En insultant Mathilde W « pour de rire » sur le plateau TF1 de Michel Field en novembre, notre fils de a définitivement gagné ses galons de super tête à claques. Ce serait pourtant bien vite le juger...

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On connaissait la Lettre à Élise de Beethoven. On a donc découvert les insultes à Mathilde, le 14 novembre dernier, sur le plateau mortifère d'une émission littéraire de TF1. Le pitch, faut-il le rappeler : Nicolas Bedos assure la promo de son Journal d'un Mythomane volume 1, compil de ses chroniques au vitriol sur l'ex émission de Franz-Olivier Giesbert, Semaine Critique !. On s'ennuie, ça ronronne. Soudain, une brunette à bouche plus rouge qu'une fraise, se met à critiquer vertement l'ouvrage. Mathilde Warnier (prononcez "Wouarnier"), 20 ans, étudiante en BTS Suger (prépare aux métiers de l'image et du son), excusez du peu.

La suite, buzzée partout, on la connaît : Bedos, touché-coulé, lui propose très en finesse "T’as une belle gueule, mais t’es une connasse. Alors tu vas pas me faire chier avec tes questions de merde, tu vas prendre ton micro et te le foutre dans le cul..." avant de la traiter de "pute". Bien sûr depuis, il s'est expliqué, c'était juste pour "jouer". Bien sûr, Mathilde a rit de ses dents blanches, et le journal Voici a surpris nos deux drôles à se bécoter au bar Le Petit Trianon quelques jours plus tard. Et surtout, bien sûr, c'est beaucoup de bruit pour rien. Qu'importe, la réputation de notre jeune homme (31 ans) est faite : grossier, caractériel, chatouilleux, susceptible, bouffi d'orgueil, lit-on. Vite vu. Trop vite : Glamour a voulu aller au-delà des apparences, et mieux comprendre le petit Nicolas.

Est-il un horrible miso ?
Les féministes, après l’évènement "Mathilde", se sont émues, ont dénoncé ce "sexisme ordinaire". L’accusé s’est défendu, rappelant qu’il avait été élevé par des femmes, on ne voit pas bien le rapport avec la choucroute mais bon. Mathilde elle-même est venue à son secours : sur le plateau de l’émission C à Vous sur France 5, elle le dédouanait, "On a joué, la violence de ses mots me fait rire." Hum. Qui aime bien, traite de pute, c’est bien connu. Un journaliste de Regards, Rémi Douat, ironise : "Rejouons la scène : un Noir pose une question à Nicolas Bedos. "Alors toi Bamboula, tu remontes jouer du tam-tam dans ton arbre, toi qui as le sens du rythme." Pas sûr que l’effet comique soit intense. Il s’agit pourtant du même ressort : essentialisation du sujet et utilisation d’un stéréotype éculé."

Il n’empêche : le garçon est trop intelligent pour n’être qu’un rustre. Ça cache autre chose. Pour comprendre, nous appelons une de ses amies : "Nicolas est direct, cash, sans calcul. Il parle trop aussi. Finalement, comme un enfant. Là, sur le plateau, il a voulu faire marrer son pote Laurent Baffie, le public. Je pense qu’il s’en veut d’avoir montré ça. Tel un gamin qui, d’avoir fait une bêtise, se mord les lèvres après coup." Ou tel un ado qui, pour draguer, choisit l’attaque. " C’est un séducteur, il veut plaire, coûte que coûte, persifle un noctambule qui l’a croisé à des soirées. Je l’ai vu au Baron, en train de s’engager courageusement contre Le Pen devant une demi-douzaine de minettes à peine majeures." Il le proclame lui-même : " Il faut toujours avoir une femme d’avance." Miso non, dragueur relou, faut voir.

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