre Les secrets de nos comportements, édité chez Plon.

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