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Stars : les bandes de filles prennent le pouvoir

Taylor Swift, la serial friendeuse Petit business entre amies Un nouvel empowerment féminin ?

Taylor Swift et sa ribambelle de copines stars, Cara Delevingne entourée 24h/24, Lena Dunham pro du réseau?: pourquoi les bandes de filles n’ont-elles jamais été aussi puissantes??

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Taylor Swift, la serial friendeuse

Taylor Swift, la serial friendeuse

Avant la vie Instagram, les amitiés célèbres se vivaient cachées. On avait bien vent de quelques "friend stories" (Jennifer Aniston et Courteney Cox, Madonna et Gwyneth Paltrow, Kate Moss et Sadie Frost) dévoilées au détour d’une photo de vacances "paparazzée", mais rares étaient leurs apparitions publiques bras dessus, bras dessous. Longtemps, la cellule intime la plus bankable et la plus exposée fut celle du "power couple" avec quelques paires Duracell comme les Bekcham ou le binôme Jay-Z/Beyoncé, au point de fusionner parfois en entités façon Brangelina ou Bennifer. Désormais, pour faire grimper sa cote, il y a mieux : les bandes de copines célèbres s’exposent, s’entraident et se "brandent" sans retenue. Petite leçon d’amitié pas si désintéressée.

S’il est bien une star qui sait s’entourer d’amies influentes, c’est bien Taylor Swift. Lena Dunham, Karlie Kloss, Lorde, Kendall Jenner, Cara Delevingne, Gigi Hadid, Lily Aldrige… Le nombre de ses "famous friends", qu’elles soient tops, actrices ou chanteuses, est même devenu un marronnier des médias US qui multiplient classements et diaporamas à ce sujet ("16 of Taylor Swift’s Best Best Friends"…) inventant au passage l’idée d’une amitié "++". Lors de sa tournée 1989 débutée en août, le nombre de caméos V.I.P. sur scène a même tourné au gag. A Chicago, on a vu des mannequins Victoria’s Secret se dandiner à ses côtés, à Washington, Lorde est venue pousser la chansonnette, à Londres, c’était carrément l’embouteillage de copines avec en rang d’oignons Cara, Gigi, Serena, Kendall, Karlie, etc. Mais c’est surtoutsur une autre scène que Swift masterise l’effet bande de filles, celle des réseaux sociaux.

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Petit business entre amies

Petit business entre amies

Copines affalées sur un canapé après une soirée arrosée, selfies en coulisses des MTV Video Music Awards, cliché en bande pour le 4 juillet… La version de l’amitié que nous vendent ces stars sur Instagram ressemble davantage à une production léchée qu’à une démarche spontanée. Derrière les #besties, #bff ou #mygirlz, on flaire la mutualisation d’influence à peine masquée. Règle de base : ne jamais oublier de @ter ses amies. Chaque cliché de Taylor ou Cara récolte en moyenne 1,5 million de likes, de quoi doper l’audience de son crew et les filles moins connues, comme certains tops, ont tout à y gagner. Encore moins subtil, les bandes de copines s’organisent de véritables promos croisées, plus efficaces que n’importe quelle campagne presse. Le dernier album de Taylor a eu droit à deux tweets de Lena Dunham (2,85 millions d’abonnés) et un de Lorde (4 millions) pour partager (sans arrière-pensée ?) leur morceau préféré. Où s’arrête la complicité, où commence le plan marketing ? Comme le souligne le magazine Forbes, si on additionne les revenus de Taylor et son gang, le montant dépasse 100 millions de dollars en un an. Sur Instagram, le total de leurs followers donne le vertige : plus de 120 millions. Ce qui fait d’elles le groupe de copines le mieux payé (et le plus observé) de la planète.

S’acheter une nouvelle crédibilité

Envie de casser une image de fille trop sage ? Affiche-toi avec une amie bad girl comme Rihanna. Besoin d’une crédibilité intello ? Prends la pose avec Lena. D’une caution mode ? Demande à Karlie Kloss. Un peu comme un casting de téléréalité, chaque membre de ces gangs de filles a une personnalité et une fonction quasi scénarisée. Autre effet gagnant-gagnant : un capital sympathie automatiquement boosté. Alors que la génération Y-Z place l’amitié en tête de ses priorités (pour 45 % des Européens de 14-25 ans, c’est le critère principal du bonheur*), dans ce domaine, contrairement à celui du couple, le cynisme n’est pas encore de mise et une star ultra-entourée, qui met en valeur ses amies, gagne en proximité et en sincérité. De quoi faire oublier que certaines sont aussi des business women intraitables, à l’instar de Taylor Swift, l’une des rares chanteuses à avoir fait plier les géants du streaming.

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Un nouvel empowerment féminin ?

Un nouvel empowerment féminin ?

Se servir de son réseau d’amies pour booster sa carrière, après tout pourquoi pas ? Les hommes, célèbres ou pas, le font depuis des décennies. Si certaines bandes empestent le plan com, d’autres, comme celle de Lena Dunham, relèvent plus de la solidarité féminine, et féministe. Forte de son influence, la créatrice de Girls valorise ses amies depuis toujours, qu’il s’agisse d’Audrey Geldman, conseillère politique ou de Jenny Konners, sa coproductrice au point d’avoir monté après sa série, un nouveau business entre filles avec sa newsletter Lennyletter.com. Autre bande incarnant ce nouveau girl power : les humoristes Amy Schumer, Tina Fey, Leslie Man ou Amy Poelher qui, au lieu se savonner la planche comme le voudraient les clichés sur la rivalité féminine, se font la courte échelle pour grimper ensemble sur la plus haute marche de l’entertainment US. Un come-back plus carriériste et moins acidulé de l’esprit Spice Girls pratiquement 20 ans après…

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