Les nouvelles bad girls
Ras-le-bol des pseudo-bad girls qui prennent la pose à coup de paupière charbonneuse, de tatouage crasseux et de désintox’ de 3 jours. Il est temps de redéfinir la notion de bad girl : retour sur celles qui défient les lois d’Hollywood.
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La mamie bad girl : Anna Wintour
Méfaits : Avec ses lunettes noires et sa coupe de cheveux austère comme une chambre de Pape, la rédactrice en chef du Vogue US est à la tête d’un empire depuis deux décennies et ne semble pas prête à céder sa place. Le documentaire The September Issue (diffusé sur Canal + en septembre dernier) montre une femme intransigeante, parfois froide, souvent cinglante, qui n’est agréable que quand elle l’a décidé. Sa bonne humeur légendaire a fait l’objet d’un bestseller adapté au cinéma en 2005 : Le Diable s’habille en Prada.
Sa contribution au club : Contrairement à ce qu’édicte la légende, la bad girl n’est pas paumée : elle sait très bien ce qu’elle veut, quitte à ne pas se faire d’amis.
© Abaca
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La bad girl ingénue : Evan Rachel Woods
Méfaits : Après avoir piqué Marilyn Manson à Dita Von Teese (qui ne s’est pas gênée pour l’épingler dans la presse), Evan Rachel Woods n’aurait pu s’arrêter en si bon chemin. L’actrice de Thirteen a été vue hurlant de plaisir avec le chanteur dans le clip Heart-Shaped Glasses (When The Heart Guides The Hand) – ébats sexuels qui, selon la presse, n’auraient pas été simulés. La belle posera quelques temps plus tard en petite tenue pour GQ Magazine, puis en rousse flamboyante, entièrement dénudée, pour le magazine i-D.
Sa pierre à l’édifice : La blondinette a l’air évanescent s’est émancipée grâce à un bad boy de vingt ans son aîné. La ménagère de 50 ans roule des yeux, mais Evan Rachel Woods n’a jamais autant enchaîné les contrats publicitaires et professionnels. Conclusion : la bad girl, c’est aussi celle qui se fie à son instinct et ne cherche pas à plaire à tout le monde.
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La bad girl mauvaise langue : Katherine Heigl
Méfaits : Sur les collines de Los Angeles, l’attitude de Katherine Heigl en a fait rager plus d’un. En 2006, en pleine promo de la comédie En cloque, mode d’emploi de Judd Apatow, elle déclare au magazine Vanity Fair que le film est un poil sexiste, notamment parce qu’il dépeint les femmes comme des mégères sans humour et coincées. Plus tard, l’actrice se rebellera contre les conditions de travail sur le plateau de la série Grey’s Anatomy, avant de claquer la porte.
Bad girl, pourquoi ? : Katherine Heigl ne ménage pas la chèvre et le choux, et dit tout haut ce que ses collègues pensent sûrement tout bas.
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La fashion bad girl : Amber Rose
Méfaits : Impossible de passer à côté des accoutrements excentriques d’Amber Rose. Outre un physique impressionnant (crâne rasé, jambes interminables, hanches plantureuses) l’ex petite amie de Kanye West ne sort jamais sans un détail captant l’attention des photographes. La combi en latex lacéré ? C’est pour elle. Le rouge-à-lèvres rose pétard ? C’est elle qui l’a mis au goût du jour. L’imprimé zèbre ? Le basique du dimanche après-midi, pour Amber Rose.
On peut lui dire merci : La bad girl n’a que faire des cancans des journalistes mode. Le but, c’est de ne ressembler à personne. Elle fait comme elle le sent. Et dans le cas d’Amber Rose, plus c’est extravagant, plus elle le sent.
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La bad girl exemplaire: Angelina Jolie
Méfaits : Par où commencer ? Par sa fascination pour les couteaux, son refus d’engager un agent artistique ou le fait qu’autrefois, elle portait autour du cou une fiole de sang de son mari Billy Bob Thornton ? Aujourd’hui multimillionnaire, celle qui se revendique athée a également eu une relation amoureuse avec l’actrice Jenny Shimizu, a accéléré la procédure de divorce entre Brad Pitt et Jennifer Aniston, et n’a pas parlé à son père pendant 10 ans.
La marche à suivre : Être une bad girl n’est pas une question de moralité. La jeune femme, qui a longtemps incarné Lara Croft à l’écran, sait contre qui se rebeller. Si elle semble s’être assagie aujourd’hui, ce n’est qu’apparences : elle a simplement canalisé sa révolte au service de causes humanitaires.
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La bad girl originelle : Mae West
Méfaits : La célèbre actrice des années folles était connue pour ces phrases piquantes (à la ville, on lui doit « les gentilles filles vont au Paradis, les mauvaises filles entrent partout », à l’écran la réplique : « est-ce que c’est un flingue dans ta poche, ou tu es simplement content de me voir ? »), mais aussi pour son combat contre les censeurs d’Hollywood. La sex-symbol reconvertie en scénariste a écrit sur la prostitution et l’homosexualité, s’opposait à l’institution du mariage et portait des talons de 20 centimètres qui l’obligeaient à se déhancher dangereusement.
Ce qu’elle nous a appris : Féministe avant l’heure, Mae West peut être considérée comme la fondatrice du club des bad girls. Preuve qu’être une bad girl, c’est avant tout être insoumise.
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