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8 façons de ne pas se laisser faire quand on est stagiaire

Anne Hathaway dans Le diable s

Le stage ? Une étape souvent obligée pour décrocher le graal : un CDD (oui, restons modeste, pas un CDI). Il est surtout, pour beaucoup, une traversée de l’enfer, entre esclavage ou ennui... Alors kit de survie pour ne pas vous laisser piétiner.

#1 Connaître son biotope
Selon Samantha Bailly, auteure de Stagiaire, le guide de survie (Larousse), il faut toujours prendre le temps d’observer (pas trop longtemps) le milieu dans lequel on plonge, c’est à dire l’écosystème de l’entreprise, afin de bien trouver sa place. Au départ, soyez discrète et repérez : qui est le leader des hyènes qui n’aime rien tant que savonner la planche de ses congénères, qui est la personne la plus sympa auprès de qui vous pourrez demander de l’aide en cas de flottement, sans être jugée, etc... Car l’entreprise est avant tout un zoo rempli d’animaux plus ou moins gentils. Et parfois même un asile, vous le saurez bientôt.

#2 Refuser la mission boniche
Non seulement ils ne se souviennent jamais de votre prénom mais ils vous ont reléguée aux basses besognes : préposée photocopies, coursier sandwich pour les lunch-réunion, serveuse café, et même, ça s’est vu, baby-sitter des enfants du boss... Ouh là, ça mérite un recadrage en rappelant à la DRH ce qui est écrit noir sur blanc sur votre contrat de stage : une formation correspondant à vos diplômes. Et n’ayez pas peur de voir disparaître la perspective d’un CDI en vous imposant : de toute façon, aurez-vous envie de travailler ad vitam pour ces gougnafiers ?

#3 Prendre les devants
Un ancien stagiaire de Goldman Sachs a récemment livré ses conseils pour survivre à l’enfer du stage à Wall Street. Parmi ceux-ci : réclamer à son supérieur du travail dès le début de journée. Ceci pour éviter de se retrouver enseveli sous les demandes de dernière minute, cinq minutes avant l’heure de la quille. " Le moyen le plus simple d'éviter cela - affirme l’ex-novice - est de demander le plus de travail possible le plus tôt possible. Car si vous débordez déjà de projets, on risque plus de se tourner vers quelqu'un d’un peu moins occupé que vous en fin de journée. " Et vous laisser partir à une heure décente (celle de l’apéro)

#4 Rappeler son existence
Pire que la surexploitation peut-être, le mépris de l’entreprise, qui regarde à travers vous comme le ciel derrière une vitre. Bref, on vous laisse somnoler à côté du ficus, sans vous fournir aucune responsabilité. Le mieux, pour rappeler votre motivation, est d’en parler en priorité à votre référant de stage. Mais si celui-ci est bien décidé à vous laisser vous dessécher, vous pouvez contacter votre école dont la mission est, aussi, de remettre les points sur les i quand un stage se déroule mal. Et si c’est vraiment la cata, profitez de ces longues heures de bureau pour écrire discrètement un best-seller : " Mon stage, cet enfer ".

#5 Relâcher la pression
Dans un article intitulé " Les attentes irréalistes des millenials les exposent au burn out ", le Financial Times tire la sonnette d’alarme sur les diplômés qui se mettent trop de pression, avec des annonces de stage qui n’arrangent rien : recherche " passionné ", " engagé ", etc... critères qui incitent à tout donner, avant le crash intérieur en réalisant que les tâches sont dévalorisantes (500 photocopies par jour). Le journal rapporte donc une étude qui démontre que les imperméables à l'épuisement ont des aspirations plus modestes et ne mettent pas le travail au centre de leur identité, ni ne considèrent leur travail comme une mission qui change le monde. Bref, ce n’est qu’un stage...

#6 Résister au CDD masqué
En 2015, le collectif Génération Précaire débarquait dans une start-up parisienne au cri de : " On vient libérer les stagiaires ! " Objectif, dénoncer l’usage abusif des stagiaires en remplacement des CDD. Car c’est devenu une manie de nombreuses boîtes : exploiter jusqu’à 50h/semaine des stagiaires surdiplômés en les payant au prix stage. Pour rappel, une entreprise n’a pas le droit de remplacer un salarié par un stagiaire, qui doit rester un jeune en cours de formation. Donc oui, avoir des responsabilités est gratifiant, et profitable au CV, mais ne doit pas se transformer en esclavage. Rappelez au moins les horaires de votre contrat.

#7 Faire le dos rond
Comme indiqué précédemment, l’entreprise peut parfois se transformer en asile (à cause d’un manager qui a laissé les conflits s’enkyster, de l’absence de promos qui a fait tourner les salariés au vinaigre, etc), et en tant que dernière recrue, vous pouvez devenir une cible de choix pour les frustrés. Si l’on vous malmène, n’oubliez jamais votre parcours (vous êtes là parce que vous aviez le profil et les diplômes), et défendez-vous comme vous pouvez. Oui, oui, envoyez-les bouler ! Votre avenir est loin d’être en jeu (vous n’avez même pas de CDI), et vous pouvez même vous plaindre auprès de votre école. Le harcèlement est interdit sur les salariés. Sur les stagiaires aussi.

#8 Jouer au con
Un article sur les 10 bénéfices inattendus de jouer à l’abruti au travail et publié sur le média Thought Catalog donne peut-être le conseil de survie le plus utile. Car en jouant à l’idiote, " personne ne demande votre avis parce qu'on pense que vous n'en avez aucun. Et en n'ayant aucune opinion, vous n'avez pas d'ennemi. Vous restez au bas de la chaîne alimentaire de la haine, aucun prédateur ne conserve vos remarques qu’il pourrait utiliser contre vous plus tard. Les gens vous parlent aussi sans filtre et vous confient des ragots, parce qu'ils ne pensent pas que vous le comprendrez. Et cela est utile pour savoir auprès de qui vous faire bien voir. " Pour décrocher un CDI ?


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Julie Rambal
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