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8 recettes scandinaves pour se réconcilier avec son job

8 recettes scandinaves pour se réconcilier avec son job.

Dans son nouvel ouvrage sur le bonheur des Scandinaves*, la journaliste Valérie Robert consacre tout un chapitre au hygge professionnel. Car 62% des Danois se déclarent heureux au travail.

#1 Comme un lundi

Valérie Robert a inspecté une entreprise danoise, un lundi, dès 9h, pour comprendre comment les Danois travaillent. Sur place, surprise : tous les salariés étaient en train de savourer un petit-déjeuner copieux. "Comme tous les lundis, on prend le petit-déjeuner ensemble, tu n’entendras pas un seul téléphone sonner à cette heure-ci, car tout le monde fait pareil", lui explique-t-on. L’un des secrets du bonheur pro scandinave est de "créer du lien et du partage" en mangeant ensemble, à la moindre occasion : l’heure du déjeuner est fixe pour tout le monde, et tous les deux mois, les salariés cuisinent un repas que même le PDG vient déguster. On y discute de tout sauf du boulot.

#2 Tutoiement de rigueur

Dans les locaux, une autre coutume surprend la journaliste : tout le monde se tutoie, jusqu’au grand patron, même quand il n’a pas 28 ans et ne dirige pas une start-up. Ce tutoiement signe l’importance accordée à l’esprit d’équipe, l’essence de la philosophie professionnelle danoise : "Ce qui est archi encouragé, c’est l’autonomie, une valeur qu’on retrouve aussi dans l’éducation, constate l’auteure. D’ailleurs la hiérarchie verticale n’est pas en odeur de sainteté : on tutoie ses supérieurs et la liberté d’exécution est de mise (...) seul compte le travail effectué et le succès collectif plutôt qu’individuel." Et cette horizontalité anéantit toute guéguerre de clan ou de pouvoir.


#3 Lumières réconfortantes

C’est peut-être parce que les nuits sont interminables dans les pays scandinaves que l’on connaît l’importance de la lumière, encore plus dans un endroit où l’on passe l’essentiel de sa vie. Dans les bureaux nordiques, donc, pas d’horribles néons qui donnent une tête de zombie ou des yeux de lapin atteint de la myxomatose (la luminosité des écrans d’ordinateurs le font déjà très bien), mais des lumières tamisées. Rois de la déco, les scandinaves soignent aussi le mobilier de bureau, la couleur des murs, et quand on fait une pause café, on sirote dans "de jolies tasses en céramique et pas des vieux gobelets en plastique non recyclable." On décore son bureau aussi, mais sans faire de concours avec le voisin, car "l’esprit de compétition n’est pas hyggelig du tout."

#4 Une pause s’impose

Oui, ça fait rêver, l’entreprise scandinave se préoccupe pour de vrai du bonheur de ses ouailles. "Certaines sociétés aménagent des pauses de 10 minutes de  gymnastique par jour, d’autres financent des massages une fois par mois", écrit la journaliste. Quand ce n’est pas un voyage à Las Vegas pour tout le monde. Difficile de convaincre son boss de s’y mettre ? On peut toujours lui brandir le livre de Valérie Robert sous le nez (et les performances des entreprises scandinaves) pour évoquer les siestes. Car dans une boîte danoise, il y a toujours un grand canapé qui traîne, où les salariés peuvent aller roupiller 20 minutes, n’importe quand, "sous les yeux pas du tout effarés de leurs supérieurs."


#5 Flexibilité cool

"Dans tout le pays, la durée du temps de travail n’excède pas 32,5 heures par semaine", rappelle la journaliste au sujet des Danois. Et pourtant, ils ne prennent pas la flexibilité pour un gros mot. Au contraire, ils l’ont tous adoptée, mais c’est une vision donnant-donnant, et donc humaine, de celle-ci : "La flexibilité, c’est le sésame du bonheur dont les Danois saupoudrent leurs journées de travail. Cela leur permet de prendre leurs rendez-vous personnels nécessaires pendant la semaine, et quand il y a besoin d’un coup de boost, on sait aussi que les salariés sont là à 100 %. Cette flexibilité évidente va dans les deux sens." Peut-être faudrait-il offrir aussi le livre de Valérie Robert aux DRH français...

#6 Bienveillance pour tous

"Personne ne rapporte les erreurs des autres. La transparence fait partie des comportements de base - le pays est aussi, rappelons-le, l’un des moins corrompus", note l’auteure, qui dans son ouvrage se fait résumer la vision du travail par une salariée danoise : "La confiance est de mise au sein des entreprises, et la prise d’initiatives est encouragée par les patrons qui en plus comprennent parfaitement qu’on puisse faire des erreurs." Bref, dans les bureaux scandinaves, on fait confiance pour de vrai aux autres, du plus bas au plus haut poste, on n’infantilise pas les employés en les contrôlant, et on n’assouvit pas sa frustration en maltraitant son moindre N-1 parce que son propre N+1 nous traite mal. Le rêve.


#7 Empathie valorisée

"On ne juge pas un salarié sur sa performance individuelle mais bien plus sur sa capacité à participer à la tâche commune. Modestie, réserve, altruisme et même empathie doivent quasi figurer sur le CV", constate Valérie Robert. La communication aussi est essentielle, avec des réunions "courtes et quotidiennes, afin que chacun explique son programme du jour ou expose un problème qui se pointe. Il y a aussi des réunions pour discuter de comment se passe le travail, comment l’employé se sent, et chacun a la place de s’exprimer, est respecté et considéré par son supérieur (...) se sentir important dans une entreprise est un élément clé pour s’épanouir au travail." Vite une cagnotte au bureau pour offrir ce livre au boss et à la DRH.

#8 Humaniser son job

Difficile d’être hygge seul à son travail si l’entreprise ne suit pas (et pourtant, le patron le plus performant de 2016 selon la Harvard Business Review est danois). Néanmoins, on peut adopter à son échelle quelques valeurs feel good scandinaves. D’ailleurs Valérie Robert donne de nombreux conseils dans son ouvrage. Il est par exemple très mal vu de rester au travail après 17h là-bas, ce qui est le signe d’une mauvaise organisation. Oui, votre boss, lui, carbure au présentéisme. Mais vous pouvez déjà relativiser votre propre rapport au temps et au travail. Y mettre moins de névroses personnelles. Vous pouvez aussi être plus roudoudou avec les collègues (et amener les croissants le lundi), en espérant qu’ils seront moins revêches en retour etc. Et surtout, bannir la compétition, qui "n’est pas hyggelig du tout."


*À lire : Les clés du bonheur qui vient du nord. Hygge, lagom : le bien-être contagieux ! de Valérie Robert, éd. Leduc.s. Un livre feel good qui donne toutes les recettes pour être hygge dans sa tête, avec ses enfants, dans son assiette etc.

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Julie Rambal
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