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8 choses qui prouvent qu'Instagram est mauvais pour notre santé

Keeping Up with the Kardashians

Insta ? " Un moyen simple de capturer et partager les instants de la vie ", selon l’appli. Sauf que la simplicité n’est pas trop de rigueur : soit on sue pour faire des selfies parfaits, soit on subit ceux des autres. Et adieu sérénité intérieure. La preuve.

#1 L’appli n°1 de la déprime
Selon un sondage de la Royal Society pour la santé publique sur les effets du 2.0 sur les 14 à 24 ans, Instagram (suivi par Snapchat, puis Facebook) est un catalyseur d’anxiété, dépression et sentiment de solitude. " Il est intéressant de voir qu’Instagram et Snapchat sont classés comme les plus néfastes sur la santé mentale et le bien-être. Ces deux plateformes sont très axées sur l’image, " constate la directrice du centre. Pire, Instagram étant LA plateforme du facebragging (la grosse frime), elle fait vite paraître à chaque cliché recadré-filtré nos vies encore plus minables. Alors forcément...

#2 Espionnage névrotique
Le stalking (de stalk, traquer en anglais) est une forme de harcèlement qui consiste à porter une attention obsessionnelle à un individu. Or la jalousie provoquée par le succès fantasmé d’autrui sur Insta peut inciter à aller s’offrir des triples doses de masochisme en épiant les comptes les plus flamboyants (Pfff, qu’est-ce qu’il/elle a encore vécu de génial aujourd’hui ?). Autrement dit, finir en professionnel du stalkerism. Sauf que vos cibles ont les moyens de découvrir vos petites séances de voyeurisme, via les stories qui indiquent qui a consulté quoi. Donc c’est la honte, en plus.

#3 Déréalisation
Définition wiki de la déréalisation : " altération de la perception ou de l'expérience du monde extérieur qui apparaît étrange, irréel (...) Suivant les cas, les éléments normalement ancrés dans la personnalité comme la notion d'existence peuvent être remis en question ". Et c’est exactement ce que produit Insta sur ses utilisateurs selon Jessica Winter, journaliste de Slate US : " Notre réalité est tellement déformée que le monde réel semble ennuyeux. " C’est un peu le syndrome du latte Starbucks : on le met super bien en scène sur Insta... mais on s’ennuie à mort en le buvant dans une grande chaîne sans âme.

#4 J’ai-rien-à-me-mettre
Deux tendances Insta s’avèrent particulièrement nocives pour le moral : le fameux #OOTD, pour outfit of the day, ou look du jour, soit la petite tenue hype, mais photographiée sur le trottoir façon j’ai-juste-pioché-dans-le-haut-de-la-pile. Et les clichés flatlay, pour photos à plat, soit des natures mortes hyper léchées d’à peu tout (bouffe, nippes, mug de thé vert). Ces photos sont mises en scène par des pros de la plateforme qui passent des heures sur chaque cliché. Mais le résultat pseudo naturel fait soudain haïr tout le contenu de son dressing et frigo.

#5 Bouffées narcissiques
Oui, les filtres aident à penser qu’on a fait le cliché parfait... conforme à celui du voisin. Car selon le journaliste US Chris Ziegler, Instagram uniformise tout, et dans cent ans, quand nos petits enfants regarderont nos traces de l’époque, ils se demanderont pourquoi le monde était si jaune. Rapport aux filtres sépia. " Quand vous utilisez un filtre, vous n'améliorerez pas votre photo, vous volez sa réalité, sa nuance, et avez une notion faussée de l'artisanat. Car si vous étiez un artiste, vous n’utiliseriez pas un filtre comme une béquille. " Bref, Instagram gonfle beaucoup l’ego, pour pas grand chose.

#6 Informations funestes
Des chercheurs d’Harvard ont soumis 43.950 photos publiées par 166 utilisateurs à un algorithme qui a su " identifier, dans 70 % des cas, quels utilisateurs présentaient des syndromes de dépression. " Les instagrameurs déprimés utilisent notamment plus de tons bleus ou gris, et certains filtres. Bref, un algorithme est désormais capable de savoir quand on va mal, malgré tous les selfies souriant devant la piscine à débordement. Bientôt, une appli pourrait donc nous avertir de notre état mental, et nous plomber encore plus. Car le déni (Mais si, je vais très bien !) est parfois utile pour surmonter un petit blues.

#7 Dommages collatéraux
Pour la majorité, Instagram consiste à avoir trois followers et sabrer le champagne dès qu’un nouvel abonné déboule. Tout en en prenant plein la vue de la vie des autres. Mais être populaire fragilise aussi beaucoup. C’est ce qu’a rappelé Selena Gomez à Vogue, affirmant qu’une partie de sa récente dépression était due à la plateforme : " Dès que je suis devenue la personne la plus suivie sur Instagram, j’ai paniqué. C’est devenu trop envahissant. Je me réveillais avec et je m’endormais avec. Et je finissais toujours par me sentir mal. " Ce n’est pas Kim K, qui est devenue femme-sandwich d’Insta qui peut dire le contraire.

#8 Antidote
Bon allez, tout n’est pas pourri au royaume d’Instagram. Comme tous les réseaux sociaux, la plateforme permet aussi de rassembler ceux qui vont mal, afin de trouver du réconfort. Selon un article de Vocativ, une communauté utilisant le hashtag #depression s’est ainsi regroupée pour partager conseils et chaleur humaine. L’appli peut aussi doper l’empowerment pour mieux apprécier sa vie normale et son corps (cf. le mouvement body positivity, par exemple). Encore faut-il fuir comme la peste toute fitgrammeuse fana de smoothies detox et séance de yoga à 6h du mat’ sur une plage de Californie.


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