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Nutrition : la tendance "food & mood"

Foodmood

Si la nourriture que nous avalons a une influence sur notre corps, elle joue aussi un rôle sur notre mental. Quels aliments nous permettent d'être de bonne humeur ? On fait le point !

La santé (mentale) est dans l'assiette
Tel est le credo des adeptes de food & mood qui ne mangent pas uniquement par plaisir ou pour conserver une jolie silhouette mais pour avoir en permanence l'humeur au beau fixe. Pour elles, le mental s'obtient d'abord dans l'assiette et pas uniquement à grand renfort d'abdos-fessiers, de massages relaxants ou de séances chez le psy. Ce qu'elles surveillent quotidiennement en ingérant leurs repas, ça n'est pas tant le poids des aliments ni leur teneur en sucres ou graisses, mais plutôt leur qualité.
Récemment, Clovis Cornillac, le "titi parisien" du cinéma français, amateur de bonne chère et propriétaire d'un restaurant à Lyon déclarait à un magazine de santé : "J'ai découvert depuis quelques années le bien-manger et j'ai appris à choisir les meilleures choses pour moi. Ce que je découvre avec la nourriture saine, ce n'est pas seulement une jolie silhouette, mais une énergie joyeuse. En mangeant mieux, on est moins fatigués et on gagne en puissance et en efficacité". Les adeptes du food & mood ne sauraient rêver meilleur plaidoyer.

Sérotonine, dopamine, noradrénaline, le cocktail qui rebooste !
Aussi simple paraisse-t-il, ce comportement alimentaire emprunté à la nutrithérapie (étude de la nutrition associant aliments et compléments alimentaires afin d'optimiser l'énergie, la santé et la forme) n'en demeure pas moins le résultat d'études scientifiques sérieuses. Un sujet dont Veronica Van der Spek, psychiatre et nutritionniste belge auteur de Nutrition et bien-être mental (Editions de Boeck), a fait son cheval de bataille. Selon cette spécialiste de l'anxiété, de la dépression et du burn out, une alimentation adaptée peut permettre de gérer au mieux coups de mou, baisses de régime et autres sapeurs de moral en amont de la prise d'antidépresseurs qui ne sont efficaces que dans 60% des cas. L'alimentation agit sur la fabrication des neurotransmetteurs, ces composés chimiques indispensables au bon fonctionnement des cellules nerveuses du cerveau.

Pour avoir le moral au zénith, notre cerveau en sollicite trois : la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine qui envoient des messages à notre corps via notre tube digestif. Le premier, fréquemment appelé "hormone du plaisir", déclenche notre motivation. En manque, on rame, on refuse tout en bloc, on baisse les bras et on ne décide rien. Le deuxième, qui joue un rôle dans l'attention et les émotions, nous rend sociables. Sans lui, on devient infréquentable, on s'isole et on boude (en gros). Le troisième enfin, couramment appelé "hormone du bonheur", permet de calmer le jeu et de relativiser. Sans lui, on perd patience, on est agressive, excédée, colérique et souvent stressée. Pour relancer ces neurotransmetteurs, on doit donc privilégier certains aliments et nutriments qui nous aident à lutter contre la fatigue, pallier le stress et nourrir au mieux nos émotions.

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai comment tu vas !
"
Notre organisme, explique le Dr Van der Spek, a besoin de nombreux nutriments qui agissent en synergie les uns avec les autres (vitamines B et C, fer, magnésium, etc.) pour synthétiser ces neurotransmetteurs. Si l'on consomme ces nutriments, on augmente la quantité disponible de neurotransmetteurs pour le cerveau. On peut donc favoriser de manière générale le métabolisme du cerveau par le contenu de notre assiette". Concrètement, on consommera des protéines sous forme de viande, volaille, poissons, œufs, soja et on ne se précipitera pas sur les légumes. On fera le plein de vitamines C, B2, B3, B6, B9 et B12 et de minéraux tels le magnésium et le fer, le moyen le plus sûr de faire main basse sur le sucré en cas de coup de blues. Quant au stress, on le met K.O. à coups de magnésium qu'on trouve dans certaines eaux minérales, les fruits secs non salés ni sucrés (amandes, noix de cajou, noisettes et noix), les huiles (olive, tournesol, colza...), les céréales (riz, blé, avoine) et le chocolat à condition qu'il soit noir et fort en cacao. On pêchera des Omega 3 dans des poissons nageant en eaux froides parce que ce sont les plus gras (haddock, morue, sardine, truite, saumon, hareng, maquereau, anchois).

Le bonheur par le menu
Si le bonheur est à portée de fourchette, évitons de sauter des repas, sous peine de broyer du noir. A cela s'ajoute une loi fondamentale de la chrono-nutrition : on peut manger (presque) tout mais pas n'importe quand. Pas question donc de zapper le petit déj qui joue le rôle de starter et favorise la sécrétion de dopamine. On le prend à l'Anglaise ou l'Allemande c'est-à-dire à base de protéines animales (œufs, jambon, saucisses, saumon, fromages avec lesquels on s'accorde quelques fines tranches de pain complet). On zappe en revanche le pain, les viennoiseries, les confitures, les jus de fruits trop riches en glucides. A midi, re-protéines ( le Dr Dukan et son régime protéiné rendrait-il, finalement, heureux ?) que l'on pioche dans les poissons, les viandes et la volaille et qu'on accompagne avec un peu de pommes de terre, de riz complet ou de pain complet. Exit les œufs si on en a consommé le matin. On se sert une petite portion de légumes verts riches en fibres. Au goûter, on se régale (avec modération) de graisses végétales : chocolat noir, beurre de cacahuète, olives, fruits secs, avocat. Si on préfère le frais, on croque joyeusement dans une pomme, une poire ou autres fruits frais. Le soir enfin, on privilégie les légumes secs (lentilles, flageolets...), les pâtes et autres sucres lents. En prenant soin de ne pas avoir la main trop lourde et d'éviter le parmesan. C'est le fromage qui nous fâche avec notre jean, contrarie notre digestion et donc notre sommeil. Mais en théorie, le goûter ayant freiné toute fringale, c'est le ventre léger qu'on file au lit.

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Isabelle Aithnard
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