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Chirurgie mammaire : on en est où exactement ?

Chirurgie mammaire

On vous en dit un peu plus la mammoplastie d'aujourd'hui, histoire d'y voir un peu plus clair sur cette pratique largement ébranlée par le scandale des prothèses frauduleuses PIP.

L'augmentation mammaire

Depuis l'affaire PIP, les prothèses, on oublie ?
Il est clair que l'affaire des prothèses PIP a remis en question l'usage des implants mammaires au gel de silicone, surtout quand on sait que certains chirurgiens comme le docteur Christian Marinetti, président d'une clinique marseillaise de chirurgie esthétique (voir vidéo) avait averti dès 2008 les autorités sanitaires du danger de ce produit qui comptait parmi les moins chers du marché. "Cette affaire a eu l'effet d'un véritable séisme dans le monde de la chirurgie plastique", affirme le Dr Xavier Latouche, chirurgien-plasticien dans le 7ème arrondissement de Paris, qui lui a toujours refusé de poser des prothèses PIP. "Ce scandale pourrait effectivement changer les mentalités. Je pense sincèrement que l'avenir n'est pas à la prothèse. Il n'est pas question de bannir totalement cette pratique, mais de la limiter le plus possible dans l'avenir. Avec les nouvelles technologies apparues récemment en France comme la lipoplastie (voir ci-après), il est possible de ne plus avoir recours systématiquement aux implants pour bénéficier d'une augmentation mammaire", poursuit le Dr Latouche.

Quelles alternatives avons-nous à la pose de prothèses ?
Il y a encore quelques mois, l'injection d'acide hyaluronique ou Macrolane dans les seins apparaissait comme la solution idéale pour les femmes désireuses d'augmenter leur tour de poitrine d'un bonnet sans passer sur le billard ni exploser leur budget. Seulement voilà, depuis le 23 août 2011, le Macrolane est interdit en France à cause "des risques de perturbation des clichés d'imagerie et de difficultés de palpation des seins lors d'examens cliniques qu'ils occasionnent", d'après l'Afssaps, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.

"Si cette alternative est donc à écarter, il existe depuis très peu de temps en France une technologie extrêmement prometteuse, la lipoplastie mammaire, qui consiste à prélever de la graisse sur le propre corps de la patiente pour lui injecter dans les seins", explique le Dr Latouche. Moins de graisse dans les fesses, plus dans les seins, un rêve partagé par de nombreuses femme et encore irréalisable il y quelques années. "Ce type de lipoplastie est pratiqué en France depuis seulement 2 ans environ. Avant, nous n'avions pas la technologie pour. Aujourd'hui, il existe un appareil (l'appareillage Brava) qui permet une telle intervention."

Selon le Dr Latouche, la lipoplastie mammaire est une opération qui ne nécessiterait par la suite "aucune retouche, contrairement aux implants qui demandent à être changés en moyenne tous les 10 à 15 ans" et qui ne laisserait que de petites cicatrices. "Mais le gros avantage de cette pratique réside dans le fait que nous n'introduisons plus aucun corps étranger dans les seins de nos patientes. Le danger est moindre, et le résultat d'un grand naturel". Seul bémol à priori, cette intervention ne pourrait être pratiquée que sur les femmes qui ont un minimum de graisse. Filles très minces, passez votre chemin...

Quel recul avons-nous sur la lipoplastie mammaire ?
Pour l'instant, nous n'avons que peu de recul, même si certains chirurgiens américains la pratiquent depuis une dizaine d'années en Floride. "L'adoption d'un processus médical suscite de toute façon toujours méfiance et prudence. C'est une technologie du futur qui va devoir se faire accepter", affirme le Dr Latouche. On peut donc aujourd'hui décider d'être pionnières... ou pas.

Quel est le coût moyen d'une augmentation mammaire ?
Dans le cas de pose de prothèses, il faut compter environ 600 € pour les prothèses en elles-mêmes (tout dépend de leur qualité, et non de leur taille), plus 4000 € pour l'intervention chirurgicale, soit un total de 4600 €. "Bien sûr, ces prix sont variables selon les honoraires du chirurgien. Dans certains cas (reconstruction mammaire après un cancer par exemple), la Sécurité Sociale peut couvrir les frais." La lipoplastie est plus chère, puisqu'elle nécessite plus de temps au bloc opératoire. Il faut compter cette fois entre 5000 € et 6000 € l'intervention, utilisation du système Brava comprise. Une somme rondelette donc, mais qu'on ne déboursera qu'une fois.

Quelles sont les bonnes questions à se poser avant une intervention ?
Il en existe beaucoup, que les chirurgiens se doivent de soumettre à leurs patientes. C'est ce que l'on nomme juridiquement le "consentement éclairé". "Bien sûr, nous devons leur parler des éventuelles complications, mais leur poser également les question de la sensibilité, de la grossesse ou de l'allaitement. Tout ces paramètres dépendent de chaque femme et de chaque poitrine. Dans le cas de demandes irraisonnées, notre rôle est aussi de savoir dire "non". Je dis "non" au moins une fois par jour."

La réduction mammaire

La réduction mammaire est l'intervention la plus courante et la plus classique. Recommandée pour les patientes en hypertrophie mammaire et souffrant de douleurs dans le dos, le cou et les épaules, elle est la plupart du temps remboursée par la Sécurité Sociale et les mutuelles. "Une telle opération laisse encore quelques cicatrices, comme les fameuses cicatrices en T", précise le Dr Latouche.
Si l'opération est réalisée à l'hôpital, la patiente ne devra rien débourser. Si elle a lieu dans une clinique privée, elle pourra avancer les honoraires.

Le redressement mammaire

Cette intervention s'adresse aux femmes qui ont la poitrine qui tombe et qui souhaitent la resculpter. "Si les seins tombent, c'est parce que la peau s'est retrouvée en excès par rapport au volume initial. Il existe aujourd'hui d'excellentes techniques pour redonner à ce type de poitrine un aspect plus esthétique et plus jeune, sans cicatrices trop visibles. Le résultat est également durable, même après 25 ans." Comptez 5000 € en moyenne en revanche pour une telle opération.

Merci au Dr Xavier Latouche, chirurgien-plasticien diplômé des Hôpitaux de Paris. 25 avenue Bosquet, Paris 7ème, http://www.dr-latouche.com.

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Marine Benoit
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