• Minute Crush
  • Calendrier de l

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
Inboard

Julie Delpy : "je ne suis pas si fofolle"

chris rock

Après avoir fait découvrir Paris à son boyfriend dans 2 days in Paris, Julie Delpy réitère avec 2 days in New York. Là, c’est sa famille qui débarque à New York pour rencontrer son nouveau mec. Rencontre avec la fille la plus sympa du ciné indé.

Est-ce que c'est plus dur d'être une femme cinéaste en France ou aux USA ?
En France, ça n' a pas été simple pour moi pendant quelques années, mais c'est beaucoup plus difficile aux Etats-Unis. D'ailleurs je fais partie du Director Guild of America - la liste des réalisateurs americains -  et on est que 4% de femmes. Il y en a encore moins qui travaillent régulièrement.
 
 
Pourquoi 2 days in New York et pas 2 days in L.A, où tu habites ?
Parce que ce n’est pas un film autobiographique. Enfin, il y a mon vrai père et j'ai pris des éléments de vérité, mais disons que pour 80%, c'est de la fiction.
 
Pourquoi Chris Rock et plus Adam Goldberg ?
Adam Goldberg était parfait pour le personnage branché et névrosé. Je trouvais que ce n'était pas bien de faire une suite avec le même mec. Je n'imaginais pas Marion encore dans la même relation. J'aimais bien l'idée d'une famille recomposée.
 
Qu'est ce qui te manque le plus quand tu es loin de Paris ?
Marcher dans les rues, aller dans les parcs. La beauté de Paris me manque quand je suis à Los Angeles.
 
La différence majeure entre une new-yorkaise et une parisienne ?
Je n'aime pas faire de généralités mais le parisien, en général, est grognon. Je le sais de source directe, je suis parisienne. Et la new-yorkaise est assez "tough". Je dirais que la parisienne est un peu plus détendue mais elles sont assez similaires.
 
T'as préféré tourner tes "2 days" à Paris ou à New York ?
Je dirais à Paris, parce que tout est plus facile. New York c'est l'enfer parce que ce sont de grosses équipes. Il y a des régulations à cause des syndicats, ce qui rend les choses plus compliquées.
 
Tu gardes quoi comme souvenir de ta période Urgences ?
Pas grand chose... C'était sympa. Et tu ne vois que des gens pros. J'aime bien ça les gens pros.
 
Où est-ce que tu vas chercher ton inspiration ?
Dans tout. Dans le mec qui se casse la gueule, dans tous les détails de la vie... Et puis dans les moments qui n'existent pas, qui sont inconfortables mais tellement drôles. Je les imagine. J'aime dire les choses qu'il ne faut pas. Mais tout n'est pas forcément dans l'imaginaire, je vois une sorte d'embryon réel, et puis ça m'inspire une  scène.
 
Pour certains de tes films comme La Comtesse, tu écris, joues, réalises et composes même la musique du film ? Comment tu l'expliques ?
C'est souvent pour des raisons financières mais aussi parce que je n'arrive pas forcément à exprimer ce que je veux. Et c'est parfois plus difficile pour moi d'exprimer ce que je veux, que de le faire moi-même.
Los Angeles, ce n'est pas une ville trop superficielle pour toi ?
C'est vrai que c'est assez superficiel et en règle générale, je déteste ça. Mais ça ne me gêne pas quand c'est assumé. Je m'entoure de gens qui ont une profondeur. Je suis mariée avec quelqu'un qui est très profond, le compositeur allemand Marc Streitenfeld. J'aime les gens qui observent, qui comprennent des choses fines... Mon mari a des côtés cons et chiants, mais il a cette profondeur en lui. Et mes amis c'est pareil.
 
Ta famille, dans la vraie vie, elle est aussi dingue que dans tes films ?
(Rires). Non, pas aussi dingue. Déjà dans la vie je n'ai pas de soeur, donc je ne connais pas ce rapport là. Mon père est un esprit libre. Mais libre, dans le sens fou. J'ai été élevée comme ça.
 
Comment ça se passe à la maison, tu es la française un peu barrée ou tu es devenue une vraie américaine  ?
Je ne suis pas si fofolle... mais j'aime bien jouer à ça. Je vais sûrement être le déclencheur loufoque d'une discussion, mais c'est très réfléchi.
 
Et avec ta belle-famille ?
Ils sont Allemands. C'est un autre univers. Ils sont très gentils et très carrés. Mon père et mon beau-père, on ne peut pas faire plus différents... mais ils s'entendent très bien ! Et c'est ça qui me faisait rire dans le film, c'était ce choc de rencontres avec la belle-famille.
 
Tu vas voir des concerts à LA ?
Je ne sors plus de chez moi depuis que j'ai un enfant. Le problème, c'est que si je ne passe pas assez de temps avec lui, il me tape et il me griffe.
 
C'est quoi ton film préféré ?
Alors c'est un film qui n'a rien à voir avec moi, c'est Vertigo, de Hitchcok. C'est une histoire d'amour, en même temps c'est un thriller, ça parle de la mort, de l'identité. Tout ce que j'adore !
 
L'homme idéal ?
Quelqu'un de profond qui me laisse libre. Mais pas libre dans le genre "aller dans des clubs échangistes", ce n'est pas du tout mon genre !
Ton mot préféré en anglais ?
Ephemere.
 
Un groupe de musique ?
Les Beatles ! Mais si j'écoute de la musique pendant que j'écris, je m'embrouille ! Par exemple, La Comtesse, j'ai écrit une première version en cinq jours et  la musique en deux jours.
 
Tu suis des régimes spéciaux comme une vraie bimbo hollywoodienne ?
Pas du tout, j'ai un problème avec la bouffe. Alors je fais de l'exercice, du yoga ! En fait, je ne lis jamais les magazines de meufs, je lis des trucs de sciences et d'économie. Je ne suis pas trop la mode parce que dès que j'aime bien une robe, je me dis que je ne rentrerai jamais dedans. Je ne bois pas, je ne fume que quand je suis en promo, je ne me drogue pas, je ne prends pas de médicaments et je mange tout le temps bio. J'en vois qui mangent cru. Les comédiennes font des régimes toutes les cinq minutes, le soir elles ne mangent pas. Moi, si je mange pas, je ne dors pas de la nuit et le lendemain je suis hystérique.
 
Tu peux choisir qui tu veux comme partenaire à l'écran pour une comédie romantique. Tu choisis qui ?
Sacha Baron Cohen. Ce serait mon rêve de travailler avec lui !
 
Tu vas voter Obama ou Hollande ?
Je vais voter pour Obama, c'est sûr.
 
Tu sors quand un deuxième album ?
Quand j'aurai le temps et ça ne risque pas d'être tout de suite. En fait, j'ai écris un album, mais je ne l'ai pas enregistré.
 
C'est quoi tes projets ?
Je vais prendre des vacances. Et puis j'ai quatre scénarios que j'ai écrits. Une histoire un peu folle qui se passe aux Etats-Unis en 1907. Encore une comédie !
 
Deux bonnes raisons d'aller voir 2 days in New York ?
Allez... (à voir en vidéo)

 

LIRE LA SUITE
Nicolas Béguin
Inread
Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.