Julie Delpy : "je ne suis pas si fofolle"

Après avoir fait découvrir Paris à son boyfriend dans 2 days in Paris, Julie Delpy réitère avec 2 days in New York. Là, c’est sa famille qui débarque à New York pour rencontrer son nouveau mec. Rencontre avec la fille la plus sympa du ciné indé.

chris rock
© Abaca -
Est-ce que c'est plus dur d'être une femme cinéaste en France ou aux USA ?
En France, ça n' a pas été simple pour moi pendant quelques années, mais c'est beaucoup plus difficile aux Etats-Unis. D'ailleurs je fais partie du Director Guild of America - la liste des réalisateurs americains -  et on est que 4% de femmes. Il y en a encore moins qui travaillent régulièrement.
 
 
Pourquoi 2 days in New York et pas 2 days in L.A, où tu habites ?
Parce que ce n’est pas un film autobiographique. Enfin, il y a mon vrai père et j'ai pris des éléments de vérité, mais disons que pour 80%, c'est de la fiction.
 
Pourquoi Chris Rock et plus Adam Goldberg ?
Adam Goldberg était parfait pour le personnage branché et névrosé. Je trouvais que ce n'était pas bien de faire une suite avec le même mec. Je n'imaginais pas Marion encore dans la même relation. J'aimais bien l'idée d'une famille recomposée.
 
Qu'est ce qui te manque le plus quand tu es loin de Paris ?
Marcher dans les rues, aller dans les parcs. La beauté de Paris me manque quand je suis à Los Angeles.
 
La différence majeure entre une new-yorkaise et une parisienne ?
Je n'aime pas faire de généralités mais le parisien, en général, est grognon. Je le sais de source directe, je suis parisienne. Et la new-yorkaise est assez "tough". Je dirais que la parisienne est un peu plus détendue mais elles sont assez similaires.
 
T'as préféré tourner tes "2 days" à Paris ou à New York ?
Je dirais à Paris, parce que tout est plus facile. New York c'est l'enfer parce que ce sont de grosses équipes. Il y a des régulations à cause des syndicats, ce qui rend les choses plus compliquées.
 
Tu gardes quoi comme souvenir de ta période Urgences ?
Pas grand chose... C'était sympa. Et tu ne vois que des gens pros. J'aime bien ça les gens pros.
 
Où est-ce que tu vas chercher ton inspiration ?
Dans tout. Dans le mec qui se casse la gueule, dans tous les détails de la vie... Et puis dans les moments qui n'existent pas, qui sont inconfortables mais tellement drôles. Je les imagine. J'aime dire les choses qu'il ne faut pas. Mais tout n'est pas forcément dans l'imaginaire, je vois une sorte d'embryon réel, et puis ça m'inspire une  scène.
 
Pour certains de tes films comme La Comtesse, tu écris, joues, réalises et composes même la musique du film ? Comment tu l'expliques ?
C'est souvent pour des raisons financières mais aussi parce que je n'arrive pas forcément à exprimer ce que je veux. Et c'est parfois plus difficile pour moi d'exprimer ce que je veux, que de le faire moi-même.