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8 binges qui font du bien

Marie-Antoinette - Sofia Coppola

Dans cette société du trop plein, nous consommons tout en gros gloutons, s’alarment les experts. Transformés en boulimiques, l’overdose ne serait pas loin. Sauf que se goinfrer peut aussi faire du bien. La preuve.

#1 Binge drinking
C’est une étude qui a du déséspérer les alcoologues : " la consommation rapide d'alcool met les étudiants de meilleure humeur ", selon un rapport de l'American Sociological Association. Sur les 1595 étudiants sondés, ceux qui avaient binge drinké (plus de 4 verres pour les femmes, et 5 pour les hommes) disaient qu’ils sentaient " mieux acceptés ". Ça ressemble à une lapalissade puisque, si l’alcool n’était que mauvais, personne n’y toucherait. Mais savoir que des scientifiques confirment cette sensation d’euphorie peut en déculpabiliser quelques unes. Bon, rappelons aussi que, rien qu’en Angleterre, l’alcool provoque 400.000 rapports sexuels non protégés par an.

#2 Binge dating

Avant, le fait d’enchaîner les conquêtes sans lendemain pour se remettre d’une rupture se pratiquait sans qu’on mette un nom dessus. Maintenant, ça a un nom avec le maudit " binge " dedans : le binge dating, ou " sexorcisme " en français, consiste à collectionner les flirts pour oublier son ex. Bien sûr, les psys, qui aiment bien les contes de fée (ils vécurent heureux et eurent des enfants), préfèrent que l’on se consolide tranquillement dans son coin après un échec amoureux. Mais pour certain(e)s, binge flirter permet de retrouver confiance en soi et, avouons-le, s’amuser. Alors comme ce n’est pas à 70 ans que vous pourrez le faire, écoutez vos envies, pas les donneurs de leçon.

#3 Binge shopping
Le shopping compulsif est évidemment devenu, aussi, un trouble mental reconnu par les psychologues. Binge shopper aurait d’ailleurs les mêmes effets que l'euphorie alcoolique. " Les gens acquièrent des choses pour faire face au chaos ou à la peur de la mort, " affirme Bonny Forrest, psychologue US. Alors quelle est la meilleure parade contre ces angoisses de mort ? Noyer son foie dans la vodka ou revenir avec dix sacs dans chaque main ? Si, en plus, vous rusez pour ne pas vous ruiner, il n’y a plus de mal à se faire du bien. Shoppez donc pendant les soldes, ou flambez comme une bête, avant de tout revendre sur eBay.


#4 Binge scrolling
52% des millenials sautent sur leur smartphone au réveil, et le consultent jusqu'à 200 fois par jour. Du binge à haute dose, donc. Tristan Harris, ex philosophe produit chez Google, affirme que le mobile est une dope dure. Mais des scientifiques constatent aussi qu’il peut améliorer la santé mentale, notamment via les applis de self help. Le chercheur David Haniff a même lancé une appli qui montre des images agréables aux dépressifs, et ça marche. Les applis de musique cool peuvent aussi réduire stress et anxiété. Tandis que le 2.0 permet de trouver du soutien en cas de difficulté car, oui, il n’y a pas que des haters en ce bas monde.

#5 Binge running
Ces temps-ci, la moindre conduite excessive est suspecte. Ceux qui pratiquent le sport à haute dose aussi. On les appelle " bigorexiques ". Les plus atteints seraient capables de mentir à leur partenaire pour aller courir (en prétextant une réunion professionnelle tardive, par exemple). Vous, c’est seulement que vous êtes accro à votre running (piscine) quotidien, et chaque jour sans sport vous rend ronchon. Normal, s’activer fait (encore une fois) sécréter des endorphines, et votre corps est accro. Ne le frustrez pas. Ça vous fait un corps d’enfer, un bien fou à la tête, et un shoot d’endorphines par le sport reste quand même plus sain qu’un fix d’héroïne, non ?


#6 Binge eating
Oui, se gaver est une " réponse malsaine au stress et à la dépression " selon les experts. Qui sont sûrement capables d’ingérer choux rouge et Volvic 24/24 sans avoir envie de se pendre. Mais les experts constatent aussi que bouloter un pot de Nutella et/ou d’Häagen-Dazs jusqu’à la dernière cuillerée produit un " effet endorphine " : un rush de bien être que l’on ressent aussi après le sexe ou le sport. Et qui agissent comme un opiacé, améliorant l’humeur et diminuant les douleurs mentales et physiques. Donc si vous avez des soucis et binge mangez tous ces Kinder Buenos, c’est pour mieux supporter ce mal de chien qui ronge à l’intérieur. Et ça marche.

#7 Binge thinking
Si vous êtes " perfectionniste " ou vous vous " comparez toujours aux autres ", vous faites sans doute du binge thinking : une " sursensibilité émotionnelle qui se transforme vite en spirale de l’anxiété " selon les psys. Qui recommandent bien sûr de retrouver fissa la zénitude intérieure. Et si, à la place, vous acceptiez ces orgies de ruminations ? Car selon le neurobiologiste Adam Perkins, le binge thinking aide à résoudre les problèmes : " si ces pensées intérieures portent sur un problème particulier, on trouve plus facilement des solutions créatives ", dit-il. Bref, le binge thinking est une preuve de créativité. Et bim.

#8 Binge watching
Certains affirment que le binge watching transforme l’humanité en larves sédentaires et dépressives. Ben non... Car selon une étude Harris Interactive/Netflix, 73% des " binge watchers " (ceux qui regardent entre 2 et 6 épisodes en une fois) éprouvent des  "sentiments positifs " après leur session, et 76% affirment que le binge watching est un " refuge bienvenu de une vie de stress ". Mieux, " binge watcher " à deux permet de se sentir plus proche de son partenaire, et participe à l’harmonie du foyer en augmentant la production d’endorphines, hormones de l’amour calinou. Alors ce soir, c’est no limit.


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Julie Rambal
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